Conseil municipal du 28 février 2013

 

Un conseil municipal pitoyable que nous avons dû quitter avec tout le reste de l’opposition pour protester contre les méthodes de la majorité municipale. Cela avait pourtant bien commencé : Madame Thomassin était venue nous serrer la main, ça doit bien faire trois ou quatre ans qu’on n’y avait pas eu droit… A se demander s’il n’y a pas des élections bientôt.

 

13-1 : Rapport sur le développement durable dans la ville

Stephen Hervé de l’UMP intervient d’abord et pose notamment la question des pistes cyclables qui ne semblent pas répondre aux besoins de circulation douce des habitants. C’est sans doute – comme le STIF l’a expliqué – parce que l’emploi est souvent éloigné de l’habitat : il faut donc changer beaucoup de choses avant que le vélo joue tout son rôle.

 

Nadir Kitatni de Bondy démocratie évoque notamment la présence des antennes de téléphonie qui se trouvent au stade Léo Lagrange.

 

Vincent Duguet intervient pour Bondy autrement et regrette que le document mélange un peu tout : dans les ressources naturelles, on trouve des services publics… Certaines parties sont totalement disproportionnées : dans la rénovation des bâtiments, on parle de l’énergie économisée (« les chiffres parlent d’eux-mêmes »), mais il n’y a qu’un seul bâtiment public évoqué pour toute la ville : le gymnase Aïache ! N’y a –t-il rien eu d’autre ? Si c’est le cas, il faut le dire. Et sinon puisqu’il s’agit d’un bilan annuel, pourquoi ne pas donner tous les éléments ? Par exemple, on ne dit rien dans la Rénovation Urbaine et sur le fait de détruire pour reconstruire, n’est-ce pas une dépense absurde ? Une question à poser en termes d’énergie grise ? Rien n’en est dit. Finalement le document ne présente aucun défaut, aucun problème ni aucune proposition : tout semble parfait. Mais est-ce vraiment un document dont on a besoin pour avancer ?

 

Ali Zahi, du PS, répond que le Vélib fonctionne à Paris (certes, mais Bondy a des caractéristiques « un peu » différentes, non ?). A notre critique sur le manque de propositions, il répond que le document ne présente qu’un bilan.

 

Hakim Kadri, de Bondy autrement, rappelle que certaines absurdités écologiques (détruire un foyer pour reconstruire un foyer) ne sont pas citées. Il cite aussi la suppression de 54 boxes à Blanqui qui manqueront aux locataires, pour construire des pavillons à leur place. Il corrige Monsieur Zahi en citant le document où il est écrit que ce rapport doit permettre de « penser demain ». Ce rapport fait « feu de tout bois » pour prouver que ce que fait la ville : c’est beau, c’est bien !


Sylvine Thomassin répond à notre critique : pour elle, « rénover coûte aussi cher que construire ». Nous lui lançons un appel : si elle a le moindre chiffre qui prouve que détruire un bâtiment pour construire autre chose coûte aussi cher que de rénover, qu’elle nous donne les chiffres (et le nom de l’entreprise), et nous publierons en page d’accueil de notre site pendant une semaine !

 

13-2 : Débat d’orientations budgétaires

Ali Zahi explique notamment que le nouveau pouvoir est plus doté les communes (tout en signalant que celles-ci devront quand même contribuer à l’effort pour résoudre la crise des financiers…).

 

Philippe Gauthier, de EELV - Les Verts présente les priorités budgétaires de son groupe :

-          maîtriser notre dette en évitant de dépenser à tout va avant les élections à venir (c’est lui qui le dit, pas nous !).

-          trouver des marges, en recueillant par exemple les critiques et propositions des employés communaux sur les dépenses qu’on pourrait éviter.

-          changer les comportements pour faire avancer la sobriété (notamment en utilisant le vélo au lieu de la voiture pour certains employés)

-          il insiste sur l’appauvrissement de la ville, évoqué dans un rapport récent.

-          enfin, il rappelle que les habitants de la ville ont des compétences et qu’il faut les solliciter.

 

Vincent Duguet devait faire l’intervention suivante pour Bondy autrement… Nous vous la donnons en entier mais la maire lui ayant coupé la parole, les autres élus n’en auront entendu qu’une partie. Dommage la fin était vraiment bien aussi.

