Conseil municipal du 29 juin 2017

 

 

Peu de choses marquantes en dehors du dernier dossier : la vente d’un terrain de 2 223 mètres carrés à la multinationale VINCI, la même multinationale qui gère si peu soigneusement le parking de la gare, et l’aéroport de Notre Dame des Landes. Des plombs un peu fragiles ont provoqué des interruptions de lumière et des micros au début de la séance.

 

Dossier 17-09 : procédure de marché adapté pour l’allée George Sand (face à la mairie)

Dominique Pierronnet rappelle pour Bondy autrement que nous refusons ces « marchés adaptés », plus opaques que les « appels d’offre ». En effet, la maire peut négocier directement avec l’entreprise. Rappelons que le PS avait dénoncé cette invention en son temps.

Ali Zahi, le gendre de la maire, justifie l’urgence de finir les travaux. Et si l’appel d’offre avait été passé avant, simplement ?

 

Dossier 17-10 : Achat pour 100 000 euros de nouveaux parcmètres.

Jamal Ammouri, élu PS non-grata par la maire, rappelle que Vinci achète ses parcmètres par milliers au prix de 5 000 euros l’unité. Si on leur confie le marché, pourquoi ne les fournissent-ils pas à ce tarif au lieu de les payer nous-mêmes plus cher ? Bonne question !

Hakim Kadri, élu de Bondy autrement, rappelle notre opposition : l’argent de la mairie serait plus utile dans d’autres fonctions.

 

Après quoi, la maire décide une interruption de séance, prenant prétexte du rétablissement des micros et de la lumière…

 

Dossier 17-31 : Désignation des élus aux Conseils d’école

Bondy autrement ne participe pas aux votes qui concernent la majorité municipale. Cependant signalons un fait sur ce dossier : Sabrina Métayer et Jamal Ammouri apprennent en séance qu’ils sont virés au profit d’autres élus, la veille encore ils siégeaient dans les conseils d’école et n’ont même pas pu annoncer leur départ. C’est ainsi que la maire se montre autoritaire et remercie ceux qui lui ont servi. Avis aux suivants !

 

Dossier 17-44 et 17-45 : Projet de construction d’un ensemble immobilier par le groupe VINCI/Ogic sur 2 223 mètres carrés (terrain du garage municipal et ancien lavoir)

Dominique Pierronnet demande une interruption de séance au nom de Bondy autrement, pour permettre au public de s’exprimer sur ce dossier important.

La maire refuse, au prétexte que l’interruption de séance n’est pas prévue dans le règlement intérieur ! (Eh oui, là, vous vous dites : « Mais elle-même a fait une interruption au cours de la même séance ! »). Donc elle refuse.

Stephen Hervé, élu LR, rappelle que ce projet arrive au conseil municipal arrive sans aucune concertation. Son groupe souhaite conserver ces bâtiments dans le patrimoine communal.

Jamal Ammouri, élu PS, dit que les arguments de la maire sont fallacieux : on découvre après 50 ans les cuves et l’espace de circulation des cars alors que ça n’avait jamais posé problème. Les Bains-douches font partie du patrimoine historique de la ville.

Sylvie Badoux, élue PC : « Quand les promoteurs ont vendu des terrains aux ouvriers, sans eau courante, la mairie avait installé ces bains. Cela fait partie de la mémoire locale. Il faudrait au poins maintenir un service public au rez-de-chaussée ».

Karim Allouache, élu En marche, s’adresse à la maire : « Ca arrive d’un coup alors que vous parlez de démocratie locale ».

Hakim Kadri déclare pour Bondy autrement : « Ce soir, je suis surpris et déçu de prendre connaissance de cette délibération. En effet, je m’aperçois que la droite propose du service public et que la « gauche » du promoteur privé !

Déclassement du domaine public et vente des garages et ancien lavoir sont manifestement la conséquence d’une ville en difficulté financière  qui emprunte régulièrement  par décisions de la Maire et voilà qu’aujourd’hui,  à Bondy, vous mettez en vente un terrain acquis par le grand père  Coutrot!

Contrairement à ce qu’écrit votre mari sur les réseaux sociaux, Bondy autrement  n’intervient pas pour faire le tintamarre au conseil municipal mais surtout pour dénoncer la démocratie participative que vous appliquer.  Dans cette délibération, il existe une forte ressemblance avec la vente de bien sans maître : «  Faîtes des projets, c’est la Maire qui décide ! » Pour nous : « Ce n’est pas le Bondy que nous voulons ».  J’en profite pour vous lire les propositions du conseil de quartier du mainguy :

Lors d’un précédent conseil, vous avez reconnu, qu’en effet, il y avait une nécessité sur ce point….A quoi bon !  Comme celui de solliciter le conseil de quartier pour un tel résultat !  Ce projet immobilier qui est aussi une « belle » spéculation immobilière est sur la table ce soir !
Il  y a  quelques années, l’association Bondy oxygène s’était fortement opposée à des constructions de logements sur le stade Léo lagrange, terrain public, l’association Bondy écologie réagit publiquement.

