Par Cécile Boulaire, article à lire ICI.

Enseigner à distance n’est pas une sinécure, au contraire de ce que semblent croire certains membres du gouvernement. Cécile Boulaire, maître de conférences à l’université de Tours, réagit aux propos insultants de Sibeth Ndiaye et raconte comment elle tente de compenser un peu la rupture pédagogique liée au confinement.

Depuis 10 jours, en tant que directrice de département et de filière universitaire, je me dois de relayer à mes collègues les injonctions, toujours plus pressantes, en faveur de la « continuité pédagogique ». Je le fais en mettant toujours en garde, depuis le début, sur l’effet de puissant mirage de ce mantra. Il n’y a aucune « continuité pédagogique », nous vivons au contraire la plus violente rupture pédagogique que notre université ait jamais connue, elle qui n’est pourtant pas avare de grèves, blocages et autres « printemps des chaises » (ceux de 2009 comprendront…).

Une fois de plus, avec ce slogan que chacun répète à l’envi, ce gouvernement de chargés de com’ au petit pied brutalise la langue et la démonétise – on se souvient par exemple des « filières en tension », formule inventée au moment de lancer APB puis Parcoursup, manière honteuse de désigner les filières d’enseignement totalement engorgées d’étudiants parce que les recrutements de profs, depuis 10 ans, sont largement en-dessous des besoins d’encadrement de la jeunesse. Et là, en une formule maladroite, la porte-parole du gouvernement révèle avec éclat ce que ces gens pensent, au fond, de nous les enseignants : tout ça, c’est du pipeau, parce que pour eux, en vrai, on ne travaille pas.

Qu’on soit bien clairs : nos conditions de travail n’ont absolument rien à voir avec celles des soignants qui vivent une situation épouvantable, eux qui nous disaient déjà avec désespoir qu’ils s’inquiétaient de l’état de l’hôpital. Elles ne ressemblent pas non plus à celles des salariés et précaires qui sont, quotidiennement, exposés à une maladie qu’on ne sait pas encore guérir – commerçants, employés de la grande distribution, livreurs –, ni à celles des agriculteurs qui ne voient pas comment il vont pouvoir récolter et préparer les prochaines récoltes, encore moins à celles des sans-abris qui n’ont nulle part où se « confiner ». Je n’écris pas ce billet pour me plaindre, mais pour qu’on cesse de faire passer le travail pédagogique, toujours invisible, pour une élégante manière de se tourner les pouces.

Des inégalités accrues

Il se trouve que j’ai une grande habitude de l’enseignement totalement dématérialisé, j’en ai abondamment témoigné ici. C’est précisément pour cette raison que, dès la fermeture de la fac, j’ai émis des doutes sur notre capacité collective à basculer, en un clin d’œil, d’une pédagogie entièrement fondée sur le contact à sa version totalement en ligne.

Les faits me donnent raison : même si énormément de collègues expérimentent actuellement les outils les plus variés, empruntant à la fois à notre plateforme moodle [plateforme libre d’apprentissage en ligne, ndlr] et aux outils payants du web, c’est la confusion qui domine. Alors qu’on sait très bien quelle quantité de contenu pédagogique on peut faire passer en une heure de TD ou en un cours magistral, il est difficile de quantifier le travail demandé aux étudiants « à distance », et beaucoup se plaignent de la surcharge.

La plateforme, sous-dimensionnée et attaquée de toutes parts, est régulièrement hors d’accès. Évidemment, les fractures numérique, sociale et territoriales (nos étudiants proviennent d’un territoire majoritairement rural) créent de considérables inégalités, entre ceux qui, restés en ville et bénéficiant d’un environnement familial favorable, profitent de cette période pour expérimenter une autonomie très féconde et ceux qui sont entassés au sein d’un foyer où 5 personnes doivent télé-travailler et télé-étudier sur le seul PC familial avec un faible débit constamment coupé. Sans parler de ceux qui ont dû, bon gré mal gré, troquer leur petit contrat étudiant de 9h dans la grande distribution pour un temps plein impossible à refuser. Ils n’ont dès lors plus une minute pour étudier les cours qu’on leur envoie, à supposer que le soir, en rentrant du supermarché, ils aient encore l’énergie nécessaire pour tenter de se connecter, télécharger les documents, et s’y retrouver dans la jungle des informations contradictoires qui leur indiquent des délais intenables et des modalités de travail inaccessibles.

Alors non, il n’y a pas de continuité pédagogique. Vraiment pas. Mais il y a continuité des inégalités, oui.

« Je vais vous donner la recette de mon rien-faire »

Pourtant ce n’est pas de cette insupportable inéquité devant le « confinement » dont je veux parler ici. Ce qui me met en colère depuis cette annonce imbécile de Sibeth N’Diaye concédant qu’il n’était pas question que « les enseignants, qui ne font rien », soient envoyés aider à la cueillette des fraises, c’est l’absolue ignorance, par ce gouvernement de premiers de cordée, de ce que représente le travail des autres. Non contents de gazer les soignants qui pendant des semaines sont descendus dans la rue demander des moyens pour l’hôpital public (pas pour eux, non : pour l’hôpital), non contents d’afficher leur mépris pour les « gens qui ne sont rien » (qui n’auraient pas de Rolex à 50 ans ?), non contents d’insulter la condition des chômeurs qui n’auraient, selon eux, qu’à traverser la rue pour trouver du boulot, non contents de révéler leur horrible mépris de classe quand ils font le nez sur l’expression « pénibilité », qui « donnerait l’impression que le travail, c’est pénible », voilà qu’ils révèlent que leur totale insularité les empêche de voir même le travail de ceux qui, comme eux, ont fait de longues études universitaires, et pourraient, au fond, être considérés comme des « cols blancs » : les enseignants. Pour Sibeth N’Diaye, on ne « fait rien ».

