Culture

Pierrot



Pierre FERREIRA,  ancien employé de la ville de Bondy (1990 à 1998) qui participait à plusieurs concerts de Jazz dans notre ville et avoisinantes.

Très connu des Bondynois, il se plaisait dans notre ville jusqu'au au jour où il décida de retourner en province pour développer une activité maraîchère.

Voici un article publié dans La Nouvelle République de la Vienne (à voir en cliquant ICI).

 

La guitare et les poulets de Pierrot sont en deuil


 

Pierrot, roi du poulet et de la guitare manouche, est décédé jeudi, au CHU de Poitiers.
© Photo NR

 

Figure des marchés de Chauvigny (ou il résidait) et des Couronneries à Poitiers, Pierre Ferreira est décédé jeudi au CHU de Poitiers à l’âge de 58 ans.


Celui que tout le monde surnommait « Pierrot poulets », s’était installé dans la Vienne en 2005, avant de se lancer, quatre plus tard, dans le commerce de ses fameuses volailles « à la portugaise » badigeonnées d’une marinade épicée qu’il avait mis un an à élaborer.

Mais Pierrot n’était pas que le roi du poulet, il était aussi celui de la guitare manouche, qu’il ne manquait pas de gratter dès qu’il le pouvait. Une guitare héritée tragiquement après le décès accidentel de son frère aîné, et dont il peaufine la pratique auprès des gitans du camp de La Source, à Orléans, avec qui il s’installe à l’âge de 18 ans tout juste après avoir quitté son Châteauroux natal.

A 22 ans, Pierrot débarque à Paris où il monte un trio de guitares manouches baptisé Bebop Jazz. Le groupe écume les clubs parisiens : le Caveau de La Huchette, le Petit Journal Montparnasse et fait quelques passages télé (« Chez Jacques Martin, Foucault, Drucker et même dans l’émission “ Coucou, c’est nous ” de Dechavanne »). L’aventure durera six ans, jusqu’à l’aube des années quatre-vingt-dix. Malgré tout, le guitariste poursuit sa route avec d’autres musiciens : Laurent Bajata, Claude Hascoet, Romane ou Angelo Debarre. Il aura même la chance, un soir de 1996, de jouer avec l’immense violoniste Stéphane Grappelli. Jamais bien loin, la musique l’avait de nouveau rattrapé en 2015, année où il avait enregistré un CD en trio, au studio rochelais de La Sirène, avec le guitariste Jacky Ribo et le contrebassiste Christophe Landais. Un huit titres commis sous le nom des « P’tits Poux Laids ». Ça ne s’invente pas…

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