Culture

Les deux verbes ennemis

 

 

Loin des vieux livres de  grammaire,

Écoutez comment un  beau soir,

Ma mère m'enseigna  les mystères

Du verbe être et du  verbe avoir.

 

Parmi mes meilleurs  auxiliaires,

Il est deux verbes  originaux.

Avoir et Être  étaient deux frères

Que j'ai  connus dès le berceau.

 

Bien qu'opposés de  caractère,

On pouvait les  croire jumeaux,

Tant leur  histoire est singulière.

Mais  ces deux frères étaient rivaux.

 

Ce qu'Avoir aurait voulu  être

Être voulait toujours  l'avoir.

À ne vouloir ni  dieu ni maître,

Le verbe Être  s'est fait avoir.

 

Son frère Avoir était en  banque

Et faisait un grand  numéro,

Alors qu'Être, toujours  en manque.

Souffrait beaucoup  dans son ego.

 

Pendant qu'Être apprenait à  lire

Et faisait ses  humanités,

De son côté sans  rien lui dire

Avoir  apprenait à compter.

 

Et il amassait des  fortunes

En avoirs, en  liquidités,

Pendant qu'Être, un  peu dans la lune

S'était laissé  déposséder.

 

Avoir était  ostentatoire

Lorsqu'il se  montrait généreux,

Être en  revanche, et c'est notoire,

Est  bien souvent présomptueux.

 

Avoir voyage en classe  Affaires.

Il met tous ses  titres à l'abri.

Alors qu'Être  est plus débonnaire,

Il ne  gardera rien pour lui.

 

Sa richesse est tout  intérieure,

Ce sont les choses  de l'esprit.

Le verbe Être est  tout en pudeur,

Et sa noblesse  est à ce prix.

 

Un jour à force de  chimères

Pour parvenir à un  accord,

Entre verbes ça peut se  faire,

Ils conjuguèrent leurs  efforts.

 

Et pour ne pas perdre la  face

Au milieu des mots  rassemblés,

Ils se sont  répartis les tâches

Pour  enfin se réconcilier.

 

Le verbe Avoir a besoin  d'Être

Parce qu'être, c'est  exister.

Le verbe Être a  besoin d'avoirs

Pour enrichir  ses bons côtés.

 

Et de palabres  interminables

En arguties  alambiquées,

Nos deux frères  inséparables

Ont pu être et  avoir été.

 

Auteur inconnu

Les littératures de Sylvain Pattieu

Piqué au site Expression93, par Vincent

 

Nous profitons de la résidence de Sylvain Pattieu à la bibliothèque de Bondy pour faire un tour des œuvres déjà publiées par ce jeune auteur.


Son premier livre, lié à à la profession d’historien qu’il exerçait à l’origine, s’appelle Tourisme et travail, publié aux Presses de Sciences Po. Il s’agit de l’étude sans doute la plus complète sur « Tourisme et Travail » un organisme proche de la CGT et qui a voulu construire la possibilité pour les milieux ouvriers d’accéder à un tourisme de qualité, distinct du consumérisme.


Passons à la littérature et commençons par la fin. Le bonheur pauvre rengaine (éditions du Rouergue) pourrait être qualifié de polar historique. Le meurtre d’une prostituée, reconstitué d’après des archives, permet de revisiter le milieu des proxénètes à Marseille. Le lecteur est écartelé entre l’exactitude des faits réels basée sur les archives, la sauvagerie crue des hommes issus de la première guerre mondiale, et les parcours individuels comme celui d’un ouvrier syndicaliste qui finit par appartenir au milieu.


Des impatientes est un roman, très touchant, où les lycéens actuels ou passés et leurs enseignants ne manqueront pas de se reconnaître. Deux lycéennes, issues de l’immigration, vont voir leurs destins se croiser. L’une étudie sans relâche et réussit brillamment tandis que l’autre prend plaisir à gêner les cours. Le poids du hasard et des déterminations sociales font que le parcours méritant de la première ne se réalisera pas aussi simplement. Mais l’histoire s’arrête alors que tout est encore possible.