Alors, Madame la porte-parole du gouvernement, je vais vous donner la recette de mon rien-faire, comme ça vous verrez si vous ne révisez pas votre jugement, et si vous ne jugez pas que finalement, comme on le faisait dans la Chine des années 60, ce ne serait pas une bonne idée d’envoyer toutes les feignasses de mon acabit aux champs.

J’ai un cours le jeudi soir, de 17h30 à 19h30, dans un amphi de 250 places, toutes occupées. Nous nous y intéressons aux « premières lectures », parce que les étudiants qui assistent à ce cours, et qui sont en Anglais, en Espagnol, en Sciences du langage ou en Lettres, veulent devenir enseignants. Le cours est tardif, l’amphi trop petit et les étudiants fatigués par une journée chargée (les injonctions de notre présidence, qui ont « modularisé » nos maquettes, font que tous les cours d’un même module doivent forcément avoir lieu sur la même demi-journée). Pour avoir longuement enseigné en TD et en CM, et pour bien connaître les étudiants de première année (qui occupent les deux tiers de cet amphi), j’ai décidé dès le début d’associer un cours assez magistral, toujours divisé en trois parties pour varier la tension, à des exercices hebdomadaires individuels, obligatoires et déposés en ligne la veille du cours.

Tant qu’ils vivaient en ville, et pouvaient disposer pendant la semaines des ordinateurs et surtout du wifi stable de l’université, les étudiants n’ont que rarement rencontré des difficultés ; nous trouvions toujours une solution. Depuis 10 jours, évidemment, beaucoup ne parviennent pas à rendre les travaux, certains ne peuvent même pas accéder aux documents nécessaires pour leur réalisation.

Pour autant, je n’ai pas renoncé à produire un contenu de remplacement pour la séance hebdomadaire. Lorsque j’avais préparé un Powerpoint, ou le commentaire d’un extrait d’album, je réalise un petit film enregistrant à la fois mon écran et le commentaire que je prononce, seule devant mon ordinateur. Pour ça, je me sers de QuickTime Player, qui fonctionne très bien, et produit des fichiers .mov. Une fois que le film est enregistré, je l’envoie dans iMovie où je procède à quelques ajustement, notamment pour couper la mise en place et la fin d’enregistrement, qui montreraient l’interface de mon propre ordinateur.

« Tout ça prend un temps infini : environ une journée de travail pour un seul cours »

Puis j’exporte le fichier ainsi préparé (ça prend un peu de temps, un petit quart d’heure en général), mais iMovie produit alors un fichier .m4v, or la plateforme de l’université rejette ce format. Donc je procède ensuite à une conversion, en utilisant Mpeg StreamClip, afin d’obtenir un fichier mp4. Il me faut alors me connecter à la plateforme d’hébergement de vidéos de notre université (sous licence InWicast), et croiser les doigts pour que la taille de mon fichier, couplée à la fragilité de ma propre connexion, ne fasse pas sauter le téléchargement ; Il est fréquent que je doive m’y prendre à trois fois, et chaque fois, c’est environ 20 minutes. Une fois que le fichier est sur la plateforme d’hébergement, je peux en récupérer l’URL, que je placerai dans ma « séance en ligne » sur Moodle (qui n’héberge pas de gros fichiers). Et ça, pour chaque film que je réalise, et un cours peut en contenir plusieurs, selon la manière dont je l’avais initialement structuré.

Quand j’ai fait ça, c’est loin d’être terminé, parce que je sais que beaucoup d’étudiants ont une connexion trop fragile pour accéder à un film – pourtant la meilleure modalité, m’ont dit ceux qui pouvaient s’y connecter, et qui trouvent que c’est ce qui brise le moins leurs habitudes de cours. Je produis donc un PDF à partir du Powerpoint que j’avais préparé, si le cours reposait sur un Powerpoint ; et si c’est un commentaire d’extraits d’album, alors je fais deux PDF : l’un de bonne qualité, qui permet de bien détailler les images et de lire le texte, l’autre dégradé, qui sera un pis-aller pour ceux qui, en bout de ligne, n’ont qu’un filet de wifi… Enfin j’extrais la piste son de ma vidéo, pour ceux qui devront s’en contenter.

Il faut ensuite éditorialiser tout ça, parce qu’on ne balance pas des contenus « bruts » à des étudiants de 1e et 2e année. La continuité de la séance de CM, que je commentais en début de cours puis scandais tout au long de nos deux heures, est ici assurée par un texte qui décrit les activités dans leur succession, en indiquant ce qui est, chaque fois, attendu de l’étudiant : lecture d’un corrigé écrit des exercices faits dans la semaine, en essayant d’appliquer mes remarques à leur propre réponse (parce que, bien évidemment, je n’ai pu corriger qu’un échantillon des exercices, pas la totalité) ; consultation d’une vidéo (ou de son pis-aller) avec la même concentration qu’en cours ; petit exercice d’application sur une feuille libre ; écoute « passive » d’une histoire pour le plaisir (en réalité, pas du tout « pour le plaisir », mais c’est une astuce pédagogique de leur laisser croire que je n’attends aucun profit cognitif de cette brève séquence) ; enfin ouverture vers les exercices prévus pour la semaine suivante, qui sont – dieu merci – déjà en ligne, qui vont assurer la fixation des notions et la mise en jeu des compétences visées par la séance.

« Peut-être que quand son métier, c’est simplement de faire du bruit avec sa bouche, on a du mal à concevoir ce qu’est le "travail", pour les autres »

Tout ça suppose que je puisse accéder à la plateforme, qui est hors d’atteinte pendant de nombreuses heures. Tout ça prend un temps infini : environ une journée de travail pour un seul cours. Attention, je ne dis pas que je mets une journée à préparer un cours : le cours est déjà préparé ! En effet, cette fermeture des université nous a saisis au milieu du semestre, les contenus de cours étaient donc déjà totalement prêts. Ce qui prend une journée par séance est la simple transformation d’un contenu préparé pour le présentiel, et décliné pour un « distanciel appauvri » – comme on parle de « présentiel enrichi » dans les stages de pédagogie.

