Conseil de quartier de Noue Caillet / Terre-Saint-Blaise du 5 mai 2010

 

C’était la reprise pour ce conseil de quartier qui avait été « suspendu » de réunions publiques, au prétexte que les habitants n’étaient pas assez constructifs. 16 habitants étaient présents et 8 personnes des services municipaux pour encadrer la discussion… A vrai dire, il n’y a donc pas eu de discussion, c’était semble-t-il le but recherché…

L’adjoint au maire chargé de « présider » le conseil est arrivé 20 minutes après les habitants. Il n’aura d’ailleurs presque rien dit de la réunion, préférant laisser faire le premier secrétaire du PS de Bondy, officiellement chargé des conseils consultatifs à la mairie.

Le premier point à aborder était le Plan Local d’Urbanisme (PLU), finalement l’ordre du jour aura été détourné : il ne s’agissait plus que de sa « présentation », sans débat donc. Les deux salariés de la mairie ont d’ailleurs fait un très bon travail de présentation. Ce n’est pas la première fois qu’un écart est net entre la compétence des employé(e)s et l’incompétence de ceux qui les emploient.

Par exemple si les deux représentant du maire étaient allés aux réunions de la mairie ou lisaient les documents, on aurait pu débattre des chiffres de la rénovation urbaine : le document cite 957 destructions et 894 constructions… Et on dit qu’il y aurait autant de logements après l’opération de rénovation urbaine? Par exemple si les responsables allaient aux réunions des Ateliers Urbains, ils auraient su que le cabinet d’études évalue en 2020 à 9000 habitants en plus et 451 logements supplémentaires nécessaires par an… Il est d’autant plus farfelu d’en faire moins…

 

Une habitante dit qu’elle est venue pour voir les bailleurs, c’est ce qui était prévu… Mais non lui répond-on… Mais un présent montre le compte rendu du bureau qui indique effectivement ce point, qui n’a cependant pas été mis sur la convocation…

 

Concernant le PLU, une habitante s’interroge sur l’absence des citoyens aux ateliers urbains. L’employée municipale répond que les citoyens sont invités par leur conseil de quartier… L’adjoint au maire ne répond pas à la question : effectivement les invitations n’ont pas été transmises sur ce quartier… Pure incompétence, volonté délibérée, ou les deux ?

 

Le premier secrétaire du PS de Bondy, auto-président du conseil plus très consultatif, intervient : « on passe au point suivant pour libérer » les salariées qui ont présenté le PLU… Voilà qui est rondement mené, et s’il n’y a pas de débat, au moins, les exposés se suivent à un bon rythme.

 

Deuxième exposé : les activités pendant les vacances d’été. En fait il s’agissait de présenter le centre social Balavoine. Le responsable, Ange, s’y colle. C’est clair et bien, encore une fois. On apprend que c’est un projet intergénérationnel, pluridisciplinaire, participatif et favorisant le lien social. On comprend donc encore moins pourquoi le maire refuse de prêter une salle au conseil de quartier citoyen…

Une dame pose le problème de l’Aide éducative péri-scolaire, qui a été supprimé quatre mois… Le premier secrétaire du PS de Bondy propose à Ange de passer au point suivant, ce qui n’empêchera pas celui-ci de répondre…

 

Une autre habitante évoque l’insécurité, le même premier secrétaire du PS de Bondy explique qu’on ne peut pas tout traiter en une soirée, c’est reporté…

 

Un point supplémentaire est ajouté : la présentation du délégué du préfet, qui au passage glisse un mot sur l’intérêt des caméras de vidéo-surveillance. A la remarque  d’une habitante qui le coupe en s’interrogeant sur leur efficacité, il répond qu’il refuse de participer à des débats stériles. Sympa, au moins on sait ce qu’on ne doit pas dire.

 

Il est finalement décidé que le budget du conseil de quartier sera consacré à des lumières derrière la maison de quartier et à la mise en place d’un parcours santé au bois de Bondy.

 

La réunion aura duré 1h30.

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