Conseil Municipal du 27 juin 2019

Est-il normal qu’une maire traite l’opposition « d’esprits malades » ? Que son époux se moque des élus de l’opposition depuis la salle sans que la maire ne le rappelle à l’ordre ? Que des « spectateurs » proches de la maire se mettent derrière nos élus pour les espionner pendant la séance du conseil municipal ? À part ça, la maire aura prononcé 37 fois le mot « beau » ou « belle », espérant sans doute ainsi colorer sa politique d’un esprit positif qui lui fait tellement défaut pour respecter les règles.

 

19-1 : Admission en non-valeurs

Ca commençait fort. L’élu LREM demande des précisions, le maire-adjoint EELV Philipe Gauthier, toujours modeste et tolérant, l’envoie vertement balader en lui disant de lire les annexes. Puis il vérifie sur son ordi et s’excuse : M. Allouache avait raison, les informations demandées n’étaient pas dans les annexes. Comme quoi, écouter l’opposition éviterait parfois de dire de grosses bêtises.

 

19.5 : Attribution de subventions

Pour Bondy autrement, Dominique Pierronnet intervient pour dire que nous sommes heureux de découvrir l’attribution d’une subvention aux étudiants en soins infirmiers de Jean Verdier. Quelle est la position de la maire sur la décision du Président de la République qui s’est exprimé sur la question des fermetures des Hôpitaux publics ? Ce serait mieux de ne pas faire déménager le pôle mère-enfant de Jean-Verdier !

 

19-6 et 19-7 : 12 millions d’euros pour la DSU et 7 millions pour le FSRIF.

Nous prenons acte.

 

19.10 : Modification du tableau des effectifs

Hakim Kadri déclare pour Bondy autrement : « « Dans votre livre Le Cœur à l’ouvrage, vous écrivez à la page 102 que votre fille a été recrutée par votre prédécesseur alors qu’elle venait de finir ses études de psychologue. Ça ne se passe pas toujours comme ça dans notre ville aujourd’hui.

En effet, avec la création d’un poste d’infirmier, nous constatons que vous semblez avoir créé un poste sur mesure au Conseil municipal du 28 mars 2019.

De même, pour certains cadres. Ainsi Madame Bouchet Doumenq, DGA à la direction de Pôle social Santé et Petite enfance a succédé à Monsieur LEOST, DGA, six mois avant son départ en retraite comme promotion de fin de carrière. A la fin de ses fonctions, il fallait donc redistribuer le pouvoir en reprenant le tableau des effectifs comme vous le faites ce soir.

Au tableau des effectifs précédent, vous aviez ouvert un poste en interne pour différentes catégories (rédacteur, attaché, animateur, assistant socio-éducatif, cadre de santé, infirmière en soins généraux)… surprenant ! N’était-ce dont pas pour noyer le poisson ?

Alors, quatre candidatures et un seul poste. Qui pouvait obtenir ce poste d’infirmière qui se profilait pour une infirmière prioritairement? Bien évidemment, votre ancienne collègue, cadre de santé, seule candidate diplômée pour ce poste. Elle n’a même pas eu besoin de passer le second entretien avec l’Adjointe concernée. L’infirmière « pressentie » décroche le poste de Cheffe de service Petite enfance. Son poste vacant est mis en ligne sur Indeed, plateforme d’offres d’emploi, avant une mise en ligne en interne.

Quant aux postulantes battues, expérimentées, diplômées de niveau 2, qui espéraient une évolution de carrière : l’avenir est ailleurs pour vous.

Par ce biais, nous découvrons ainsi que le diplôme d’Educatrice de Jeunes Enfants n’est pas celui qu’on préfère pour diriger une crèche à Bondy !

Enfin, avec le démantèlement des services de notre hôpital Jean-Verdier, que pouvait espérer une autre cadre infirmière, ancienne collègue de Tremblay pour remporter la direction de notre Centre de Santé municipal. Là, par contre six années d’expérience suffisent pour attribuer le poste !

L’information donnée sur le bulletin d’information bondynoise ne donne aucune indication sur son ancien poste? Pourquoi?

Voilà le parcours deux infirmières arrivées en 2013 et 2014 dans notre ville, recrutées aux postes de direction Petite enfance, sans aucune expérience dans ce domaine vu qu’elles provenaient de l’hôpital Jean Verdier, hôpital que vous connaissez bien pour y avoir travaillé pendant de nombreuses années et vous a permis de nouer de bonnes relations professionnelles.

