8 milliards d'euros pour la filière automobile, 140 milliards pour financer le chômage partiel, mais rien pour l'éducation ! Rien pour les enfants de ceux qui ont été en première ligne durant la pandémie. Le MEN va même jusqu'à envisager, en cas de retour de l'épidémie, de diviser les classes en deux, donc de diviser par deux les heures auxquelles les élèves ont droit ! Il théorise cela dans le dispositif 2S2C qui vise à basculer l'EPS et les enseignement et options artistiques (arts plastiques, musique, théâtre, cinéma) dans des activités périscolaires à la charge des collectivités territoriales. C'est assez !

Depuis le plan de rattrapage en faveur de la Seine-Saint-Denis de 1998, année après année, les moyens attribués ne cessent de diminuer. En 10 ans, de 2011 à 2021, les effectifs du lycée ont augmenté de 10% (147 élèves supplémentaires), mais la DHG, elle, a baissé de 5% (- 58 heures). Les deux graphiques ci-contre illustrent le décrochage qui est intervenu depuis 2017.

Entre 2017 et aujourd’hui, les effectifs du lycée ont baissé de 13 élèves mais la DHG a baissé de 107 heures.

image.png

image.png

Les conditions de travail des enseignants, les conditions de vie et de travail des élèves se dégradent inexorablement. Impossible de préparer sérieusement les élèves de 1ère et de terminale aux E3C avec des groupes de plus de 30 élèves et sans dédoublements, surtout après l’expérience désastreuse de cette année pour nos élèves de 1ère. Il faut, a minima, prévoir des groupes à 24 et non à 30 en spécialité. Comment entrainer les élèves à l’oral dans des groupes de langue à plus de 30 élèves ? Comment travailler avec les élèves sur leur orientation ? Leur “grand oral” ?

Dans le projet de TRMD soumis aux élus du personnels les options facultatives en cinéma et théâtre du collège et du lycée disparaissent ; seul 1 groupe d’option facultative Arts plastiques de 3 h 00 pour les 1ères serait maintenu.

A la dégradation structurelle des conditions de travail pourrait s’ajouter à la rentrée une reprise de la pandémie. Le rectorat, sans doute mieux informé que les scientifiques, balaye cette menace d’un revers de main et prépare la rentrée 2020 comme si rien ne s’était passé. Or, chacun sait qu’il s’est bien produit quelque chose d’inédit. Le gouvernement a su trouver des milliards d’euros pour soutenir l’économie et ne pourrait pas investir dans l’éducation ?

 

C'est pourquoi nous demandons, avec nos syndicats au niveau national, départemental et académique des moyens supplémentaires permettant la baisse des effectifs, soit un abondement de la DHG de 44 heures pour la remettre au niveau de l’an passé. Nous revendiquons :

·         La limitation des effectifs des groupes de tronc commun en 1ère et terminale à 30 élèves ;

·         La limitation des effectifs des groupes de spécialité en 1ère et terminale à 24 élèves ;

·         La limitation des groupes de langue à 24 élèves ;

·         Le financement des options facultatives artistiques (théâtre et cinéma) ;

·         Le financement d’heures de soutien pour les élèves sortant d’UPE2A, qui n’ont pas pu bénéficier d’une année de cours complète ;

·         La création d'un second poste de proviseur adjoint ;

·         La création au collège d’1 poste de CPE et 2 postes d’AED.

 

Les sections SNES, FO et SUD de la cité scolaire Jean Renoir de Bondy vous invitent à les rejoindre pour porter ces revendications légitimes auprès du rectorat.

 

 

Pour soutenir ces revendications : accéder au tract-pétition en cliquant ici

Informations supplémentaires