Merci pour ce moment ! Avouons-le : Jamal Ammouri aura été la vraie star de ce conseil. Ancien maire-adjoint socialiste viré par la maire, il est intervenu sur la plupart des dossiers. Et le conseil municipal a ressemblé à un lieu de discussion et non à une chambre d’enregistrement aux ordres. Celle-ci est intervenue en fin de conseil pour prendre des accents macroniens, le talent en moins. Si vous avez la patience de lire jusqu’au bout. Cinq heures de réunion, avec cinquante dossiers, c’est comme ça dans la plupart des monarchies municipales, la meilleure façon d’obtenir des élus pressés qui lisent à peine leur dossier, en tout cas dans la majorité municipale !

Sinon, vous verrez que nous avons reçu plein de compliments au dossier 18-8 !

 

18-1 : Classement des conseillers municipaux

Le dossier vise seulement à rapporter que Mounir Matili a démissionné de son poste d’adjoint le 30 avril 2018 et… nous sommes en décembre !

Jamal Ammouri pose une question de droit administratif : comme les conseillers municipaux ne peuvent pas avoir de délégation si tous les adjoints n’en ont pas une, comment justifier la période depuis avril ? Pas important ? Bah, si : les conseillers touchent de l’argent de la mairie pour leur « délégation ».

La maire répond : « Il lui sera répondu en temps opportun ». Ca commence bien.

Pour Bondy autrement, nous ne participons pas à ce vote.

 

18-2 : Moment d’humour

Le dossier s’appelle « comitologie de l’expérimentation de la certification des comptes », déjà c’est drôle ; mais le meilleur a été quand la maire a expliqué que les maires des autres villes lui demandaient des conseils pour savoir comment elle faisait pour gérer si bien la ville ! Vous ne rêvez pas (mais elle, oui) ! Bravo Bozo le clown, là on a bien ri.

 

18.6 : Subvention à différentes associations

Dominique Pierronnet intervient pour Bondy autrement : Dans cette maison Marianne, il y a plusieurs services sociaux. Sans Directeur(trice), le suivi des Bondynois en difficulté sociale n’est pas celui attendu. Nous regrettons que les personnes soient réorientées vers d’autres services sociaux comme les Assistantes sociales du Conseil Départemental.

Madame Maazaoui, élus PS, expliquera dans sa réponse : « le Conseil départemental ne se désengage pas mais revoit l’orientation de ses activités », de la langue de bois comme on l’aime. En même temps, le Conseil départemental est aux mains de son parti, donc on ne peut pas dire qu’il se désengage, il se réoriente...

Une première vague du public quitte le conseil, il est 19h50.

 

18-8 à 18-10 : Remise gracieuse à une régisseuse

Ce qui n’est pas écrit dans cette délibération, c’est que des directeurs et directrices de centres avançaient des fonds propres pour pouvoir faire fonctionner leurs structures. Sans être repris par les services compétents du Trésor public, du service comptabilité de la ville, on a laissé se poursuivre ce fonctionnement déficitaire qui a généré une dette aussi importante.

Alarme tirée par le Trésor public, des employé-e-s ont été auditionné-e-s au commissariat de Bondy pour « détournement de fonds publics ». Quelles sont les conclusions de l’enquête ?

Sans formations, sans contrôle, le fonctionnement de nos services a manifestement été gravement défaillant. Peut-on demander à Madame FEDDAOUI d’assumer, elle seule, cette somme aussi importante ? Non.

Nous émettons un avis favorable à la demande de remise gracieuse.

 

La maire, Sylvine Thomassin, répond : « j’ai la nuque un peu raide pour tout ce qui est moral ». Ah, l’autodérision ! Celle-là même qui ne tient pas ses engagements écrits sur le garage municipal en suspendant toute concertation ! Mais le mensonge est peut-être moral ?