Sur un autre registre, on nous signale également qu’une assistante de direction se retrouve promue cheffe de service séniors ? Tout cela encore sous la manoeuvre de l’ancienne DGA, Mme Bouchet-Doumenq, confirmée par votre accord et celui d’une autre DGA.

Je vous passe l’avancement sympathique d’un Bondynois responsable de la voirie passé de catégorie C à la catégorie A en moins de 10 ans, par nomination, au grand découragement d’employé-e-s de notre ville.

Au cours de la dissolution des associations para-municipales, Madame Geneviève MARC qui fut Secrétaire générale nous rappelait sans cesse que dans la fonction publique, seuls les diplômes et les concours comptaient. N’avait-elle pas oublié l'expérience !

Pour en finir avec ce déplorable jeu de promotions internes, nous souhaitons vous dire, Madame la Maire, que pour l’attribution de logements, de postes de cadres dans notre ville, de vente de pavillon, d’attribution d’un poste d’adjoint, nous attendons comme l’exige la loi, beaucoup plus d’équité, de clarté dans vos choix et vos recrutements.

Alors participerons-nous au vote ? NON, bien évidemment pour Bondy autrement.

 

Madame Thomassin nous répond : « je ne suis jamais intervenue dans les recrutements. » Jamal Ammouri, nouvelle gauche, lui rappellera qu’elle est la plus haute responsable de la mairie, et à ce titre responsable des embauches, c’est son statut légal, et elle ne convainc personne à prétendre le contraire.

 

19.11 : Création de postes pour les manifestations culturelles

Dominique Pierronnet déclare : « Au regard du nombre de postes, nous avons pensé que nous organisions à Bondy le « festival des vieilles charrues » !

Nous sommes bien évidement d’accord pour financer la culture qui donne de la dignité aux habitants, aux enfants, aux jeunes. Dans notre programme en 2014, nous demandions que l’offre culturelle soit indépendante et non liée aux goûts de l’entourage de la Maire.

Dans la ferme Caillard, nous regrettons la fermeture régulière de la porte d’entrée qui ne semble pas très accueillante malgré la fresque réalisée dessus. Une Entrée/Sortie est-elle prévue côté rue Yvonne ? Enfin, des travaux de toiture ont été réalisés dernièrement. Nous déplorons la différence de tuile entre une partie et l’autre qui n’a pas été refaite, l’absence de gouttière et la dégradation du mur attenant. »

 

19.12 : Mise à disposition de deux agents au CCAS

Pour Bondy autrement, c’est Hakim Kadri qui se réjouit : « La psychologue du CCAS recrutée par votre prédécesseur pourra s’appuyer sur du personnel supplémentaire, ce qui facilitera son travail ! »

Jamal Ammouri, nouvelle gauche, intervient ensuite mais il est interrompu par des cris dans la salle, l’élu se retourne et voit que c’est le mari de la maire qui gêne la séance ! Pas de réaction de la présidente de séance que cela fait sourire ! On a les supporters qu’on mérite.

 

19.15 : Rapport annuel sur la politique de la ville

Dominique Pierronnet de Bondy autrement déclare : « Dommage que votre adjoint chargé des grands projets de ville ne soit plus au conseil ! ».

La maire fait semblant de ne pas comprendre qu’il s’agit de Mounir Matili, rarement présent au conseil municipal.

Philippe Gauthier, maire-adjoint EELV toujours modeste, et respectueux vis-à-vis de l’opposition, répond à Karim Allouache : « Vous n’avez pas tous les éléments pour comprends ce qui se passe dans cette ville », il s’appuie sur les recensements de l’INSEE qui n’ont pas noté d’augmentation de la population.

Mais la maire est obligée de tacler son docile adjoint aux finances pour dire qu’elle estime que les chiffres de l’INSEE sont sous-estimés et que de nombreux maires pensent comme elle.

 

19.16 : Ecole Camille Claudel (pour un coût de 25 millions d’euros TTC)

Il est prévu 29 classes : 12 en maternelle, 17 en élémentaire. Nous pensons que cela fait une école primaire de 688 élèves. La taille d’un collège ! Nous réclamons la construction d’une école en centre ville. D’autant qu’il ne s’agit pas de la construction de deux écoles : elles existaient déjà, elles sont simplement reconstruites.

Nous votons POUR cependant.

À noter encore que la maire piaille sans cesse « rappel au règlement » quand Jamal Ammouri intervient. Une partie du public voyant cette scène pitoyable, sort dégoûtée.