Le document présenté par la majorité municipale n’est pas un Débat d’Orientations Budgétaires, c’est un résumé du futur budget. D’ailleurs, aucun élu (en tout cas de l’opposition) n’a été invité à aucune réunion, ni en tant que citoyen : il n’y a pas eu de concertation.

C’est tellement vrai que parmi les orientations budgétaires, on trouve le fait d’appliquer la loi (en l’occurrence le décret du 12 mars 2012) sur les CDD de la fonction publique qui doivent être transformés en CDI. Est-ce sérieux de faire du respect de la loi une orientation budgétaire ? Nous n’imaginions pas qu’on nous propose le contraire !

Rien n’est dit sur les orientations générales, tout ce qui y est chiffré semble être absolument contraint, sans alternative.

Ainsi on présente les rythmes scolaires, mais sans aucun chiffrage (on pourrait avoir une fourchette de 1 à 3 millions par exemple). Faut-il le faire dès 2013 ? Bizarre d’ailleurs que la maire annonce embaucher précisément 130 personnes mais qu’on ne sache pas combien cela coûtera… On se moque du monde. C’est un véritable choix de décider que notre commune doive payer à la place du ministère de l’éducation nationale… Ce n’est pas notre choix, d’ailleurs à Bondy autrement, j’y reviendrai.

Alors, nous des orientations budgétaires, nous en avons à proposer !

D’abord sur le contexte national qui est largement évoqué dans votre document, il faut dire que le changement n’a pas eu lieu. Je prendrai deux exemples de la continuité sarkozyste sous Hollande :

- la géothermie a été un choix imposé par l’Etat qui a été un échec coûteux à Bondy. L’Etat aurait dû prendre en charge ces dépenses, cela n’a pas été le cas. Sous les anciens gouvernements, c’était réclamé. Le syndicat de chaleur ne pouvant assumer ces charges, c’est la ville qui paiera, ça coûtera 800.000 € an mais on ne réclame rien au gouvernement ? Nous pensons qu’il faut au contraire exiger ces sommes.

Le Conseil municipal avait demandé aux précédents gouvernements de prendre ces frais en charge. Pourquoi la maire actuelle ne demande-t-elle plus rien depuis la mise en place du nouveau gouvernement ?

- les rythmes scolaires. L’interrogation sur les rythmes scolaires est passionnante, y trouver des solutions est un enjeu social extraordinaire. Mais accorder une priorité nationale à l’école en la faisant financer par les collectivités territoriales pose deux problèmes : l’inégalité entre territoires et l’épuisement des finances locales.

 

Maintenant les orientations budgétaires :

Tout d’abord il faut rappeler que nous proposons un processus participatif pour élaborer le budget. Je vais le rappeler :

1 – Réunion dès le mois d’octobre des professionnels et des associations par secteur pour faire une proposition de budget en fonction de leurs besoins dans les domaines de la santé, de l’école, de la voirie, du social, des espaces verts, des sports, de la culture, etc.

2 – Tous les Bondynois sont invités à une réunion de présentation de la proposition de budget, avec un premier débat.

3 – Les Conseils de Quartiers, le Conseil du Monde, le Conseil Municipal des Jeunes, le Conseil des Elèves, le Conseil des Sages, le Conseil économique et social local, se réunissent chacun pour discuter ce projet et l’amender.

4 – Tout groupe de 50 habitants peut demander une expertise aux techniciens de la mairie (sous le contrôle d’une commission paritaire majorité/ opposition).

5 – Une nouvelle réunion en mairie fait le point, les habitants présents votent. Si la nouvelle proposition n’est pas validée par les présents, elle est remise en discussion dans les différents conseils.

6 – Le Conseil Municipal vote la proposition des habitants en janvier, dans la mesure où il respecte les valeurs de respect de chacun, de progrès social, d’égalité des droits.

7 – Chaque projet est suivi (« exécuté », « en cours », « à l’étude »), y compris sur le site de la ville.

8 – En juin, une réunion fait un premier bilan de la réalisation du budget, ainsi qu’une évaluation des projets.