Voilà pour un cours : il reste les autres. Et les réunions « à distance ». Et les mails incessants au sein de l’équipe, pour savoir comment on va « valider » ce semestre qui ne ressemble à rien et creuse les inégalités – comme si, soudain, « valider » était la seule et unique finalité de notre mission d’enseignement. Et les coups de fil pour expliquer à un collègue comment on fait, sur la plateforme, pour s’assurer de ce qu’ont réellement fait les étudiants. Et les mails innombrables d’étudiants qui s’inquiètent, qui paniquent, qui n’y arrivent pas.

Non, Madame N’Diaye, on ne fait pas rien. Mais peut-être que quand son métier, c’est simplement de faire du bruit avec sa bouche, on a du mal à concevoir ce qu’est le « travail », pour les autres.

Cécile Boulaire, maître de conférences HDR à l’Université de Tours, est spécialisée en littérature pour la jeunesse.

- Ce texte a initialement été publié le 26 mars 2020 sur le site Album ’50’ sous le titre « Continuité pédagogique aux fraises ». Merci à l’auteure de nous avoir autorisé à le reproduire dans nos colonnes.

Bonsoir,

La campagne électorale de l'élection municipale se termine.

Je voulais m'adresser à vous pour vous dire combien nos rencontres, nos débats, nos actions communes auront été enrichissants.

"Bondy autrement" présente des candidat-e-s qui ont fait leurs preuves depuis 12 ans.

Mais surtout nous défendons un projet : celui d'une ville apaisée où les citoyen-ne-s puissent décider. Je me permets de vous le transmettre de nouveau, et je vous invite à comparer nos propositions avec celles des autres listes.

Désormais, il vous appartient de choisir.

Amitiés citoyennes,

Hakim Kadri,

Tête de liste de "Bondy autrement"

 

 

Bondy Autrement : rendre la ville à ses habitants

Un projet social et écologique par les Bondynois-es

(à télécharger maquetté en cliquant ICI)

 

Bondy est une ville belle de ses habitants, qui devraient beaucoup plus apporter leurs voix à ce qui s’y décide. Tant de talents sont empêchés pour quelques-uns qui se réalisent.

Depuis 2007, Bondy autrement agit au quotidien pour donner la parole aux citoyens. Association citoyenne, nous avons aussi deux conseillers municipaux. Pour nous, la ” politique ” devrait n’être rien d’autre que la citoyenneté, l’attachement à l’écologie, aux services publics comme Jean-Verdier ou la Poste et surtout à la réussite scolaire de tous les enfants.

C’est parce que nous sommes déçus par la politique menée que nous avons décidé de prendre la parole. Et d’agir pour que tout le monde puisse décider de ce qui se fait dans la ville.

 

Notre bilan : vous informer, vous défendre, porter votre voix

Nos élus au conseil municipal se mobilisent pour faire respecter la voix des habitants, et d’abord faire respecter la loi. Ainsi, à notre requête, le tribunal administratif a condamné la mairie pour abus de pouvoir dans la désignation au poste d’adjoint de Mme Tekkouk et de M. Matili. Nous avons aussi révélé les fausses factures impliquant ce même élu.

Nous avons révélé le dossier de la vente du terrain du garage municipal en obtenant que la maire renonce à son projet, même si malheureusement elle recommence à s’entêter dans cette mauvaise idée.

Le vendredi précédent chaque conseil municipal, les Bondynois présents décident avec nos élus de leurs votes au conseil. Nous faisons un compte rendu public de chaque séance.

Depuis 12 ans, nous tenons un site internet et publions un journal gratuit chaque mois.

Nous avons contribué à ce qu’un référendum pour une gestion publique de l’eau se tienne le 29 juin 2019 (597 pour sur 613 exprimés).

Nous sommes présents aux côtés des Bondynois-es qui luttent pour leur dignité dans les syndicats, les associations de parents d’élèves ou les amicales de locataires.

Nos élu-e-s et notre association sont au service de la participation des citoyen-ne-s, d’ailleurs ce programme est le fruit de quinze réunions publiques tenues depuis plus d’un an.

 

 

L’écologie, pour une ville durable

L’écologie ne doit pas être une mode mais une mobilisation durable. Elle concerne les conditions mêmes de vie dans notre environnement.

La disparition de la végétation dans les nouvelles constructions comme la place du 11 novembre en face de la mairie est un non-sens. Au contraire, il faut veiller à développer la place des végétaux dans la ville, ne serait-ce que pour limiter les effets des canicules de plus en plus fréquentes :

- dégoudronner les cours des écoles,

- regazonner les parkings,

- reboiser les trottoirs.

La suppression des pesticides ne doit pas se traduire par plus de ”mauvaises” herbes comme ce fut le cas au cimetière, mais par des embauches nécessaires.

 

Enfin, les espaces verts doivent être organisés : les étendues d’herbe de notre patrimoine communal sont une aubaine pour les spéculateurs de l’immobilier à qui la mairie n’hésite pas à vendre.

Nous avons toujours revendiqué un retour à une gestion publique de l’eau potable et continuons à le faire : un bien commun de l’humanité ne doit pas être aux mains de la multinationale VEOLIA, qui se moque de gâcher la ressource quand il y a des fuites si cela lui coûte moins cher que d’entretenir le réseau.

Nous nous réjouissons des efforts du SIPLARC (qui fournit les cantines) pour se fournir auprès des producteurs locaux, en bio, et développer des repas végétariens. Ce travail va de pair pour nous avec un meilleur accès à la cantine (voir la partie L’école doit être la priorité), de même qu’avec une éducation au goût, et pour des repas plus équilibrés. Cela passe aussi par une lutte contre le gaspillage alimentaire à l’école : on pourrait étendre certaines expériences où les enfants cuisinent en y incluant si possible les parents.