 

En attendant, nous avons le droit aux félicitations de Sylvine Thomassin, Philippe Gauthier et Hassina Ambolet pour la qualité de notre travail de recherche sur ce dossier… Quelle bande d’hypocrites : nous prouvons juste que des élus citoyens sans aucun moyen sont plus utiles que des bureaucrates payés pour obéir bêtement. Dans l’Antiquité, on appelait ça « démocratie », c’est tout.

 

18.11 : Remise gracieuse à un régisseur

Pour Bondy autrement, Hakim Kadri rappelle que la municipalisation des maisons de quartier /centres sociaux a été mise en place trop rapidement et sans concertation. Nous sommes surpris que cette régie clôturée en 2007 ait été réouverte en 2010 et qu’en 2018 on réclame cette somme au régisseur. Monsieur Kaddour avait validé et signé la fermeture du compte auprès de Monsieur BABES, Directeur du trésor public.  Monsieur BABES avait signalé à Monsieur Kaddour qu’il avait traité au mieux sa régie et qu’il n’avait plus rien à craindre. Entre temps, une inspection sur le terrain avait été réalisée auprès du service jeunesse. A la demande de Monsieur BABES, les régisseurs ont pu bénéficier d’une formation à la suite de ces incidents de gestion.

Monsieur Cliqueteux avait également accompagné le régisseur principal de cette régie et sollicité la FSGT93 de bien vouloir fournir les factures payées par chèques qui restaient jusqu’alors non restitutives.

C’est un vrai sac de nœuds où l’on doit trouver des régisseurs responsables de leurs comptes respectifs. Il y avait, à cette époque une régie pour la coordination 16/25 ans qui est devenue par la suite régie du service jeunesse. Fonctionnant sur une somme restitutive de 5000€ extensible à 8000€ pendant la période estivale, le régisseur principal avait pour ordre de faire fonctionner le club de foot du FC Carré. Des chèques pour payer les arbitres, la lessive, des maillots…et surtout de remettre une fois par an un chèque de 1000€ environ correspondant aux cotisations auprès de la FSGT93. On peut s’étonner que le service public paie des cotisations à une fédération sportive via une régie d’avances sur ordre de la hiérarchie du régisseur aux dépenses !


Pour l’ensemble de ces faits exposés, Il y a lieu de trouver une sortie. Nous formulons un avis favorable à la demande de remise gracieuse à Monsieur Kaddour.

 

18-13 : Garantie d’emprunts à des bailleurs

La maire mise en cause sur sa politique de logement par Jamal Ammouri révèle qu’il y a à Bondy un fichier de 3 200 demandeurs de logement. Rappelons à notre grande dame cependant qu’elle a refusé de répondre aux demandeurs de logement et d’abord de les recevoir depuis quatre ans ! On remarquera aussi qu’il faut venir au conseil pour obtenir ce chiffre, la démocratie exigerait que ces données soient accessibles à tou-te-s.

Sylvine Thomassin ajoute « je ne me lance pas souvent de fleurs »… Franchement, une femme qui a autant de qualité et si modeste, nous avons bien de la chance.

Pour autant Patrick Sollier, élu EELV, attaque Jamal Ammouri, mais la maire ne le reprend pas et continue l’attaque en sifflant à Monsieur Ammouri : « Vous devriez préparer vos dossiers, monsieur le conseil municipal ». Pour le public, il avait pourtant l’air de sacrément bien les connaître. Mais user de son pouvoir de présidente de séance pour tenter d’humilier ses opposants, c’est sans doute sa morale.

Le tableau serait incomplet si on n’évoquait pas les ricanements du petit fanclub de la maire, parfois à contretemps, avec pour chef d’orchestre à la voix de fausset, le « propre » mari de la maire... Pitoyable.