 

C’est à peu près là que la maire a empêché notre élu de parler… parce qu’elle trouvait son intervention trop longue. Règle qui s’applique de façon très variable selon les cas… On peut estimer que le débat d’orientations budgétaires méritait mieux.  Voici la suite :

- Nous continuons à penser que la priorité de la municipalité doit être la réussite de tou-te-s les élèves. Parmi nos orientations budgétaires figurera nécessairement l’exigence de moyens suffisants pour l’éducation nationale. Ces moyens ne sont pas suffisants. On nous répondra, comme depuis des années, que l’Etat ne peut pas, pour ça non plus il n’y a pas de changement ! Cette exigence de moyens est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante, nous insistons de nouveau pour que la municipalité permette un travail en commun des équipes enseignantes et des parents d’élèves (nous avions parlé d’Assises de l’Education)

- Travailler au retour en gestion publique des services délégués au privé, y compris à l’échelle d’Est Ensemble.

- Améliorer l’entretien des rues, aussi bien pour les réparations que pour le nettoyage.

 

Faut-il dès les orientations budgétaires trouver les fonds qui permettraient de financer ces actions ? Sans doute. C’est pourquoi nous regrettons que la maire ne donne pas les budgets prévus pour les « rythmes scolaires », et nous pensons que les sommes doivent être réorientées. D’autres sommes peuvent être économisées (vidéo-surveillance) ou mieux utilisées (containeurs enterrés dont le document sur la politique de la ville signale que pour la Noue Caillet il s’agit d’un million d’euros !). Nous pensons aussi que les indemnités des élus, la maire à 4500 euros et les adjoints à 2500€ par mois doivent être remplacées par le remboursement des frais réels. De même il faut cesser de gâcher l’argent public en frais de justice contestables (pour attaquer le blog de Nadir Kitatni ou s’entêter (jusqu’au Conseil d’Etat par deux fois !) à vouloir ajouter un 17ème maire-adjoint).

 

Nadir Kitatni prend la parole et rappelle que dans le budget on retrouve les frais de justice contre son blog.

 

Les élus de la majorité municipale font du chahut pour qu’on ne l’entende pas. Madame Thomassin laisse faire.

A son tour de parler, la maire appelle ses élus à se montrer responsables, elle critique un pays où l’on préfère s’opposer que construire… Grosso modo, maintenant que le PS est au pouvoir, il faut être d’accord avec tout, sinon on est irresponsables…


13-3 : Politique de la ville : actions dans les quartiers.

Hakim Kadri regrette d’abord la façon dont la séance est présidée et la différence de traitement des uns et des autres, il poursuit en intervenant au nom de Bondy autrement : Le bilan 2012 de la politique de la ville relatif à la Dotation de Solidarité Urbaine  souhaite requalifier les territoires en difficultés. L’objectif est de mobiliser des crédits pour promouvoir des innovations, expérimentations, projets.

Notre ville a été pionnière en la matière de politique de la ville à son lancement dans les années 80. Elle a perdu beaucoup de son engagement dans nos quartiers. Il rappelle l’attachement de l’ancien sénateur Claude Fuzier à cette mission à Bondy, de  Gilbert Bonnemaison à Epinay sur Seine, de Jack Ralite à Aubervilliers : cette époque où les intellectuels dirigeaient des villes quand ils étaient soutenus par des sections composées de militants et non de supporters.

En effet, dans  le bilan présenté, il apparait inévitablement que certains quartiers de la ville, comme Blanqui, continuent d’être délaissés au regard des actions proposées par le service municipal compétent : le service jeunesse.

Dans le CUCS (Contrat Urbain de Cohésion Sociale), un seul projet est financé à hauteur de 10.000 € alors que le pilotage du CUCS bénéficie d’une enveloppe de 18.000 €. Les actions se mènent dans les bureaux et non sur le terrain comme en témoigne ce financement. Nous regrettons le trop peu d’interventions en matière d’exclusions sociales, économiques et urbaines des quartiers les plus en difficulté. Quant au dispositif V.V.V (Ville Vie Vacances) qui a pour objectif la prévention de la délinquance, il y a seulement une enveloppe attribuée à l’association « le rocher93 » si bien que nos services sont totalement absents pour lutter contre cet infernal fléau. Il est grand temps d'arrêter les "barbecues et les tournois de foot" pour mener une réelle politique de la ville.