Le tri sélectif est laissé à l’abandon depuis que les conteneurs enterrés ont été installés, les campagnes d’information ont cessé.

Il est urgent d’installer une poubelle pour le papier dans les écoles qui n’en sont pas dotées !

La durabilité exige de travailler avec des matériaux pérennes, de qualité, qui éviteront de refaire ces bâtiments dans vingt ou trente ans. C’est malheureusement le contraire qui se produit avec beaucoup des nouvelles constructions qui multiplient les sous-traitants, qui utilisent des matériaux de mauvaise qualité et emploient des travailleurs moins qualifiés à des conditions de travail catastrophiques, pour augmenter les gains à court terme.

 

Démocratie : rendre le pouvoir au peuple

 

Il faut mettre fin à la monarchie à Bondy et en France. Nous voulons une vraie démocratie. C’est la constitution qu’il faut changer, en réduisant drastiquement la durée des mandats qui doivent être impératifs. Il faut aussi une proportionnelle intégrale pour respecter la diversité des voix citoyennes dans les instances représentatives.

Malgré toutes les pleurnicheries sur l’abstentionnisme, la représentation politique continue comme si de rien n’était. Ce système est malade, il faut le supprimer, les habitants sont les plus légitimes pour choisir la politique qui dessinera la ville où ils vivent. Mais cela demande à chacun-e de s’impliquer au lieu de laisser les élu-e-s décider seul-e-s !

De la concertation, mais en vrai

Les commissions municipales (finances, culture, école, sport, etc.) seront ouvertes aux citoyens, qui pourront ainsi proposer des dossiers au conseil municipal.

Nous réunirons un Conseil municipal chaque mois pour permettre un débat réel et régulier.

Le budget sera participatif

Nous voulons que les habitants décident du budget de la ville.

C’est déjà le cas dans des villes comme Saillans, Vaudoncourt ou Marinaleda. La totalité du budget municipal sera participatif. Pour ce faire, nous proposons une organisation précise :

1 – Réunion plénière par service dès le mois d’octobre des employés communaux.

Les employés font des propositions émanant notamment des besoins exprimés par les habitants aux services (par exemple les conseils d’école font des demandes préalables au service enseignement, les associations sportives au service des sports, etc.).

 

Cette réunion sera l’occasion pour chaque service de réfléchir aux moyens de mieux servir la population, de définir les missions nouvelles et celles qu’il faudrait supprimer.

2 – Une instance coordonne la proposition centrale, cette commission est composée des élus à la proportionnelle des résultats lors de l’élection municipale.

3 – Tous les Bondynois sont invités à une réunion de présentation de la proposition de budget, avec un premier débat, en novembre.

Cette proposition sera présentée en ciblant des projets précis avec leur coût, afin que les participants puissent définir leurs priorités.

4 – Les Conseils de Quartiers (ou citoyens), le Conseil du Monde, le Conseil Municipal des Jeunes, le Conseil des Elèves, le Conseil des Sages, le Conseil économique et social local, se réunissent chacun pour discuter ce projet et l’amender.

5 – Tout groupe de 50 habitants peut demander une expertise aux techniciens de la mairie.

6 – Une nouvelle réunion en mairie fait le point, les habitants présents votent. Si la nouvelle proposition n’est pas validée par les présents, elle est remise en discussion dans les différents conseils.

7 – Le Conseil Municipal vote la proposition des habitants en janvier, dans la mesure où elle respecte les valeurs de liberté et d’égalité.

8 – Chaque projet est suivi sur le site de la ville (« exécuté », « en cours », « à l’étude »).

9 – En juin, une réunion fait un premier bilan de la réalisation du budget, ainsi qu’une évaluation des projets.

 

Une vraie démocratie participative

Les structures de concertation doivent être simplifiées et devenir des lieux où les habitants décident.

Ainsi, nous proposons de redécouper les conseils de quartier, ils sont trop étendus pour fonctionner correctement : nous proposons au moins un conseil par quartier (Mare à la Veuve, Coquetiers, Bobillot, Gare, Remise à Jorelle, Mainguy, Centre-ville, Saule blanc).

Les habitants volontaires devront se constituer en bureau, aucun élu ne pourra en faire partie.

Pour les quartiers où existe un conseil citoyen (Terre Saint-Blaise, Le 14 juillet, La Noue Caillet, Résidence La Bruyère, Le Potager, Blanqui, La Sablière, De Lattre) le conseil de quartier sera remplacé par ce conseil citoyen.

Ainsi une instance unique ouverte à tous les habitants décidera de ce qui touche son périmètre.

 

Les élus

Nous voulons mettre fin aux indemnités forfaitaires des élus. C’est possible : les élus de Bondy autrement ont été présents à tous les conseils municipaux au cours des 12 dernières années et n’ont jamais rien touché pour cela ! Les indemnités doivent servir à compenser des pertes.

Seuls, les élus qui prennent des heures pour se consacrer à leur mandat doivent toucher l’équivalent des sommes qu’ils auront perdues ainsi.

 

 

La culture

La culture doit éclore dans la ville : elle permet aux habitants de se sentir plus dignes, de développer leurs talents et d’échanger.

Pour cela, il faut libérer l’ingéniosité des participants. La mairie doit favoriser toutes les initiatives au lieu de vouloir les faire entrer dans son projet : les grapheurs sont déjà très actifs, il faut leur ouvrir des espaces nouveaux, les groupes théâtraux doivent pouvoir faire connaître leur travail, tout comme les battles de danse.

L’ouverture de la librairie « Les deux Georges » il y a deux ans est un bon exemple de ce qui peut fonctionner si on laisse les intéressé-e-s mener leurs projets.