 

18-15 : Modification du tableau des effectifs

Habituellement nous nous abstenons sur ce dossier qui repasse régulièrement. Nous avons même cessé de justifier notre vote auprès de la maire, qui n’écoute rien de toute façon. A vous, on peut le dire : nous demandons depuis 10 ans un débat sur la politique à l’égard du personnel communal. Sinon, selon quels principes orienter ces modifications ?

Là, Jamal Ammouri en ajoute une couche et ressort le point 7 : la « création d’un poste de chargé du protocole » alors que l’affichage n’est pas suivi dans le réel. Ainsi les écoles n’avaient pas accès à internet en fin d’année scolaire alors que les bulletins devaient être remplis par internet ! Contrairement à ce qui lui était reproché, il a l’air de bien connaître ses dossiers et il semblerait même qu’il sache pour qui le poste est créé.

Réponse de la maire : « Quand c’est outrancier, je me place au-dessus ». Hum, elle se donne décidément beaucoup de raisons pour se taire.

Toute l’opposition s’abstient.

 

18.21 : « Procédure adaptée » concernant les travaux au groupe scolaire Léo Lagrange

Dominique Pierronnet intervient au nom de Bondy autrement : Il se trouve que ce marché avait été passé en procédure adaptée fin 2016. Nous sommes opposés au passage à la procédure adaptée qui encourage la corruption des élu-e-s. Nous privilégions l’appel d’offres. Au regard de ce que nous observons, cela est trop opaque… et ça ne fonctionne pas. Les travaux accélérés sont généralement de mauvaise qualité. J’en profite pour signaler qu’à la Maison de quartier Balavoine, les fenêtres ont été mal fixées et que nous devons reprendre des travaux qui avaient été très onéreux, là aussi.

Nous votons contre.

 

18.22 : « Avenants » au travaux au groupe scolaire Pierre Curie

Hakim Kadri de Bondy autrement signale : "Encore une fois, un problème de suivi de travaux. Comment oublier des toilettes pour personnes à mobilité réduite ?! Sur ce chantier, on découvre une dalle béton…et autres défauts.

 

Manifestement, les services techniques de notre ville sont défaillants… ce qui a un coût pour le contribuable !"

 

Nous votons contre.

 

La maire qu’on a connue moins attachée à la défense du personnel communal (pour rappel, le conseil municipal où toute l'opposition avait quitté la salle... en cliquant ici), se lance dans une grande déclaration pour défendre les services techniques au point que plusieurs personnes dans la salle ont pensé que c’était ce service qui faisait les travaux, bah non, ils sont chargés du suivi, seulement si l’on peut dire. Et ont sans doute besoin de plus de monde que le cabinet de la maire, justement !

 

Il est 23 heures, on arrive au dossier 18-30, cela fait déjà quatre heures que nous sommes assis, les élus et le public se lèvent régulièrement pour passer aux toilettes. Confirmation que trop charger les conseils municipaux pour les réunir moins souvent est anti-démocratique.

 

18.32 : Modification du règlement des activités péri- et extra-scolaires

 

Hakim Kadri intervient pour Bondy autrement : A nouveau, une délibération soumise aux votes après avoir déjà été mise en place. Décidément sous votre mandature, le conseil municipal fonctionne comme une chambre d’enregistrement !

 

Concernant la modification du règlement du péri-scolaire qui est indiqué comme applicable à la rentrée du 7 janvier 2019, un courrier très succinct a été envoyé aux familles concernées pendant les vacances de Toussaint avec application début novembre. Les directrices et directeurs, les enseignants n'ont pas eu d'info et ont été mis devant le fait accompli face à ce changement d'organisation.

 

D’une part et comme le savez certainement, il n'y a plus d'obligations de faire les devoirs, et que ce ne sont plus des études mais de la garderie, que seuls ceux qui ont envie auront la possibilité de faire leurs devoirs.

 

D’autre part, cela pose aussi un problème de sécurité car même sur le temps périscolaire, les directrices et directeurs sont responsables de la sécurité. Dans ce nouveau règlement les parents sont censés pouvoir entrer dans les écoles à partir de 17h30 et aller chercher les élèves où ils se trouvent.

