Ce dernier conseil municipal de l’ère Thomassin doit servir d’avertisseur contre les dérives possibles d’un-e maire. En effet, en dehors des cris de ses supporteur-trice-s que la maire aurait dû faire taire en tant que présidente de séance, nous avons aussi découvert qu’une question orale (transmise obligatoirement à la maire 48h avant le conseil municipal) avait été révélée de sorte que les personnes concernées puissent venir faire pression sur l’élu qui posait la question. Des pratiques qui rappellent les mairies de Bagnolet ou Bobigny, avec les suites judiciaires que l’on connaît. C’est à la fin du compte rendu.

Bienvenue à Bondy, la ville des possibles.

 

20.1 : Rapport du médiateur de la ville

Le médiateur est censé permettre aux usagers d’être entendus quand ils ont un conflit avec l’administration municipale.
Pour Bondy autrement, nous avons continué à rappeler que cette mission devrait être confiée à une personne neutre, n'ayant aucune relation politique avec la majorité actuelle alors que Maxime Attyasse était candidat apparenté PS !

Quand serons-nous entendus ?....d’ici quelques semaines, peut-être ?


20.2 : Rapport sur l’égalité femmes-hommes

Certes, les nouveaux noms des rues sont attribués à des femmes, mais sommes en attente d’actions plus concrètes pour l’égalité des femmes.

Par exemple une offre plus importante de logements sociaux permettrait aux femmes qui le veulent de pouvoir quitter leur conjoint.

Les femmes souffrant d’une pathologie liée à une grossesse compliquée ne seront plus soignées à l’hôpital Jean Verdier, que la maire laisse fermer.

Dans la disparition de la piscine Michel Beaufort se manifeste aussi comme une violence faite aux femmes sachant que cette structure municipale de détente, de rééducation est jusqu’à ce jour fortement fréquentée par des femmes.


20.3 : Rapport sur le développement durable

Beaucoup de choses intéressantes dans ce document bien présenté. Restent les questions du recyclage, de la pollution relative à la destruction anti-écologique des immeubles, du tri sélectif pas toujours respecté.

Enfin, le plastique que l’on trouve partout, même dans les bouteilles d’eau du conseil municipal jusqu’à la séance précédente, doit progressivement disparaître pour être remplacé par du verre.


20.4 : Débat d'Orientation Budgétaire

Dans toutes les communes avoisinantes, le débat d’orientation Budgétaire s’est organisé entre les mois d’octobre et décembre 2019. Pour nous, il est proposé le 27 février. Pour rappel le précédent conseil s’était déroulé le 17 octobre 2019. Que se passe t-il ?  Alors, débat « surréaliste » si la majorité municipale devait changer ? Car le budget doit être voté après le 27 mars et avant le 31 du même mois.

Le débat d’orientation budgétaire est un faux débat car la population est écartée des choix d’orientations et quand il y a des propositions, elles ne peuvent être retenues. La maire devrait adopter d’autres méthodes qui conjugueraient la réflexion, la participation citoyenne, les contenus. Un exemple flagrant : la construction d’une école en centre ville, nécessité absolue, qui est repoussée après 2020.


20.30 : Avenants aux marchés pour les travaux à l’école Léo Lagrange

Nous votons contre.

En effet, les avenants (ici il s’agit précisément d’une faute due à l’entreprise STEPC) font augmenter le prix des marchés alors que la commission d’appel d’offres statue sur un prix bas. Les avenants qui apparaissent ensuite modifient le prix total et donc la transparence du marché qui a été passé initialement.

 

20.34 : Convention avec la ville d’Al Ram

Nous votons pour mais nous espérons depuis plusieurs années des bilans de la coopération décentralisée avec Furci, Berkane, Tombacounda…. Monsieur Allouache avait fait la demande à maintes reprises.
Nous ne sommes pas opposés aux échanges avec ses villes mais nous interrogeons sur le suivi des jumelages.

 

Et la question orale


Arrive alors la questions posée par Jamal Ammouri. Depuis le début du conseil municipal, les élus de l'opposition ont dû subir une pression constante de la part de personnes se trouvant dans le public, qui sont restées debout derrière eux pendant une grande partie de la séance.

Quand ils fini par se déplacer, l'un de ses « spectateurs » s'est également déplacé pour rester derrière eux.

Le public a alors compris que ce groupe était venu parce que Jamal Ammouri avait envoyé préalablement sa question orale à la maire concernant l'attribution d'un local de Bondy Habitat à un "garage solidaire", où figure un des candidats de la liste qu'elle conduit.

Quand elle a répondu à la question de notre collègue, le groupe a crié "Vive la maire !".

De telles intimidations contreviennent au principe même d'un conseil municipal qui doit permettre l'expression libre des opinions des conseillers municipaux. 

Cela ne fait que prouver les inquiétudes quant à cette location.

Nous avons protesté solennellement contre la dégradation de la tenue des conseils et notifié officiellement notre inquiétude quant à la possibilité d'un débat au sein de l'instance communale.

Vous savez quoi ? Aucune réponse de la maire !

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