C’est pourquoi, il faut permettre aux associations d’être autonomes de la mairie, même quand elles sont subventionnées. C’est aussi pour cela que nous voulons un lieu de programmation indépendant, financé par la ville sans dépendre des choix politiques de la mairie.

Il manque de toute façon une salle polyvalente suffisamment grande pour des spectacles.

Ni l’auditorium Tribouilloy ni la ferme Caillard ne peuvent jouer ce rôle, même si la programmation proposée est de qualité et appréciée par le public.

L’accès gratuit depuis un an à tous les spectacles organisés par le conservatoire a permis d’augmenter la fréquentation mais cela révèle aussi que l’auditorium est trop petit pour satisfaire les demandes.

 

La ferme Caillard est petite, n’a pas de piano par exemple, et peu de recul. De même la salle Olympe de Gouges est mal insonorisée, sans gradins et demande beaucoup de manipulations pour la transformer en salle de spectacle.

Le cinéma Malraux géré par Est ensemble a vu sa fréquentation augmenter ces deux dernières années mais ne peut pas faire autant de séances que nécessaire parce qu’il sert de salle polyvalente notamment du fait du conservatoire et de la mairie.

 

Le cinéma pourrait ainsi sinon développer sa programmation et proposer plus de séances spéciales et d’événements exceptionnels : ciné-débats, festivals ou avant-première.

Ce serait aussi l’occasion de développer sa programmation auprès des scolaires ou de tout autre public, par exemple les centres sociaux, les associations ou le CCAS.

 

Le logement est un droit

Contrairement à ce qui se fait actuellement, nous appliquerons l’arrêté de refus des expulsions sans relogement. Nous agirons contre les marchands de sommeil, la vente à la découpe et assurerons le suivi du service de l’hygiène. Nous voulons une attribution honnête et transparente des logements. Pour nous, la Commission d’attribution (CAL) doit être présidée par l’opposition municipale et le site internet de cotation doit être honnête.

 

Voici notre proposition de critères pour les attributions :

Incendie : Relogement immédiat exceptionnel

 

1ère catégorie de priorité

200 points

Handicap (malvoyant, chaise roulante, manque de mobilité) à 80 % et plus

Sans-abri (domiciliation administrative) / Violence conjugale pour reloger la victime et les enfants (dans le cas d'attente d'une décision de justice) /

Situation de danger entre voisins (avérée par un rapport de police)

 

2ème catégorie de priorité

100 points

Logement trop petit pour des enfants : enjeu scolaire

Divorce avec des enfants

 

3ème catégorie de priorité

50 points

Décohabitation liée à un divorce

Relogement de locataire d’un logement insalubre

 

4ème catégorie de priorité

25 points

Décohabitation d’un enfant adulte

Rapprochement d’une personne âgée de ses proches

 

+ Attente

1 point par mois

 

 

Rénover au lieu de détruire inutilement les bâtiments existants

Nous pensons qu’il faut décider les projets urbains avec les habitants concernés. C’est le contraire qui est fait comme nous l’avons révélé avec les projets de la maire (détruire rues Dunant, Beauvoir, Blanqui et Jean- Moulin) ; bien souvent les rénovations qui sont nécessaires sont plus écologiques que les destructions, il faut en particulier mieux isoler les logements de l’humidité.

Les nouveaux projets immobiliers, comme sur le Canal de l’Ourcq, prévoient de baisser le taux de logement social, de 40 % à 30 %. Cela ne répond pas aux besoins, il faut gérer la ville pour ceux qui y vivent aujourd’hui et pas en imaginant ceux qui y viendront hypothétiquement.

La réalité ne correspond pas toujours aux préjugés : le logement social peut être de très grande qualité, tandis que les copropriétés peuvent être très dégradées comme à la Bruyère.

Nous avons des besoins en logements plus grands, ils peuvent être créés en transformant deux petits logements. Mais il y a aussi besoin de studios et de F2 pour des jeunes adultes qui quittent le foyer de leurs parents.

Il faut prévoir les écoles et les établissements de santé correspondants, d’où la nécessité de défendre l’hôpital Jean-Verdier et les nouvelles écoles nécessaires.

Répartir les HLM dans toute la ville, cela signifie qu’il faut du logement social dans des quartiers comme les Coquetiers, au Mainguy ou dans le centre-ville.

Il faut arrêter de vendre le patrimoine communal au privé !

Nous ne vendrons pas le patrimoine municipal, les ventes prévues qui ne sont pas encore engagées seront annulées.

Nous organiserons une vraie concertation pour décider de ce qui doit être fait à la place du garage municipal.

Ascenseurs, ça bouge ?

Les locataires signalent les pannes et les défaillances des entreprises de maintenance des ascenseurs. Mais peuton imaginer que cela arrive dans les grands immeubles parisiens ? Il y a pourtant du monde à embaucher pour des interventions rapides et efficaces. Des jeunes à former.

Et si les bailleurs publics avaient un service spécialisé, public, qui se consacrait à cette tâche ?

Pour un urbanisme cohérent (nouvelles constructions, commerces, services, circulation)

Il faut retrouver une cohérence dans l’aménagement de la ville : la spéculation immobilière sans limite qui sévit a été rendue possible par le Plan d’urbanisme.

À l’inverse, il faut accorder une priorité aux services (santé, école, activités sportives et culturelles) et bloquer les projets qui font venir de nouveaux habitants alors que la ville ne se donne pas les moyens de les accueillir.

Les commerces de proximité jouent un rôle clé dans la vie sociale. Nous nous réjouissons du retour d’une librairie à Bondy. Avec nous, la ville agira contre les grands centres commerciaux qui tuent le commerce de proximité (Rosny 2, Gallieni ou Europacity). Comment relancer les commerces dans la ville, sinon ?

Pour améliorer les problèmes de circulation et de stationnement, nous proposons de :

- matérialiser les stationnements au sol, en privilégiant dans les petites rues le placement en quinconce qui diminue la vitesse de circulation,

- développer les zones bleues pour les résidents des rues,

- rendre le stationnement à nouveau public et gratuit,

- réunir des groupes d’habitants avec 2 ou 3 délégués de chaque rue par îlot pour trouver des solutions.