Les erreurs de gestion s’accumulent  comme ce fut le cas lorsque nous avions la possibilité de réaliser une extension du groupe scolaire Salengro/Béthinger : Vous avez laissé un promoteur privé acquérir l’ancien cabinet dentaire Nataf alors que nous connaissions les difficultés d’accueil des élèves du quartier de la gare.
Faudra t’il prévoir un ramassage scolaire pour conduire les écoliers bondynois dans des écoles voisines ?

Pour continuer de vous exprimer  nos inquiétudes, les Bondynois s’interrogent  sur l’avenir des terrains des stades Léo Lagrange, R.Gazzi, des  emplacements de piscines ,  du boulodrome, du club du 3ème âge qui pourraient, à l’avenir, être très fructueux pour nos recettes municipales !

Enfin, pour conclure, vous bénéficiez d’une majorité qui est, en coulisse, CONTRE  ce projet mais votera POUR car les RIB et procurations ont bien été enregistrés par l’administration. Ce soir la voix de nos Elus(es)  absents sera bien comptée !

Nous vous demandons de retirer les délibérations  17.43 et 17.44  de ce conseil municipal. »

 

Patrick Sollier, élu EELV, Il ya quelques semaines, nous apprenions que ces dossiers viendraient au conseil municipal. L’ancien lavoir (avec les bains-douches) est considéré comme « remarquable » pour l’architecture des années 1930., « d’esprit novateur avec des machines à laver ». « Les bas-reliefs en lien avec l’eau et la décoration sont typiques des années 1920-1930. » Il n’y a même pas d’évaluation du coût de la dépollution, même pour une vente à 3,8 millions d’euros, c’est un risque. C’est donc un choix précipité.

 

Ali Zahi « répond » à toutes ces remarques : d’après lui, on promet la vente et on fait le projet après. On préserve ainsi le patrimoine. « Je m’engage à le faire partager ».

 

Sylvine Thomassin, la maire, continue dans la voie déjà peu crédible du précédent : « Quand on représente la république, on doit se tenir de manière irréprochable » (A-t-elle pris conscience de son propre comportement?). « C’est une simple démarche de déclassement » Il y a un déclassement et une cession, on ne touche pas aux bains-douches. « Ceux qui sont habitués à travailler avec moi (…) ne doivent pas faire de procès d’intention ». ‘Justement Madame la Maire, nous sommes trop habitués !).

 

Le vote a lieu.

 

22 conseillers municipaux ont voté CONTRE : Bondy autrement, LR, UDI, En Marche, EELV, PCF et deux élus PS (Jamal Ammouri et Sabrina Métayer).

 

22 ont voté POUR la vente du terrain à VINCI : Sylvine Thomassin, Michel Vioix, Dalila Maazaoui, Mounir Matili, Noria Mazouzi, Magid Tabouri, Fadila Tekkouk, Charlie Nabal, Aïssata Seck, Alain Verger, Joël Houssin, Hassina Ambolet, Bertrand Brouillard, Rabia Nahar, Lilawtee Rajendram, Ali Zahi, Souhila Fezari-Abbas, Nabil Larbi, Hadjanité Diaby, Thomas Ong (procuration à Ahmadouchi), Sébastien El Baze (procuration à Tabouri) et Fatine Ahmadouchi, tous PS ou apparentés.

 

Face à l’égalité, la « voix prépondérante de la maire » fait passer le dossier !

 

Face à ce déni de concertation et de démocratie, nous nous mobilisons !

 

Question orale posée par Bondy autrement à la maire concernant Bondy Habitat :

 

Madame la Maire,

La loi du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) et la loi du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République ( NOTR) stipulent qu'à compter du 1 janvier 2017, un office public de l'habitat (OPH) ne peut plus être rattaché à une commune membre d'un établissement public de coopération
intercommunale compétent en matière d'habitat.
Dans le périmètre de la métropole du Grand-Paris, un délai d'une année supplémentaire est accordé mais au 30 septembre 2017, les communes et les structures intercommunales devront avoir délibéré pour un rattachement au 1 janvier 2018, sous peine d'intervention du Préfet.
La procédure de rattachement de l'OPH communal à l'EPCI doit intervenir le 31 décembre 2017 au plus tard.

Nous sommes surpris que le sujet n'ait pas été évoqué en conseil municipal puisque nous n'avons que jusqu'au 30 septembre 2017 pour délibérer, d'autant que vous connaissez les termes du texte depuis près de 3 ans !

Pouvez-vous préciser au conseil municipal le calendrier exact de la mise en oeuvre du rattachement de Bondy Habitat à Est-Ensemble ?

 

La maire répond : « Merci d’avoir rappelé ce point. Nous en discuterons avant la fin septembre, il en est de même pour notre CCAS et le PLU. ». Une réponse du genre : Ca ne nous avait pas échappé (tu penses...). D'ailleurs, où avais-je la tête, j'ai oublié de vous dire qu'il y aurait un conseil extra-ordinaire vers la mi-septembre...

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