par Agnès Rousseaux

 

Les inspecteurs généraux des finances représentent l’élite de la haute administration. Censés servir l’État et l’intérêt général, ils préfèrent souvent émarger dans la finance. Des allers-retours problématiques sur lesquels Basta ! s’est penché.

Emmanuel Macron, après moult revirements, a annoncé la suppression de l’École nationale d’administration (ENA) et celle des grands corps d’État. Serait-ce donc la fin de l’Inspection générale des finances (IGF) ? Ce corps d’État, dont est issu Macron lui-même, recrute les énarques les mieux classés à leur sortie de promotion. Le top du top, ceux qui partent travailler dans les hautes sphères du ministère des Finances, à la direction du Budget ou à celle du Trésor, d’où ils pilotent la politique économique de la France. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette « élite » de la haute fonction publique n’a pas une bonne image dans l’opinion.

Allers-retours entre secteur bancaire et ministères

C’est peut-être parce qu’elle incarne encore plus que d’autres le manque d’étanchéité entre secteur public et intérêts privés. Car le plan de carrière préféré des IGF, ce sont des allers-retours entre le ministère des Finances et le secteur bancaire, en passant par les cabinets ministériels. Est-il possible de conseiller un ministre des Finances quand on a travaillé juste avant pour le secteur bancaire ? Pour les IGF, cela ne semble pas poser problème. Est-il possible de participer au sein de la direction du Budget ou du Trésor, à la rédaction des régulations du secteur financier, quand on sait que l’on ira ensuite travailler pour celui-ci ? Pas de souci !

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