 

L’école doit être une priorité

L'école est le domaine où la ville peut vraiment apporter son aide aux Bondynois. C'est là que les inégalités sont particulièrement visibles avec des villes plus riches. Cela demande des moyens, mais ce champ est pour nous une priorité absolue. Il en va de l'avenir de nos enfants.

L'urgence est de construire un groupe scolaire en centre-ville pour désengorger les écoles dont les cours de récréation sont occupées par des préfabriqués.

Nous voulons mettre en place la cantine gratuite dans toutes les écoles maternelles et élémentaires. Le coût a été estimé par la mairie à 600 000 euros par an, soit à peu près le montant des indemnités touchée par les élus de la majorité municipale (PS/PC/ EELV). C’est une nécessité pour la santé de nos enfants et aussi pour permettre une meilleure socialisation des élèves entre eux. Le travail d'éducation au goût, avec la coopération des parents, reste cependant un enjeu important pour améliorer la santé des enfants et éviter le gâchis.

Pour faciliter la scolarité des enfants, il faut aussi aider les parents, nous proposons en particulier de lancer dans les écoles un grand projet d’alphabétisation de tous les parents qui le souhaitent.

L'équipement informatique effectif de toutes les écoles est une nécessité, ne serait-ce que pour respecter le programme.

Les classes doivent avoir accès à des cars supplémentaires pour leurs activités sportives et culturelles.

Le travail personnel des élèves doit être accompagné, nous généraliserons les études dirigées gratuites, à la place de la « garderie » actuelle.

 

Sans intervenir contre le cadre national de l'enseignement, ni gêner l'autonomie des équipes, la mairie pourra accompagner les projets existants et favoriser chez les enfants des gestes éco-responsables : composteur, récupérateur d'eau de pluie, tri sélectif, etc.

Les Temps d'Activité Périscolaire (TAP) ont montré que la mairie ne tenait aucun compte des citoyen-ne-s. Il faut admettre, quoiqu'on en pense, qu'il n'est plus possible de maintenir la semaine de quatre jours et demi. Aussi, nous supprimerions le mercredi matin de cours, tout en poursuivant la réflexion sur les temps scolaires avec les parents et les enseignants. Les activités elles-mêmes doivent être de qualité, ce n'est pas toujours le cas, elles doivent aussi pouvoir se tenir à l'extérieur des écoles.

Mais la commune ne peut pas tout faire toute seule. Par exemple c’est l’État qui est coupable de ne pas embaucher les personnels nécessaires d'encadrement.

Le manque de personnel titulaire dans les réseaux d’aide aux élèves en difficulté (PSYEN, enseignant-e spécialisé-e, assistant-e social-e, infirmier-e, médecin) est un scandale auquel nos mobilisations doivent remédier.

D’autres droits sont à gagner, on pourrait exiger par exemple que des orthophonistes soient recrutés dans les écoles.

De même, il faudra s'opposer à toutes les régressions du gouvernement Macron (réformes du lycée, réduction des enseignements accessibles aux élèves, management agressif des personnels, réduction des créations de postes).

 

La petite enfance et la jeunesse

 

Pour un meilleur accompagnement des parents, nous proposons un guichet unique avec du personnel formé et compétent. Les familles seront orientées vers le type d’accueil en fonction de leurs besoins. Le parcours d’accès à un mode d’accueil sera alors plus simplifié pour les Bondynois. Ce relais organisera des réunions d’informations régulièrement.

Nous voulons que les Commissions d’Attribution des Modes d’Accueil (CAMA) soient gérées en toute transparence par l’anonymat des dossiers en présence du public comme cela se fait déjà à Vincennes. La ville de Bondy s’engagera à signer une charte avec l’Association des Maires de France (AMF) pour une meilleure compréhension de l’attribution des places en crèche.

Nous proposons une crèche multi-accueil à Bondynord afin d’accroître le nombre de places d’accueil petite enfance et ainsi rééquilibrer l’offre quantitative sur le territoire.

Pour la sécurité de tous, il est primordial de réfléchir à un système de "dépose-minute" auprès de chaque établissement d’accueil de jeunes enfants.

Alors que la ville dispose de 183 assistantes maternelles, ce mode d’accueil individuel n’est pas assez valorisé et les familles bondynoises ne sont pas assez éclairées sur les aides financières qui peuvent leur être apportées.

Concernant les ALSH (« centres de loisirs »), nous voulons promouvoir une politique exigeante où les enfants développent des pratiques culturelles, artistiques, sportives et apprennent à coopérer ensemble.

Des projets comme le respect mutuel ou la mixité filles-garçons seront promus mais en favorisant autant que possible la participation active des enfants dans le choix des projets, voire des orientations.

Les tranches d’âges doivent être assez étroites pour ne pas mélanger des publics trop différents.

Comme pour l’école, la place des parents sera renforcée pour leur permettre de mieux jouer leur rôle.

Pour les plus grands, seront valorisés la solidarité, le bénévolat, les gestes éco-responsables.

Le travail en direction des jeunes adultes améliorera l’accès à la santé et aux droits.

Un effort très important sera fait en direction des animateurs, tant pour la formation initiale, continue que pour l’encadrement.

 

Adultes et « séniors »

 

La population retraitée de Bondy augmente mais ne trouve pas de réponse à ses questions spécifiques. D’abord, il faut de l’aide sociale ou juridique dans la reconstitution de sa carrière pour avoir le droit à une retraite la moins mauvaise possible, mais aussi dans les activités.

Cela passe par des activités sportives avec des "parcourssanté" dédiés aux séniors dans les parcs, des ateliers de prévention des chutes mais aussi des cours de l’université populaire en journée, un club pour des activités ludiques, des réductions pour le cinéma de la ville, à voir avec Est-Ensemble.

