"Précisions" de Bondy autrement

(ou "Comment la mairie, Le Parisien et le PS déforment la réalité à propos du Conseil municipal du 28 février 2013 ?", mais c'était trop long comme titre)

Record battu : alors que le dernier conseil municipal devait soumettre à l’approbation de ses 43 membres une quinzaine de délibérations (dont le débat d’orientations budgétaires) il y avait pas moins de 18 absents à l’ouverture de cette séance.

Et la maire plutôt que d’assumer sa fonction en garantissant la sérénité des débats a préféré jeter de l’huile sur le feu. Raté : en provoquant le départ des 7 élus de l’opposition la séance a dû être ajournée en raison d’un trop grand nombre d’absents.

Il est étonnant de relever que sur ces 18 absents il y avait tout de même 15 élus de la majorité municipale dont 4 maire-adjoints (Mesdasmes METAYER et ABENZOAR, Messieurs AMMOURI (arrivé avec 2 heures de retard) et CLEE).

Rappelons qu’à Bondy chacun des 16 adjoints au maire perçoit pourtant chaque mois une indemnité de 2575 €. Ce qui ne suffit apparemment pas pour assurer leur assiduité. Contribuables bondynois, encore un effort !

Nous avons relaté dans notre compte rendu les événements et attaques personnelles qui ont empêché les élus de l’opposition de débattre des sujets à l’ordre du jour et les ont contraints à quitter la salle.

En revanche, le compte rendu de la mairie fait totale abstraction du départ de sept élus et de l’impossibilité de continuer les débats suite à l’absence de quorum (fixé à 22 il est tombé à 18). Il y est simplement mentionné : « En l’absence de délibération du Conseil municipal, les dossiers 13-04 à 13-15 seront proposés à une séance ultérieure. ». Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites…

Il se conclut même par un étonnant : « RIEN N’ETANT PLUS A L’ORDRE DU JOUR LA SEANCE EST LEVEE A 21 H 35 » alors qu’il restait tout de même 12 délibérations.

Quant au procès-verbal, en cours de rédaction par la mairie, prenons le pari que certains échanges seront résumés par le désormais traditionnel et bien pratique « brouhaha ».

Le Parisien lui aussi nous informe toujours aussi mal. Ses journalistes ne prennent toujours pas la peine de croiser et de vérifier ses informations. L’article (non signé) consacré à ce nouveau fiasco municipal contient deux belles erreurs :

Contrairement à ce qui est écrit, les sept élus d’opposition présents n’avaient pas trois pouvoirs mais un seul. Il suffit de lire la première page du compte-rendu publié sur le site de la mairie.

Surtout, Vincent Duguet n’a jamais déposé une plainte en « diffamation visant trois élus de la majorité ». Suite aux trois campagnes anonymes de calomnie qui le visaient nommément (lire ici, et ) et comme il l’avait annoncé en conseil municipal du 9 février 2012 il a déposé plainte contre X en se gardant bien d’accuser qui que ce soit.

Enfin, le PS distribuait le samedi 2 mars des tracts intitulés « ça s’est passé au Conseil Municipal du 28 février 2013 ». Sur les quatre sujets fièrement présentés comme validés, un seul a pu l’être. La politique de la ville, le centre de vacances et les 4000 € de soutien aux salariés de PSA Aulnay n’ont pas pu être votés avec le quorum. Voilà ce que c’est que d’imprimer des tracts sans même tenir compte de la réalité !

Cet épisode pitoyable permettra-t-il à la maire de convaincre nos si chers élus d’assiter au conseil municipal (ce qui nous semble pourtant être le minimum) ?

Vous le saurez en assistant au prochain qui aura lieu le jeudi 28 mars. Venez nombreux !

Informations supplémentaires