 

19.17 : Extension du groupe scolaire Pierre Curie : encore des avenants

Hakim Kadri note qu’encore une fois, nous constatons la non-élaboration d’un cahier des charges complet. Une plus-value de 300 000 euros (302 000 pour les avenants et 3 900 000 pour le total des marchés) est trop importante pour notre budget. Comment peut-on oublier des garde-corps sur une terrasse ?

Nous votons CONTRE

Philippe Gauthier s’énerve encore : les avenants sont nécessaires et concernent des besoins supplémentaires, il est donc normal de payer en plus. Il prend le cas de Pierre Curie où il faisait 13 degrés au premier étage en hiver. Et là, on se demande s’il est sérieux… Comment la mairie a-t-elle pu oublier ce point avant de passer le marché ? !

Toujours très digne et respectueuse des droits de l’opposition, la maire répond aux mêmes critiques de Jamal Ammouri qui revient sur les raisons de son départ de la majorité municipale en disant à son ancien adjoint : « J’avais l’impression que vous vouliez que j’embauche un de vos copains », à l’été 2016. Elle frôle la diffamation, non ?

 

19.20 et 21 : Avenants aux marchés de Pierre Curie et de Léo Lagrange

Contre

 

19.22 : Avenants pour la rénovation du groupe scolaire Léo Lagrange

Passer les marchés en procédures adaptées pour aller plus vite ? Voilà le résultat. Il y a vraiment lieu de choisir des personnes compétentes pour étudier les marchés.

 

19.23 : Nouveaux travaux à Léo Lagrange

CONTRE.

 

Par ailleurs nous avons demandé si la mairie avait engagé une procédure contre la société Alter Bâtiment, il nous a été répondu que la ville a émis un certain nombre de pénalités pour non-respect des clauses contractuelles du marché. La société étant en liquidation judiciaire une déclaration de créance auprès du mandataire judiciaire a été opérée par le comptable public conformément à la procédure.

 

19.25 : fourniture et pose d’horodateurs

CONTRE. Lors de l’installation des horodateurs nous nous étions opposés. Lors du précédent conseil municipal, je m’insurgeais sur le montant du prix des PV. Pour le stationnement, nous préférons l’utilisation du disque bleu.

 

19.26 : Fourniture de mobilier urbain

A 805€ H.T la table de pique-nique en PVC. Ce marché supplémentaire est trop onéreux !

Pour Sylvine Thomassin, ce sont des tables de bonne qualité. Nous verrons.

En attendant nous votons CONTRE.

 

19.28 : Signature du protocole de coopération décentralisée entre la Ville de Berkane (Maroc) et la Ville de Bondy

Hakim Kadri déclare pour Bondy autrement : Nous nous souvenons d’une intervention de Monsieur Allouache sur les actions de jumelage. Etes-vous en mesure de les présenter aux élu-e-s de l’opposition, à la population ? ». Il en profite pour interpeller l’élu Madigata Baradji qui se présente comme élu de la France Insoumise, et demande si LFI est membre de la majorité municipale. Nous n’aurons pas de réponse de la part de l’élu concerné ni de la maire.

 

19.31 : Coopération Bondy/Al Ram (Palestine)

Il est évoqué dans le rapport la bibliothèque André Malraux, où se trouve-t-elle ? Comment allez-vous choisir l’agent territorial ?

 

19.32 : Règlement des activités extrascolaires, périscolaires et de loisirs

Nous avons préalablement posé une question parce que plusieurs cas nous sont revenus dans le passé où les familles ont été facturées à tort et ont eu du mal à être remboursées ou ne l’ont pas été du tout. On nous dit que l'objet de cette délibération est de permettre de rembourser en cas de force majeure en y ajoutant de la souplesse en cas d'arrêt de l'activité (quel que soit la cause par ailleurs), ce qui n'était pas permis avec l'ancienne rédaction.

Alors nous ferons confiance, mais nous souhaiterions que les familles soient informées des cas précis qui peuvent se présenter, afin que la souplesse ne soit pas de l’arbitraire.

 

19.33 : Appel à projet TAP (Temps d’Activités périscolaires)

CONTRE

Les enseignants, les parents d’élèves avaient souhaité une alternance du fonctionnement pour ce modèle. Au regard des dernières contestations, faut-il poursuivre les temps d’activité périscolaire qui n’apportent pas les résultats attendus !

 

19.35 : Adhésion au Réseau Français des villes éducatives

CONTRE, voir l’explication sur le dossier suivant.

 

19.36 : Candidature au dispositif des cités éducatives.

 

C’est Hakim Kadri qui intervient pour Bondy autrement.