Taxi, TUB, ambulances peuvent aider aux déplacements, et tout le monde profiterait de ce que le nombre de passages piétons abaissés augmente, et de trottoirs plus propres et mieux entretenus (voir la partie Accessibilité : pour que la ville soit à tout le monde).

Pour plus de convivialité, les projets inter-générationnels verront le jour (avec les crêches, les écoles, le CCAS, le conservatoire). Des bancs pourraient être installés dans les rues.

En ce qui concerne les soins, un accès plus facile peut être intéressant ainsi que des aides pour le maintien à domicile le plus longtemps possible (visite pour rompre la solitude, garde de nuit, pédicurie, livraison des courses, des repas, coiffeur, surveillance par dispositif de téléassistance en temps réel, aménagement des logements).

Une aide pour l’accès à internet pour les démarches administratives qui sont dématérialisées serait nécessaire.

 

Vivre ensemble / sécurité

 

La sécurité est une affaire trop sérieuse pour la laisser récupérer par des politicien-ne-s qui jouent à qui s’agitera le plus, spécialement au moment des élections. Ainsi, les caméras de vidéo-surveillance coûtent très cher et sont souvent en panne. Leur but n’est pas d’attraper des voleurs, mais des électeurs. De même, si les incivilités gâchent la vie au quotidien, ce ne sont ni les caméras ni les policiers qui régleront ce problème.

En revanche pour des cas graves ou porter plainte, on est souvent dépités de l’accueil au commissariat ou par téléphone !

Nous proposons

- que dans les immeubles, les gardiens soient répartis comme avant et non concentrés dans une loge unique et centrale.

- que des habitants volontaires puissent se faire le relais des demandes de leurs voisins (poubelle abandonnée, vitre cassée, etc.), par hall ou par bâtiment. Mais pour fonctionner, il faut évidemment que ces demandes soient prises en compte immédiatement.

- des éducateurs formés en prévention spécialisée.

Concernant la sécurité routière, il faut plutôt verbaliser les conduites dangereuses ou gênantes (empêcher le passage des poussettes ou des personnes à mobilité réduite) que verbaliser le non-paiement des horodateurs (voir la partie Accessibilité : pour que la ville soit à tout le monde ).

Des efforts importants doivent être faits en terme de propreté : contre les dépôts sauvages (voir la partie écologie ), et pour la gestion des encombrants en revoyant l’enlèvement avec Est ensemble.

 

Santé

La maire soutient la « reconversion » de l’hôpital, c’est-à-dire sa fermeture. C'est aussi vrai pour l'IFSI (institut de formation pour être soignant). Nous agirons comme nous le faisons déjà pour maintenir les services hospitaliers à Bondy, c'est nécessaire pour la proximité et la qualité des soins.

Nous proposons de mettre en place des locaux pour accueillir des médecins qui font défaut, spécialistes ou généralistes. Cela peut répondre aux demandes des nouveaux médecins et au risque de désert médical.

Nous développerons la prévention, tant sur le plan bucco-dentaire qu'ophtalmologique, et dans la lutte contre le tabac, la drogue et l'alcool, en particulier en direction du public scolaire.

Nous proposons le lancement d'un camion avec un médecin itinérant dans la ville.

 

Sport

La pratique du sport contribue à la santé mais aussi à la socialisation, et le mouvement sportif fait partie des associations dynamiques de la ville.

Il faut proposer des dispositifs adaptés à des demandes différentes.

D'abord, nous respectons l'ASB, ce sont ses membres qui doivent décider de son orientation.

Cela n'ôte pas pour la mairie la nécessité de favoriser la pratique sportive de loisir, individuelle et hors compétition.

Par exemple, la mairie pourrait encourager la création d'une association de gymnastique volontaire avec différentes activités. De même le service municipal des sports peut jouer un rôle en intervenant dans les écoles.

Pour favoriser les pratiques sportives, des espaces publics pourraient être aménagés, par exemple des parcours de santé, au parc de la Mare à la Veuve ou au Bois de Bondy, qui gagneraient ainsi en fréquentation. Un partenariat avec Bondy Habitat permettrait d'aménager des espaces actuellement délaissés pour des activités sportives en pratique libre. Il manque en particulier des installations pour les enfants de plus de huit ans. En revanche, les terrains installés sont souvent mal entretenus et déclinent, nous veillerons à les maintenir, à les reprendre et à les entretenir.

 

Quelle intercommunalité ?

Aujourd’hui ce sont le conservatoire de musique, la bibliothèque, le cinéma, les piscines qui dépendent d’Est ensemble. Demain, ce sera le logement. Même s’il faut reconnaître que l’éloignement du pouvoir a parfois laissé plus d’autonomie à ces structures que la mairie, cela n’enlève pas que le pouvoir plus lointain est un pouvoir qui échappe aux citoyens. C’est très net avec le Grand Paris où nous n’avons plus aucun pouvoir de décision.

Pour nous, tout doit être décidé par les habitants concernés, aussi nous revendiquons une intercommunalité démocratique, écologique et solidaire, et où les décisions soient le plus possible rapprochées des gens concernés.

Comme cela avait été décidé au début d'Est Ensemble, nous pensons que toute intervention sur le territoire de la commune doit se faire avec l'accord de la commune. À ce titre nous refusons que la piscine Beaufort disparaisse.

La coopération intercommunale en revanche ne progresse pas assez vite : les écoles des différentes communes pourraient ainsi mieux profiter des installations des autres villes, en particulier pour les classes découvertes.

 

 

Budget municipal, personnel et fiscalité

Promesses ...

Malgré ses promesses, la maire a augmenté les impôts (en supprimant les abattements). Nous ne voulons pas augmenter les impôts locaux au regard des difficultés du pouvoir d’achat. Mais cela demande une forte mobilisation pour obtenir les moyens nécessaires du gouvernement.