 

Pour rappel, nous sommes toujours placés sous vigipirate renforcé qui exclut l'entrée des parents ou de toute autre personne dans les écoles.

 

Nous vous demandons de reprendre ce règlement en proposant un débat avec les animateurs et animatrices, les enseignants, les familles.

 

La maire nous répond mais ne conteste pas que le règlement est déjà annoncé avant d’être voté ! Les principes mêmes de la démocratie sont ignorés mais où est le problème ?

 

 

18-44 : Autorisation de travail le dimanche

 

Dominique Pierronnet lit la déclaration suivante (sans préciser d’abord que nous avons repiqué cette déclaration au PS à l’époque de Sarkozy) :

 

Travail du dimanche : une tromperie organisée

En réponse à la grave crise économique qui sévit actuellement, la droite a comme seule réponse des reculs sans précédent sur le droit du travail. La nouvelle proposition de loi sur le travail du dimanche en est un exemple flagrant. Le texte débattu la semaine prochaine est loin de présenter des concessions par rapport au texte précédent. Derrière la communication, la vérité du texte présenté est la généralisation du travail dominical dans le commerce. Plus de 5000 communes touristiques seront touchées. Ce sont toutes les grandes villes de France, les villes moyennes et les petites villes qui sont frappées de plein fouet par la proposition de loi.

A rebours des discours lénifiants de la majorité, pour l’extrême majorité des salariés, il n’y aura ni volontariat ni contrepartie au travail dominical qui leur sera imposé sous peine de sanction, jusqu’au licenciement.

La mise en avant du volontariat pour quelques zones qui se comptent sur les doigts d’une main relève de la tromperie. Quel demandeur d’emploi exprimera son refus de travailler le dimanche au moment de l’entretien d’embauche ? Le texte ne prévoit en outre aucun droit de retour automatique à un poste sans travail dominical. La majorité crée ainsi le volontariat obligatoire !

Le Parti socialiste (c’est là qu’ils ont dû commencer à comprendre…) s’oppose avec force à ce recul social extrêmement préoccupant pour les droits des salariés. Il s’y oppose pour les mêmes raisons que lors des débats sur le premier texte présenté en décembre 2008. Les critiques restent les mêmes. Pour le Parti socialiste, le travail du dimanche est :

- inefficace sur le plan économique

- dangereux pour les salariés

- néfaste pour la vie sociale

 

Comme quoi, le PS, c’est comme la prostate, quand ça change, ce n’est pas pour du mieux.

 

18-46 : Convention avec l’Etablissement Public Foncier d’Ile de France

 

Dominique Pierronnet intervient pour Bondy autrment : Nous nous abstiendrons parce que si nous sommes favorables au fait d’un intervenant public dans ce projet, nous pensons que le projet politique n’est pas bon. Nous sommes d’accord sur la demande mais pas sur ce qui est prévu ! Accueillir des Parisiens pour qui, ce n’est pas cher et repousser des Bondynois pour qui, c’est trop cher.

Ce déplacement de la population défavorisée ne nous convient pas.

 

Jamal Ammouri revient sur la ZAC du Canal (1 300 logements prévus) et déclare que 25 millions de déficit sont d’ores et déjà prévus et aucune infrastructure comme des écoles !

 

C’est Ali Zahi, gendre de la maire, macroniste En Marche aux dernières nouvelles, qui lui répond en déclarant que le déficit ne sera que de 15 millions (ces gens-là sont-ils sérieux ? où vivent-ils?) et il conclut avec intelligence et finesse en disant qu’il en a assez d’entendre des « conneries » (nous aussi mais on le fait pourtant, et bénévolement !).

 

Belle-maman, la maire, lui déclare quant à elle : « je comprends votre propos ».

 

Faut-il commenter ?

