Encore pas mal d’absents dans les rangs du PS et du PC lors de ce conseil municipal. Si l’on n’a pas constaté les accès de rage passés de la maire, elle s’est montrée naturellement méprisante à l’égard des élus, y compris quand elle se trompe complètement de dossier. Ce serait drôle si elle ne décidait pas seule de cette ville de 50 000 habitants… Comme d’habitude, donc.

 

16-2 : Rapport de la Chambre régionale des comptes sur Est Ensemble

Sylvine Thomassin, la maire PS, explique qu’il faut seulement prendre acte de ce rapport. Comprenez qu’il n’y a pas de vote, donc il ne faut pas s’embêter à décortiquer trop le document…

 

Mais à Bondy autrement, nous préparons les dossiers, Hakim Kadri intervient donc : On constate dans ce rapport une Fragilisation de la situation financière : le rythme de progression des charges est plus soutenu que celui des produits de gestion (2010-2014) et il conduit à l'affaiblissement de la capacité d'autofinancement d'où le recours accru à l'endettement même si celui-ci reste encore modéré.

Concernant la fiscalité, bien que les communes membres aient toutes conservé leur taux, leurs bases ont augmenté et la fiscalité a augmenté de 19 millions d’euros (soit +8.5%). C’est donc bien une augmentation de la pression fiscale sur les contribuables d' Est Ensemble.

Quant aux charges de personnel, pour l'exercice 2015, « Est Ensemble » affichait comme priorité la stabilisation de la masse salariale au niveau 2014 (environ 42.5 millions d'euros). La Chambre régionale des Comptes attirait l'attention sur la modestie des mesures ponctuelles pour atteindre l'objectif et pensait à un effort structurel de régulation des effectifs qui s'appuyant sur la recherche d'une plus grande mutualisation des ressources et la juste adéquation des besoins aux objectifs de service. Quelles sont les réelles mesures prises en ce sens?

Evoquant la ZAC des rives de l'Ourcq, le programme global prévisionnel de construction de 95 000 m2 se décompose en 78 000 m2 dédiés aux logements, 15 000 m2 dédiés à l'activité économique et 2 000 m2 de commerces. Une nouvelle fois un document où il n'y a pas de perspective de construction d'école.

Inévitablement, il y a eu un problème de prévisions d’investissements, une sous-estimation de la masse salariale ce qui a créé des déconvenues. En 2008, la C.R.C affirmait que notre ville n’avait pas la connaissance étendue de son patrimoine. Maintenant transféré, on peut s’interroger sur ce que ce patrimoine va devenir !

La maire répond que la Chambre régionale des comptes « trouve des choses à dire. Elle est là pour ça ». Les auteurs du rapport apprécieront. Elle poursuit : « les choix politiques dépendent des collectivités ». Sa seule justification est-elle donc l’arbitraire du pouvoir des élus ? Et pour justifier la gestion d’« Est Ensemble », elle rappelle la baisse des Dotations Globales de Fonctionnement (mais n’est-ce pas l’État PS qui en est responsable?).

Quant à l’absence de prévision d’école, il faut croire que ce n’est pas la priorité.

 

16-3 : Politique d’action sociale des employés communaux bondynois

Hakim Kadri, pour Bondy autrement explique : La ville se doit de proposer de l’activité sociale. Nous vous rappelons que les employés communaux expriment un grand désaccord à ce qui est proposé en matière d’action culturelle par No limit. Les syndicats demandent quant à eux la constitution d’un C.A.S.C (comité action sociale et culturelle).

Sylvine Thomassin : « Là encore vous ne semblez pas très bien renseigné » (encore le mépris contre les élus de l’opposition), les syndicats ont été consultés «contre des personnes qui ne représentent qu’elles-mêmes ou en tout cas une minorité » (et ici mépris aussi habituel contre les syndicats des employés municipaux).

Pour Bondy autrement, nous nous abstenons.

16-5 : Remboursement d’un téléphone à un agent municipal

Hakim Kadri, pour Bondy autrement, rappelle que la somme de 859€ semble être le prix du téléphone sans abonnement. Nous sommes surpris de ne pas posséder de facture pour une telle somme ni de justificatif de paiement par chèque ou carte bleue. Vous proposez un remboursement total sans justificatif. Nous refusons de gérer de cette manière l’argent du contribuable.