Les deux autres livres de Sylvain Pattieu sont ce qu’il appelle des « témoignages littéraires ». Ce sont ceux que j’ai préférés. Avant de disparaître concerne la fin de PSA Aulnay, usine automobile fermée en 2014. Beauté Parade évoque la grève de plusieurs mois d’un salon de beauté du 18ème arrondissement où travaillaient surtout des sans-papiers. Ces deux livres sont écrits comme une juxtaposition de témoignages, de commentaires, des chapitres très courts, qui reprennent les paroles des acteurs de ces deux moments. La dignité de ceux qui parlent est sans doute ce qui émerge le plus de ces œuvres. La vérité aussi, le rôle de l’écrivant permet de fixer un moment, de filmer un événement plutôt que de créer une illusion, une fiction. Sans doute, ces textes ne prétendent à « l’objectivité neutre » qui n’existe pas même en Histoire. Mais ils constituent un magnifique témoignage de ceux qui sinon seraient invisibles et inaudibles.

Poème Le mal de maire

Poème Le mal de maire

Nous avons reçu de l'adresse électronique jeunessebondynoise le poème suivant, signé d'un "moussaillon". Considérant que le développement de la culture, et principalement la pratique artistique, est un facteur clé de l'épanouissement humain, nous publions ces vers.

La rédaction

 

 

LE MAL DE MAIRE

Bondynois, Bondynoises ! Matelots... Le queen Mairie prend l'eau...

Le capitaine st Thomas est aux commandes, mais où va le navire ? On se le demande...

Une brèche sur la coque de la jeunesse, a causé notre perte de vitesse...

Au lieu de colmater, notre capitaine nie la vérité et envoie son adjoint écoper....

Ce marin d'eau douce, responsable de cette facture, la rassure : '' Tout va bien, le vent a tourné mais les jeunes vont ramer''...

Ne perdant pas le nord et ménageant sa peine, lui qui vit au sud près de la cabine du capitaine.

Il imposa que dans notre errance nous partagions notre solde avec les mouettes d'Air France.

La capitainerie niera la supercherie... Vive la piraterie !

Hissez haut ! Hissez haut matelots, le queen mairie prend l'eau...

Un moussaillon...

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Printemps des poètes

Vive le Printemps des poètes

Un lecteur nous transmet ce lien : http://www.humanite.fr/fil-rouge/vive-le-printemps-des-poetes. Nous relayons bien volontiers.

Depuis quinze ans, Jean-Pierre Siméon et son équipe ont essaimé, diffusé, distillé la poésie, ici et là, dans les villes, les quartiers, la périphérie, les villages… Le Printemps des poètes a pris son envol et, au même titre que la Fête de la musique, s’est inscrit dans notre paysage.

Lire la suite : Printemps des poètes

Catalogue de la biblio municipale

Votre lien internet vers le catalogue de la bibliothèque municipale :

petit service (public)

 

On connaît l’intérêt du maire de Bondy pour la lecture : place Neuburger, les assurances AXA doivent remplacer la seule librairie qui existait, c’est tout dire…

Un détail, dans le si "téléphoné" sondage que la mairie a payé 20.000 € (voir nos articles ICI ou ICI ou encore ICI), la bibliothèque municipale est de très loin le service public le plus fréquenté par les Bondynois-es... Mais l'info intéressait-elle vraiment les commanditaires?

Pourtant, il y a du mieux : sur l’ancien site internet de Bondy, la bibliothèque figurait dans la rubrique « temps libre » (du genre : « tu n’as vraiment rien d’autre à faire, pourquoi ne pas aller à la bibliothèque ? »), maintenant elle est dans la rubrique « culture ». C’est donc mieux (comme quoi nous savons reconnaître les progrès). Dommage que le catalogue qu’on avait sur internet, à la maison, ne soit plus en ligne !

Plusieurs d’entre vous nous en ont parlé. Nous avons donc fait un petit courrier… il y a trois mois. On nous a répondu à l’époque que le catalogue serait « bientôt de nouveau disponible ». Ca commence à faire bien tard.

 

Après tout, nous sommes un peu le service public des citoyens bondynois, alors en attendant que la mairie veuille bien mettre le lien sur son propre site, nous le mettons sur le nôtre…

 

http://bibliotheque.ville-bondy.fr/opacb10n06d07y/

 

Vous pouvez faire circuler …

Informations supplémentaires