Alors que même Le Parisien reconnaît une participation en hausse aux manifestations du 24 janvier, le Conseil d'Etat a rendu un avis "très critique" sur le projet de loi du gouvernement.

Malgré la fatigue et le bourrage de crâne médiatique, l'opinion publique reste consciente des dangers majeurs de cette "réforme" contre les salariés, les chômeurs, les femmes, les jeunes.

La lutte se poursuit, parce que nous avons raison et que nous ne voulons pas mourir au travail.

Et pour nos enfants.

Plusieurs centaines de personnes, des agents des établissements scolaires, du personnel communal, de la RATP, de la SNCF, des retraités, se sont rassemblées pour manifester depuis la gare de Bondy jusqu'à la permanence de la députée Sylvie Charrière, députée LREM de Villemomble.

Les enseignants ont laissé de vieux manuels sur place, comme les avocats laissent leurs robes ou les soignants leurs blouses.

Il était important de se retrouver entre différentes professions en lutte et de montrer localement notre nombre.

La lutte se poursuit pour un droit à la retraite à taux plein dès 60 ans.

 

 

 

 

 

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Jeunes, étudiant.e.s, salarié.e.s, retraité.e.s : Tous ensemble pour défendre notre système de retraite solidaire par répartition
Les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis réaffirment leur rejet du plan Macron sur les retraites, qui souhaite casser le régime existant pour instaurer un « système universel de retraite par points ».
Cette réforme porte la baisse généralisée des pensions, comme le démontre le système suédois, modèle de la réforme Macron. Nous sommes face à un projet injuste et dangereux pour la cohésion sociale, particulièrement dans notre département, qui connaît le plus faible niveau de vie en France métropolitaine et où la population subie le chômage et la précarité.
Ce projet entraînerait un recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans et des pensions amputées, des conditions plus drastiques pour bénéficier d’une pension de réversion diminuée, les périodes de maladie, chômage, maternité qui sortiraient des droits à la retraite, l’augmentation des inégalités Femmes/Hommes, la fin des régimes spéciaux. En outre, la valeur du point serait révisable chaque année, par le gouvernement. Le niveau des retraites ne serait en clair plus garanti. Une incertitude et une casse des droits qui ouvriraient en grand la porte de la retraite par capitalisation. Le texte Macron est donc bien au service de la finance, dont les dernières crises ont pourtant démontré toute la nocivité économique et sociale.
Le gouvernement tente de décourager la montée de la mobilisation, dans une sorte d’aveu de la nocivité de cette réforme, en proposant de basculer dans le nouveau système uniquement les générations nées à partir de 1975 ! Il fait clairement le choix de sacrifier la jeunesse déjà durement frappée par la précarité ! La clause du « Grand-père » est la clause de la honte ! Ce pouvoir projette ainsi de fragmenter notre société et de briser la solidarité intergénérationnelle en faisant supporter la régression sociale aux futures générations !
A rebours de ces logiques il y a plus que jamais besoin de renforcer notre système de retraite par répartition à la fois contributif et solidaire ! Ce projet reste Impopulaire, Minoritaire, Autoritaire !
Les moyens existent mais supposent de privilégier les politiques d’emplois, des salaires, de solidarité, d’investissements, au détriment du service de la finance comme s’y emploie ce pouvoir dont les liens avec des fonds de pensions ont été révélés par la presse.
Pour ces raisons, les organisations syndicales de la Seine-Saint-Denis exigent le retrait du plan Macron, le maintien de tous les régimes existants et le retour à la retraite à taux plein à 60 ans. L’ampleur des mobilisations, des grèves enclenchées depuis le 5 décembre, des manifestations régionales et départementales démontrent que les salariés rejettent massivement cette réforme. Aussi les organisations syndicales départementales appellent à renforcer et élargir encore la mobilisation par la grève et la reconduction de celle-ci, et pour ce faire à organiser dans les entreprises et les administrations des Assemblées Générales dans l’unité. Elles décident d’impulser des initiatives pour que le souffle populaire de la Seine-Saint-Denis contribue à l’élévation du rapport de force et appellent :
 Jeudi 23 janvier 2020 :
Marche unitaire départementale aux flambeaux 18h00 de la Bourse départementale du travail (1 place de la Libération à Bobigny) vers le parvis de la Préfecture (Esplanade Jean Moulin à Bobigny).
 Vendredi 24 janvier 2020 : (jour du Conseil des ministres).
Manifestation unitaire régionale 11h Place de la République vers La Place de la Concorde.

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