Le dispositif de « cité éducative » vise à « à intensifier les prises en charges éducatives des enfants à partir de 3 ans et des jeunes jusqu’à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire. »

Vaste programme, qui serait accompagné de financements qui intéressent la ville de Bondy même si cela devra se limiter au réseau d’éducation prioritaire du nord de la ville qui pourrait percevoir 30 000 euros par an (financés par l’Education nationale et le ministère de la ville et du logement), ainsi qu’une somme pouvant aller jusqu’à 450 000 euros par an et par « cité » puisque le dossier de presse du ministère affirme que 34 millions seraient débloqués chaque année pour l’ensemble des « cités » (au nombre de 80 la première année pour le moment

Le dispositif prévoit un certain nombre d’objectifs que les équipes des écoles, ou la ville de Bondy pour sa part, ont déjà adopté depuis longtemps, déclinés en trois axes :

  • « conforter le rôle de l’école »

  • « promouvoir la continuité éducative »

  • « ouvrir le champ des possibles ».

L’Etat propose de financer ce nouveau dispositif de « cité éducative » tout en continuant à diminuer les crédits dus aux collectivités territoriales.

L’un des risques avec les « cités éducatives », c’est qu’elles conduisent progressivement à une organisation différente du système éducatif d’un territoire à l’autre, notamment du fait de sa « triple gouvernance » : Préfecture, Education nationale, Commune ou Communauté de communes.

Nous affirmons que l’organisation et les contenus de l’Ecole s’inscrivent dans un cadre national qui garantit l’égal accès aux savoirs pour tou-tes sur tous les territoires. Nous nous opposons fermement à toute territorialisation de l’Ecole : l’Education doit rester nationale.

Le fait que la ville de Bondy s’engage dans le dispositif de « cités éducatives » ne peut être l’occasion pour le Préfet, et donc l’Etat, de s’ingérer dans les choix de la ville. La « libre administration » des collectivités territoriales doit être respectée.

Nous exprimons notre grande méfiance vis-à-vis de la « gouvernance » à venir des Cités Educatives, avec la gouvernance tripartite annoncée. Nous n’avons aucune assurance que les projets portés actuellement et dans le futur par la ville de Bondy puissent exister ou continuer à exister.

C'est pourquoi nous voterons contre le projet de Cité éducative à Bondy.

Philippe Gauthier intervient en disant pour le groupe EELV qu’il est perplexe et ne fait pas confiance à M. Blanquer, mais se satisfait que la mairie veuille « aller chercher de l’argent » avec ce projet. Ils voteront donc pour.

Sylvie Badoux pour le PC, votera aussi pour mais dit que la mairie pourra dénoncer le protocole si ça ne convient vraiment pas (Est-elle sérieuse ? On signe un mauvais texte pour le dénoncer ensuite ?)

Quant à Sylvine Thomassin, la maire qui s’exprime sans doute au nom de ses élus PS, elle déclare : « le ministre, je pense, peut apprendre de Bondy », selon le principe sans doute que notre ville a les meilleures réussites scolaires de toute la France (comme le préfabriqués dans les cours d’école). Oui, Blanquer pourra apprendre à rire de nous.

 

19.39 : Convention avec la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse)

Nous approuvons les termes de la convention avec la CNAV mais souhaitons rappeler toutes les difficultés des futurs bénéficiaires pour recevoir toutes les sommes qu’ils doivent percevoir. Une personne sur trois se voit pénaliser sur son dossier.

Est-il possible de s’occuper aussi de cette question, et peut-être prioritairement ?

 

19.44 : Conteneurs enterrés rue Léon-Jouhaux

Dominique Pierronnet déclare que nous voterons POUR. Enfin, l’augmentation de la capacité des containers (avec des ouvertures pour des sacs de 110 litres) pourrait répondre aux besoins des habitants. Il faudra peut-être envisager ces changements partout dans notre ville ?

 

19.46 : Conteneurs enterrés rue Lucie Aubrac et Rol Tanguy

Dans les rues Lucie Aubrac et Rol Tanguy, la collecte des déchets n’a jamais bien fonctionné dans ce secteur. En effet, la voirie empêche le passage du camion de ramassage. Les employés ne peuvent donc pas réaliser sérieusement leur travail.

Pour la maire, « ça va mieux depuis qu’on a réglé le problème du parking, le temps des élus est compliqué quand il faut emmener des partenaires avec nous » (aucun rapport avec les poubelles, et est-ce à dire que la maire se plaint de Seine-Saint-Denis habitat ? C’est plutôt la mairie qui était en retard pour autoriser le parking).

