L'initiative était gonflée : réunir des Bondynois en plein mois de juin et pendant le mondial de foot pour réfléchir à la façon dont les acteurs peuvent intervenir dans l'école, voilà bien de l'audace.


Et bien nous en a pris.



La quinzaine de personnes présentes est largement intervenue après l'exposé de José Tovar, syndicaliste, retraité et « expert citoyen » des questions de l'éducation.


De l'échange, nous retiendrons un point qui fait accord : pour jouer son rôle l'école doit avoir du temps. De ce point, la réduction des horaires hebdomadaires par Sarkozy a été nuisible aux élèves. Allons plus loin : au début de sa carrière,un professeur de français enseignait 9 heures à une classe par semaine. Aujourd'hui, c'est 4,5 heures... Les semaines comprenaient 30 heures de cours, aujourd'hui ce sont 24 heures dont disposent les élèves...
Donner plus d'heures à l'école éviterait d'avoir à faire jouer aux parents le rôle de suppléant des enseignants, quand l'enfant rentre sans avoir compris et que le parent doit compléter le cours.
Mais donner plus d'heures coûte de l'argent à l'Etat, et le gouvernement préfère aider les « entreprises » (traduire par « patronat).
Trouver des idées pour améliorer l'école ne peut pas suffire : il faut obliger la mairie, le conseil général, le conseil régional ou l'Etat à mettre ces mesures en œuvre.
Notre force, c'est l'intérêt de la société pour son école.


Le compte rendu plus complet de la rencontre viendra bientôt, ci-dessous...

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