Si l’État ne donne pas les dotations nécessaires à la commune, nous veillerons à organiser des luttes à l’échelle du département ou de la région, pas seulement à donner des conférences de presse.

Le personnel communal doit être respecté et en nombre suffisant, il devra être écouté dans la confection du budget, les habitants de la ville seront invités à participer à des actions communes pour mieux se rendre compte du travail des employés communaux.

 

Accessibilité : pour que la ville soit à tout le monde

La ville s’est construite sans le souci de celles et ceux qui sont en situation de handicap : cela ne peut plus durer.

À Bondy, la loi n’est toujours pas appliquée partout, trop d’équipements communaux et publics ne sont pas accessibles.

Et la circulation ensuite dans le bâtiment n’est souvent pas possible.

- le stationnement handicapé doit être doublé,

- les trottoirs doivent être dégagés et réparés pour permettre le passage des poussettes ou des fauteuils,

- les agents municipaux doivent s’attacher à vérifier cela plutôt que le paiement des horodateurs.

Se garer sur les trottoirs représente un réel danger en obligeant les PMR à se mettre sur la route.Dans les services, des employés communaux seront prévus et formés pour accompagner éventuellement celles et ceux qui ont des difficultés d’accès (problèmes de mobilité, de vue, de lecture ou dus à la fracture numérique).

La commission municipale handicap se réunira tous les deux mois et ses préconisations seront suivies parmi les projets sur le site internet de la ville (voir la partie Le budget sera participatif ).

 

Intervenir pour l’emploi

 

Le chômage frappe notre jeunesse et notre territoire, provoquant pauvreté et isolement.

La commune n’a pas l’entière maîtrise de ce sujet et les habitants subissent les choix patronaux et les « réformes » qui baissent les droits sociaux et aggravent les conditions de vie sans améliorer le travail stable et correctement rémunéré.

Pourtant, il faut relocaliser des emplois, y compris industriels, ne serait-ce que pour limiter les déplacements contraints.

Pour les petits commerces il faut une cohérence dans les attributions (par exemple pas d’association sportive dans des locaux commerciaux ou transformer des commerces de bouche en banque).

Cela implique de lutter contre les grands centres commerciaux (voir la partie Pour un urbanisme cohérent ).

L'emploi, c'est aussi dans les services publics : la mairie, les écoles, l'hôpital... La défense des services publics dans la ville est donc aussi une bataille pour l'emploi. C'est aussi le sens de notre proposition de reprendre en gestion publique les activités de la mairie vendues aux entreprises privées comme VEOLIA ou VINCI : le service public est plus facile à contrôler et meilleur pourvoyeur d'emplois.

Nous voulons aussi favoriser l'implantation d'entreprises grosses pourvoyeuses d'emplois sur place.

Nous accorderons une priorité à celles qui sont sous le contrôle de leurs salariés, éco-responsables, et apportent des services socialement utiles aux Bondynois.

Des expérimentations peuvent aussi être menées.

Par exemple, les EBE (entreprise à but d’emploi) améliorent l’emploi sans discrimination d’âge ni de qualification en assurant un revenu décent aux personnes volontaires.

Des chômeurs longue durée volontaires pourraient créer et développer leur entreprise en repérant toutes les tâches utiles à la commune et aux entreprises du territoire en échange d’un CDI au smic (75 % par les aides et 25% par l’entreprise).

Trois secteurs sont tournés vers l’avenir et au centre de nos valeurs : le recyclage des déchets, les espaces verts et l’aide à la personne.

 

Un personnel communal au service du public

Nous avons le projet de rendre la ville à ses habitants. Cela passe forcément par les employés communaux. D'autant que nous proposons de développer les services publics en reprenant les activités déléguées au privé comme l'eau potable, l'entretien des routes, le ramassage des poubelles ou le gardiennage.

Déjà il est possible d'éviter le gâchis en consultant le personnel des services sur les achats (voir notre projet de budget participatif).

Nous titulariserons les personnels précaires sur la base de leur motivation et d'une évaluation en interne, comparativement avec d'autres agents travaillant hors de Bondy.

Les embauches se feront sans passe-droits, sur la base d'une vraie sélection des candidats aux postes par leurs compétences, avec une obligation de formation dès l'embauche. Les refus devront être motivés en toute transparence. Un bilan annuel se tiendra concernant la politique du personnel et les embauches.

Nous rapprocherons la population des employés communaux en organisant des stages pour comprendre comment fonctionnent les services.

Nous ferons un état des logements et des voitures de fonction et évaluerons s'ils sont nécessaires.

Nous cesserons le recrutement des policiers municipaux, la police est du ressort de l’Etat.

 

La citoyenneté, ce n’est pas que pendant les élections

Nous voulons construire une nouvelle pratique politique et sortir de l’inertie et de la délégation de pouvoir. C’est pourquoi, le vote ne constitue qu’une étape. Votre investissement est nécessaire : dans vos associations sportives, culturelles, de parents d’élèves, dans vos syndicats, vos amicales de locataires.

C’est aussi pour cela que nous avons constitué Bondy autrement.

Alors que le gouvernement ne convainc pas de sa réforme, dont les lacunes apparaissent de plus en plus avec le débat parlementaire,

Alors que le Conseil d'Etat a noté le risque d'incertitude juridique du texte,

Alors que la répression vise à empêcher l'expression citoyenne,

Il est plus nécessaire encore d'empêcher la casse de nos droits sociaux, particulièrement du droit de partir à la retraite à taux plein dès 60 ans.

Le roi est nu : préférant contourner son armée de député-e-s godillot, Macron utilise l'article 49.3 pour atteindre durablement notre modèle social, qu'il faut au contraire renforcer.

Cette semaine sera celle de la mobilisation indispensable, avec la mobilisation qui était initialement prévue du 5 au 8 mars.

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