La maire fait semblant de trouver notre demande anormale… Agirait-elle ainsi avec tout employé, en remboursant sans facture ?

Nous votons contre.

 

16-6 : Illumination de la place N. Neubeurger.

Nous rappelons que c’est une année triste pour les commerçants, les Bondynois qui ne pourront espérer un peu de lumière cette année. L’année à venir semblerait difficile avec la fermeture prévue de 4 commerces en 2017.

La maire, qui semble moins informée que nous, déclare : « Je ne vois pas le rapport. Des choses se font discrètement mais solidement ».

Elle avait annoncé la réouverture de l’Eco-marché pour début 2016 ! Ni discrètement ni solidement. Le problème ne fait que s’aggraver !

 

Tiens à propos, voici la pétition des commerçants de la place Neuburger :

 

***Pétition***

Aidez nous à faire revenir le marché, et ouvrir le centre commercial ainsi toutes les boutiques fermées depuis des années.

Le marché tous les jeudis et samedis ou les dimanches de la semaine, comme y a quinze années en arrière, les années 2000, les commerçants et les habitants le souhaitent.

La Place Nicole Neubeurger est quasiment déserte, voir même morte, le parking pourtant plein

Presque toutes les communes avoisinantes ont un marché à raison de un à deux jours par semaine autour de leur cité.

Le centre commercial "inter marche "est la locomotive de la place est depuis maintenant deux (2) ans, qu'il est fermé et touche l'ensemble de la population du quartier voir même au delà ; les personnes âgées et handicapées, les personnes qui n'ont pas de véhicules ne peuvent plus faire leurs courses, les commerces qui ferment et personne s'osent parler ou revendiquer sur la survie du quartier. La place est abandonnée, place morte devenue comme un cimetière. Le parking à partir de 9h est déjà plein aucune place pour nos clients pour stationner

Le peu de commerçants qui reste, demandent à ce qu'on ramène un marché frais sélectif des produits du terroir des maraichers, un marché propre organisé.

Tout est centralisé et déployé au centre ville. Aucun moyen faire vivre le quartier les commerçant et les habitants emphatisent les conséquences.

Merci à toutes et à tous, citoyennes, citoyens, pour votre signature de la pétition et de votre soutien.

Tous ensemble, pour que le marché revienne et les commerces, et le quartier vivent.

Novembre 2016


Reprenons notre compte rendu…

 

16-11 : Contrat Local de Santé

C’est notre élue Dominique Pierronnet qui s’y colle. Dommage notre question s’adressait à Thomas Lermusiaux, maire-adjoint PCF à la santé, mais il était encore absent à ce conseil municipal… « Sur l’un des 5 axes, que signifie « des publics vulnérables dont le public est en situation précaire » ? Aussi, dans le cadre de l’ARS (Agence Régionale Santé IDF), nous continuons de nous interroger sur la fermeture de certains services à l’hôpital Jean VERDIER. Au cours des débats du 2ème tour des élections primaires de la droite, nous pouvons prendre connaissance de ce type de gouvernance avec le changement de statut des fonctionnaires. »

 

Il faut croire que la lutte pour l’hôpital Jean Verdier ne soucie pas beaucoup la maire. Pas de réponse à ce sujet.


16-12 : Coopération avec Al Ram en Palestine

Hakim Kadri rappelle notre position : « Sera-t-il prévu l’envoi d’une délégation étendue à des citoyens, aux membres de l’opposition pour constater ce qui sera réalisé dans le cadre de ce projet de coopération en 2018 ? »

Réponse de Jacques Jakubowicz, sur le concept neuf de « coopération décentralisée, qui n’est pas la même conception qu’avant », et propose à l’opposition d’en parler lors d’un prochain conseil municipal (ignore-t-il que la maire est seule maître de l’ordre du jour du conseil municipal ?). Il paraît qu’une prochaine délégation n’est pas fixée, mais la précédente vient de revenir (c’est dommage ! Autant prévoir que nos élus n’iront rien constater avant longtemps...).



