C’est en avançant l’argument du nombre d’enfants en difficulté scolaire que le gouvernement veut mettre en place le remplacement des heures d’école supprimées le samedi par du soutien scolaire le soir, des stages de remise à niveau pendant les vacances et la mise en place de nouveaux programmes. Ces programmes n’ont rien de nouveau, ils renvoient à des méthodes qui ne permettaient qu’à un très petit nombre d’élèves d’avoir le baccalauréat.

Une majorité d'enseignants jugent ces réformes inefficaces, elles ne peuvent suffire à résoudre l’échec scolaire. Dans le même temps le gouvernement diminue les moyens d’un bon fonctionnement pendant le temps normal d’école.

C’est en permettant à l’école de répondre aux besoins de «tous» les élèves qu’elle remplit sa mission.

En diminuant le nombre d’élèves par classe, en assurant le remplacement, en ouvrant les classes nécessaires, en créant les postes d’enseignants supplémentaires dans chaque école et en développant les dispositifs d’aide aux enfants en difficulté, l’école pourra devenir celle de la réussite de tous.

L’Etat a les moyens financiers pour réaliser cet objectif mais il fait le choix de payer des heures supplémentaires aux enseignants plutôt que d’investir à long terme dans le système éducatif.

En Seine-Saint-Denis, c’est bien à la remise en cause du service public d’éducation que nous sommes confrontés avec le refus d'ouvrir 94 classes en élémentaire et maternelle "au dessus des seuils", et la fermeture de 47 classes sans raison valable.

Avec les 23 millions d’euros dégagés pour payer ces heures supplémentaires pendant les vacances, le Ministre aurait pu créer plus de 700 emplois de professeur des écoles sur le temps scolaire ordinaire !

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