Les Reflets de septembre se suivent et se ressemblent. Chaque année la communication municipale nous assène les mêmes chiffres pour nous convaincre des efforts toujours plus grands de la commune en faveur de l’école. Si l’on s’en tient uniquement à ce qui nous est relaté, on pourrait effectivement croire que notre ville œuvre pour le bien et la réussite des petits Bondynois dans des écoles sans cesse rénovées et agrandies, ce qui ne peut que favoriser cette réussite.

 

Mais est-ce réellement ce que nous vivons ?


Dans le centre et le sud de la ville, la commune a favorisé le développement de groupes scolaires énormes qui ne mettent aucunement les élèves en situation de réussite, à cause de ses mauvais choix d'aménagement et d'accroissement anarchique des constructions.

 

Mauvais choix

 

En favorisant la construction d’une école primaire dans le nord de la ville en 2006 alors que la "Rénovation" urbaine allait provoquer la baisse mécanique des effectifs des écoles, la municipalité a fait le choix de favoriser les fermetures de classes dans les sept autres écoles du nord de la ville.

Tout aussi mécaniquement, sur la même période, les familles déplacées dans le centre ont amené les effectifs à exploser avec plus de 1000 élèves supplémentaires, ce qui représente plus de 40 classes et une seule école construite. Le sud de la ville n’a pas non plus été épargné puisque le seul groupe scolaire Curie a vu l’arrivée d’une centaine d’élèves, toujours sur la même période.

 

Et ce n’est pas fini.

 

En votant la modification du PLU (Plan Local d’Urbanisme), la commune a favorisé l’implantation d’immeubles sur le centre de la ville. Les promoteurs n’ont eu de cesse d’acheter des pavillons, les programmes immobiliers fleurissent partout dans le quartier de la gare et de l’hôtel de ville sans qu’aucune école ne voie le jour. Actuellement sept programmes sont en cours de construction avec une prévision d’un peu moins de 400 appartements sur le centre quand plus de 130 sont prévus sur le sud.

 

La solution de la ville pour accueillir les élèves qui arrivent toujours plus nombreux sur les écoles à chaque rentrée scolaire : poser des préfabriqués dans les cours d’école, les classes sont là mais que dire des cours, des espaces communs (les bibliothèques et salles informatiques disparaissent parce qu'il faut des salles) et des réfectoires ? Et lorsqu’on agrandit ceux-ci, ce sont les cours d’école qui sont réduites au strict minimum.

 

Pour quelle qualité ?


Une école fonctionne correctement et met ses élèves en situation de réussite quand elle ne compte pas plus de dix classes en élémentaire et sept classes en maternelle. Actuellement toutes les écoles élémentaires du centre et du sud sont à plus de 13 classes, avec même 18 classes à l’école Mainguy-Guéhenno et la plupart des maternelles comptent 9 ou 10 classes et même 11 classes pour quatre d’entre elles.

 

Que dire du groupe scolaire Béthinger-Salengro-Savary qui accueillait l’année dernière plus de 1000 élèves sur 44 classes ?

 

Nous avons besoin de qualité pour placer nos enfants en situation de réussite et favoriser les apprentissages. Cela passe indéniablement par une autre politique de la ville vis-à-vis des infrastructures et en particulier des écoles. La commune fait le choix de laisser jouer la spéculation immobilière des investisseurs privés, c'est un premier tort, et elle n'accompagne pas ces arrivées par l'investissement nécessaire dans l’école.


Oui, il faut une nouvelle école pour Bondy-centre. C'est urgent, et nous aurons durablement ce besoin. Ou bien nos enfants subiront ce manque.

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