16-15 : Extension des réfectoires du groupe scolaire Salengro-Béthinger

Dominique Pierronnet intervient pour Bondy autrement : « Sur cette délibération, pouvez-vous, madame la maire, préciser d’où provient l’accroissement démographique? Concernant les locaux pour les salles de classes, l’extension se résume à un rétrécissement de la cour de récréation. Malheureusement, malgré cette extension des réfectoires, le déjeuner s’effectuera toujours en 3 services de le dernier sera le plus rapide ! »

Sylvine Thomassin explique l’augmentation du nombre de classe par « l’effet REP » incontournable (c’est-à-dire de passer de 25 à 23 élèves par classe). Elle évoque aussi une « petite augmentation démographique », façon de nier la spéculation immobilière encouragée par la mairie à Bondy-centre ? Elle ajoute que les travaux ont pour but d’améliorer « les conditions d’accueil au réfectoire » (mais pas dans la cour de récréation!).


16-16 : Extension de l’école Henri Sellier

Dominique Pierronnet poursuit sur le même thème que précédemment. « Nous avons consulté les enseignants de cette école. Au regard de l’extension, il n’y a pas d’augmentation des sanitaires, du dortoir et il n’est pas prévu l’extension du préau. Il n’y a pas de prévision d’agrandissement du réfectoire. L’accroissement des effectifs doit aussi prévoir d’autres matériels tels que des tapis pour le dortoir mais apparemment il n’y en a que pour les activités péri-scolaires (TAP).
Sur le plan, on voit un vestiaire de 43m² attenant au dortoir transformé en salle de classe depuis longtemps. Profitons de cette opération pour que ce local retrouve sa fonction d’origine. Pour les petites sections, nous regrettons qu’il n’y ait pas de point d’eau dans les ALGECO et que les enfants doivent traverser la cour pour se rendre aux toilettes.
Sur cette délibération, nous vous demandons son report afin d’obtenir l’aval des intéressés, les enseignants et familles.
Et nous profitons de cette délibération pour revenir sur une question de fond :

A QUAND UNE NOUVELLE ECOLE A BONDY ? Les promoteurs prospectent et trouvent des terrains. Nous devrions en faire autant. Nous restons à votre disposition pour vous faire des propositions. »

Sylvine Thomassin, la maire P« S », poursuit avec son mépris. Pourtant la question de l’école mériterait une autre réaction : « On y avait pensé avant vous. Croyez-vous qu’une municipalité sérieuse n’y travaillerait pas ? C’était Patrick Sollier qui s’en occupait et maintenant Noria Mazouzi. Allez, un petit peu de sérieux ! Nous sommes en phase d’étude. »

Justement, la maire est-elle sérieuse ? Le dossier vise à déposer « les autorisations » et « signer toutes les pièces », ce n’est pas une phase d’étude !

D’ailleurs si la maire avait écouté les ateliers du PLU, elle aurait su que la question était posée !

 

16-18 : Maîtrise d’ouvrage entre Bondy et Villemomble.

La maire explique : « Nous avons avancé l’argent. Est ensemble doit nous le rendre parce que c’est de sa compétence ».

Non, madame, le dossier n’a rien à voir avec ça. Il faut lire les dossiers avant le conseil municipal.

 

Question orale présentée par le groupe BONDY AUTREMENT


Madame la maire,

A la fin des années 80, la municipalité de Bondy conduite par le Sénateur Claude FUZIER  avait manifesté un fort soutien aux populations d’Amérique latine menacées par des pouvoirs politiques.

En guise de remerciements, l’artiste plasticien cubain Manuel  MENDIVE  mondialement connu, créateur incontournable de l’art visuel « Afro-cubaniste »,  avait réalisé une toile de grande dimension qui fut exposée  pendant de nombreuses années dans notre Hôtel de ville.

Suite à des dégradations malgré une épaisse protection plexiglass, cette toile a été retirée et subirait  des réparations selon les propos de votre Adjoint chargé de la culture de votre précédente mandature.

Quand reverrons-nous cette toile ? Où se trouve-t-elle actuellement ?

La maire répond concernant le lieu : « Cette toile est en lieu sûr » (où?), « elle est préservée des intempéries » (heureusement) « elle est rangée convenablement », « c’est un vrai travail de restauration et ce n’est pas simple sur ces matériaux » (on parle de toile et de peinture!).

Disons les choses franchement, cette toile déplaît à la maire, cela fait trois ans qu’elle a disparu. Croit-elle que les peintures du patrimoine communal sont destinées à décorer son intérieur selon son goût personnel ? Ce n’est notre conception ni de l’art, ni de la commune !

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