Par Maxime Combes

 

Pour satisfaire les exigences des actionnaires, Michelin annonce vouloir supprimer 2300 emplois en trois ans. Elle rejoint ainsi d’autres membres du CAC40, parmi lesquels Danone, Sanofi ou Total qui suppriment des emplois alors qu’elles versent des dividendes et profitent de l’argent public.

En lieu et place des traditionnels vœux de nouvelle année, les salariés de Michelin ont appris que leur direction souhaitait supprimer 2300 emplois sur trois ans : 1200 dans les activités industrielles, et 1100 dans les activités tertiaires du groupe. « Il s’agit de l’un des plus grands plans sociaux qu’ait lancé l’entreprise alors que les usines tournent à plein régime et que le groupe fait 1,7 milliard d’euros de bénéfice », a réagi avec colère et surprise Jérôme Lorton, délégué syndical central Sud chez Michelin et cité par Le Monde.

Michelin indique de son côté vouloir augmenter « sa compétitivité jusqu’à 5 % par an » et « améliorer significativement l’agilité et la performance globale de ses activités ». Un peu plus d’un an après avoir annoncé la fermeture des usines de la Roche-sur-Yon en Vendée (619 salariés) et de Bamberg en Allemagne (858 salariés), Michelin fait à nouveau de la suppression d’emplois, ici plus de 10 % des 20 000 que le groupe compte dans le pays, la principale source de cette recherche de « compétitivité ».

 

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