 

 

18-47 : Projet d’immeuble entre Suzanne Buisson et Léon Blum

Il n’y a pas eu de concertation avec les habitants. A cet endroit (entre l’avenue Léon Blum et Suzanne Buisson), pour mémoire lors de la rénovation de la maison de quartier… et de la citoyenneté Balavoine la maire nous avait promis une concertation après la suppression du « ED », il était même prévu un jardin à cet emplacement. Naïvement, nous nous attendions à 5 jardins pour 5 quartiers… ce n’est plus le cas ! Apparemment, aujourd’hui la Maire ne contrôle plus la spéculation immobilière qui a pris une place importante dans notre ville.

Nous votons CONTRE.

 

18-48 : Kylian MBAPPE citoyen d’honneur de Bondy

 

Jamal Ammouri intervient d’abord en rappelant à quel point il apprécie Kylian Mbappé mais s’adresse à la maire de Bondy en disant « Arrêtez ! N’en faites pas trop ! N’associez pas Kylian à votre bilan catastrophique alors que la campagne électorale s’annonce calamiteuse pour vous ! ».

 

Effectivement il est repris par Hakim Kadri de Bondy autrement qui rappelle que Kylian Mbappé apparait comme un consensus de réussite.

« Pourquoi pas Kylian ? Mais il y a eu de nombreux sportifs oubliés comme Adama SAKO champion du monde de handball des moins de 20 ans, Jimmy Vicaut recordman d’Europe du 100m en 2015 , Muriel Hurtis médaillée d’or en 2005 au championnat du monde ou dans la culture comme Jamel Kelfaoui, cinéaste algérien, Mohamed Hamidi, metteur en scène, scénariste et réalisateur qui a obtenu le prix du cinéma européen de la meilleure comédie. On pourrait même reconnaître un ancien maître-nageur qui est devenu Sénateur-Maire et j’en oublie (championne handicapée, tir à l’arc..) parmi tous ces Bondynois et Bondynoises qui, eux aussi, auraient mérité la reconnaissance de la ville.

Vous essayez depuis de nombreux mois de vous identifier au parcours de réussite de ce « Petit Prince » que vous vous êtes complètement approprié. Nous observons que vous avez même ajouté « Ville des possibles » à son CV. Kylian MBAPPE vous a permis d’être en contact avec de nombreux médias, ce qui n’est pas négligeable pour mener une campagne électorale. Ce soir, vous jouez encore !

De votre part, les Bondynois attendent un bilan de mandat et un programme électoral … Ils ne s’attachent pas aux résultats de l’équipe de France ou du PSG. A chacun son terrain, Madame la Maire mais laissons la famille Mbappé tranquille ».

 

La maire répond qu’elle ne veut pas profiter de Kylian et qu’elle a même refusé de donner certaines interviews. Elle ajoute : « Faïza vient passer des vacances à la maison » (Euh, est-ce le lieu pour ce genre d’infos justement ?) et déclare même : « les Bondynois sont fiers de voir leur maire qui a su se solidifier » quand elle passe dans les médias. Nous éviterons les commentaires là encore.

 

Question orale du groupe nouvelle gauche sur l’urbanisme et les écoles.

 

La maire répond par un discours écrit qu’elle s’est visiblement entraîné à lire avec un prof de théâtre, où elle défend les pauvres demandeurs de logement qui souffrent, les mêmes qu’elle refuse de recevoir hors caméra.

On sent qu’elle teste son bilan de mandat pour la campagne électorale et aussi un certain ton, mais n’est pas orateur qui veut, et Jean-Luc Mélenchon ne risque pas d’être détrôné, c’est plutôt un mélange entre Ségolène Royal et Emmanuel Macron.

Au moins il y a de la cohérence, elle défend plutôt les idées de ces deux-là et c’est bien quand le style est conforme aux idées politiques.

Elle finit à minuit, le conseil aura duré cinq heures.

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