Nadir Kitatni dit notamment : « les promesses envers les quartiers ne sont pas tenues quels que soient les gouvernements »

 

Mounir Matili prend la parole pour défendre son bilan à la jeunesse. Il reproche à Hakim Kadri d’avoir travaillé pour la ville de Bondy car, aujourd’hui, le service fonctionne différemment. Il lui reprochera d’être trop attaché à « la nostalgie du passé ». A cours d’arguments, très vite, il change de sujet et reproche à Bondy autrement et Nadir Kitatni de se présenter comme des victimes, et les agents du Bien contre les agents du Mal (ce ne sont pourtant pas là nos expressions…). Il évoque le fait qu’il a été entendu par la police, ainsi que d’autres élus semble-t-il et accuse notre élu d’avoir porté plainte contre eux. Madame Tekkouk se lève et crie.

Madame Rajendram se met à hurler contre notre élu qui peine à faire entendre qu’il n’a pas porté plainte contre eux… Bien pitoyable spectacle de ces trois élus de la majorité municipale. Disons-le franchement : que la police ait dû les entendre, ça les regarde, le conseil municipal n’est pas le lieu de soulagement des conseillers municipaux et maire-adjoints de la majorité municipale.

 

Madame Thomassin, qui en tant que maire est censée présider la séance et assurer la police du Conseil municipal, ne trouve rien à y redire malgré les interpellations de nos élus. Elle dira qu’elle comprend ce moment « d’enflammement » (sic) et qu’il y a longtemps qu'ils (Tekkouk, Rajendram, Matili) avaient sur le cœur des choses à nous dire !

 

Madame Georgia Vincent de l’UMP intervient pour demander que cela cesse et qu’on traite les dossiers présentés au conseil.

 

Madame Thomassin lui demande si elle souhaite parler du dossier suivant, mais qu’elle ne rajoute pas à la confusion !

 

Devant l’impossibilité pour l’opposition de travailler dans des conditions respectables (à défaut d’être entendus !), les élus des groupes Bondy autrement, Bondy démocratie, MODEM et UMP quittent le conseil municipal vers 21h30.

 

Voici quand même ce que nous aurions dit sur les dossiers suivants :


13-4 : Tarifs communaux pour les classes de découverte.

En ce qui concerne les tarifs municipaux des classes de découverte ceux-ci s’accordent-ils avec les villes rattachés à l’intercommunalité ?

 
13-5 : Demandes de subventions auprès de la Région pour les repas de quartier et arbres de Noël 2013

Au regard des chiffres présentés, nous nous interrogeons sur la capacité d’accueils de nos structures. Nous allons vivre « WOODSTOCK » à Bondy au cours de l’année 2013. Le nombre de personnes présentes dans certaines structures semble excéder les capacités réelles des locaux.

 
13-6 : Labellisation du Point Information Jeunesse de Bondy

Depuis l’ouverture du Point Info Jeunesse en septembre 2011, pourquoi avoir attendu aussi longtemps ?

 
13-8 : Convention entre la police municipale et la police nationale

CONTRE. Nous nous étions opposés à cette convention car il n’y avait pas eu suffisamment de réflexions aux missions de ce service.  Bon anniversaire à Nadir ! C’était ce fameux conseil municipal qui t’a conduit en garde à vue avant que tu ne sois totalement relaxé.

 
13-9 : Explosion du 30 octobre 2007 : désignation d´un nouveau conseil juridique

Sur les avocats choisis par la ville, nous avons pu voir qu’ils étaient chers mais pas spécialement bons ! En changeant de cabinet, les intérêts de la ville seront peut-être mieux défendus. La municipalité a engagé un onéreux marché avec un cabinet, dernièrement, ce dossier ne peut-il pas être traité par celui-ci ?

 
13-10 : 29 villa Fleury : vente d’une parcelle à un particulier

Nous nous étonnons ! Au cours de la vente d’un bien sans maître, le mois dernier, vous vous étiez engagée, Madame la Maire, à confier les ventes à une agence disant ainsi que ce n’était pas la vocation de la ville.

 
13-12 : Dénomination de la rue Serge Ravanel.

C’est mieux que la rue de Frères Darty. Ce résistant n’a pas fait de business sur la RN3 ! A propos madame la maire, il semble que votre premier adjoint ait annoncé le départ du siège de Darty en réunion publique, avez-vous des informations à ce sujet depuis que nous vous avons posé la question ?

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