Nabil Larbi, PS, répond plus précisément à notre remarque que le dispositif qui gênait les camions a été enlevé.

Précisons que les  camions  sont empêchés de passer, à cause des plots (dispositif ?) qui sont en face de la crèche. Il y a aussi un câble qui traverse la rue Lucie Aubrac, depuis longtemps, et qui ne permet pas de lever les conteneurs. Enfin les parkings ne sont pas en fonctionnement.

 

19.49 : Convention concernant la Zone d’Aménagement concerté des Rives de l’Ourcq

Dans cette zone d’aménagement, nous constatons qu’il n’y aura que 30% de logements sociaux, ce qui a pour but de faire baisser l’offre de logements que réclament les Bondynois.

D’autre part, la concertation citoyenne est la grande absente, une fois de plus, de ce projet.

C’est pourquoi nous voterons contre.

Jamal Ammouri rappelle que dans cette délibération, il s’agit de verser 6 millions d’euros à Est ensemble.

Ali Zahi, élu PS, répond, et évidemment la maire trouve que c’est une belle intervention de son gendre. Elle dit qu’elle voudrait « une opposition intelligente », remplaçant la politique par l’injure en ajoutant encore que le projet est bon « sauf dans des esprits malades ». Pas de commentaire.

En toute intelligence, nous votons contre.

 

Question orale de LR

Stephen Hervé relaie les plaintes de habitants de Blanqui sur la sécurité. La maire répond que les médiateurs font un très bon travail à Bondy Habitat et que le bilan est très positif puisque le bailleur a fait 50 000 euros de moins de travaux dans la mesure où les dégradations ont baissé grâce à ça. Euh… Sa maire-adjointe, Claudine Bernières, assise pas loin, aurait pu lui dire que la veille elle avait assisté à une réunion à Bondy Habitat où il avait été dit exactement le contraire, et que les médiateurs ne pouvaient pas résoudre toute la situation.

Mais la maire continue son délire d’auto-satisfaction et ajoute même que Bondy Habitat demande à généraliser les médiateurs parce que ça marche...

 

Question orale de Bondy autrement

Madame la Maire,

Le 7 juillet 2017, lors de l’inauguration de la place du 11 novembre 1918, une manifestation publique vous mettait en alerte contre la vente du terrain du garage municipal au promoteur privé Vinci pour la construction de logements. Une pétition signée par 1600 personnes vous a été remise et des recours au tribunal administratif de Montreuil vous ont conduite à retirer ce projet au conseil municipal de juin 2018. Aujourd’hui, en vous appuyant sur les conseils du cabinet Respublica, vous présentez un projet similaire en réduisant le nombre de construction de logements mais vous souhaitez toujours confier le projet à un promoteur privé en vous dédouanant par une soi-disant consultation collaborative que nous remettons en cause au vu de la manière dont vous avez mené la réunion du 23 mai 2019 en mairie. Les Bondynois-es ont exprimé que toute la superficie garage/lavoir devait rester dans le domaine public. Pouvons-nous connaître la position des Présidents(es) des groupes de la majorité municipale sur ce sujet ? Avez-vous toujours l’intention de continuer dans cette direction au mépris de l’avis de beaucoup de nos concitoyen-ne-s ?

Hakim KADRI Président du groupe Bondy autrement.

Comme d’habitude, la réponse de la maire est méprisante. Elle trouve la question « assez cocasse ». Elle répond en parlant d’autre chose : le Grand Paris a accordé 500 000 euros pour un projet à Neuburger. Puis elle revient sur le sujet en disant « toutes ces propositions sont prises en compte, rien n’est acté » mais la phrase « oui, il y a une question d’équilibre économique » signifie que toutes nos craintes sont confirmées.

 

La majorité municipal avait ensuite déposé un vœu contre la suppression des missions locales. Sylvie Badoux, élue PC qui en est chargée, revient sur la condamnation de la Mission locale en disant qu’elle n’a pas été condamnée elle-même personnellement (ce n’est jamais très convaincant de se défendre ainsi, non ?). Elle précise que la mission locale de Bondy est « la plus performante d’Ile de France ». Pourquoi ne pas dire que c’est la mission locale la plus performante du monde ? Jeunes d’Ile de France, que faites-vous ailleurs qu’à Bondy, dans vos missions locales incompétentes ?

 

La séance est presque finie quand notre élu Hakim Kadri voit que des soutiens de la maire sont debout derrière Bondy autrement et Jamal Ammouri. Il se lève pour les faire déguerpir. La maire qui est censée permettre le bon déroulement du conseil municipal est moins efficace que nous dans cette mission !

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