Démocratie

Une ville gérée par ses habitants ? Ce serait mieux !

A l’invitation de Bondy autrement, ce débat a montré qu’il était possible de faire décider les habitants.

En particulier le documentaire projeté sur Marinaleda montre comment ce système fonctionne depuis 40 ans.

Certains participants ont insisté sur l'importance des luttes et de la mobilisation populaire pour faire vivre la démocratie. D’autres ont défendu la validité générale de notre proposition de budget participatif avec un rôle de départ au personnel communal puis aux différents comités (des quartiers, des jeunes, des sages, etc.), et une décision aux participants (avant le conseil municipal).

D'autres champs de réflexion sont sans doute à ouvrir comme la dimension des territoires des conseils de quartiers, aujourd'hui trop grands pour être traités correctement.

« Rendre la ville à ses habitants » est l’idée majeure de Bondy autrement depuis sa création.

Le Sénat

Débat sur la démocratie dans la ville : jeudi 19 octobre à 19h


Une ville gérée par les habitants ? Mais où va-t-on ?!

Et si c’était possible ? Et si c’était mieux ?

Jeudi 19 octobre à 19 heures

Ecole Apollinaire

16 avenue Henri Barbusse (à côté de la mairie)

 

Avec

Sabine Rubin,

Députée de Bondy La France Insoumise


Benoit Borrits,

Association pour l’Autogestion


Jean-Yves Lesage,

Alternative Libertaire

 

(Et projection d’un film)

Pourquoi voulons-nous la démocratie participative ?

 Rappel : Nous tiendrons une réunion-débat après la projection d'un film sur le thème "Une ville gérée par les habitants ? Mais où va-t-on ?! Et si c’était possible ? Et si c’était mieux ?", le jeudi 19 octobre à 19 heures, à l'école Apollinaire, 16 avenue Henri Barbusse (à côté de la mairie),  avec Sabine Rubin, Députée de Bondy La France Insoumise, Benoit Borrits, Association pour l’Autogestion et Jean-Yves Lesage, Alternative Libertaire.

 

Des villes sont déjà gérées grâce à la démocratie participative : le budget y est élaboré par les habitants et ce sont aussi eux qui prennent les décisions. Saillans, Vandoncourt ou Marinaleda en sont des exemples connus.

 

La monarchie municipale n’est pas viable parce que les individus qui dirigent n’ont pas de compétence, sinon d’endormir le public, de faire du relationnel, de calmer les uns et les autres en les envoyant sur des voies de garage. Le véritable pouvoir est d’ailleurs souvent détenu par l’administration, comme on l’a vu en Belgique où l’absence de tout gouvernement politique n’a pas empêché le pays de fonctionner. Le cas de Bondy est exemplaire : les élus de la majorité municipale n’ont pas de compétence ou d’études spéciales, sans parler de ceux qui ont été cités dans des affaires judiciaires. Et ce n’est pas mieux dans d’autres villes.

 

Pour nous, il ne s’agit pas de prétendre remplacer ces élus par une bonne « gouvernance » et des élus « compétents ». La politique d’une ville, ce sont des choix. Les citoyens sont les mieux à même de choisir les mesures qu’ils « subiront » : gestion publique ou privée de l’eau ? Stationnements gérés par qui ? Gratuits ou payants ? Des préfabriqués ou une vraie école pour nos enfants ?

Catalogne : la démocratie européenne prend des pains dans la gueule

 

 

Par Pierrick Tillet

Les images de violences policières qui émaillent cette journée de référendum en Catalogne marquent un coup fatal à l’expression démocratique en Europe.

Je me garderai bien de prendre position sur le différend qui oppose les Catalans et les Espagnols. D’abord, parce que j’avoue ne pas être complètement au fait de ce qui les oppose. Ensuite et surtout, par souci de non-ingérence dans les affaires intérieures des autres. Mais tout de même, voir des policiers nationaux frapper avec une telle démesure des gens qui, après tout, semblent n’avoir d’autre préoccupations que de vouloir voter pose question sur le Droit des citoyens à disoser d’eux-mêmes. Un gouvernement peut – ça s’est vu par le passé – ne pas tenir compte du résultat d’un scrutin. Celui dirigé par Mariano Rajoy a d’ailleurs déclaré le référendum catalan inconstitutionnel. Mais de là à voir un gouvernement européen en arriver à envoyer ses sbires cogner à bras raccourci sur des citoyens armés d’un seul bulletin de vote en dit long sur l’état de la démocratie, non seulement en Espagne, mais dans toute l’Union européenne.

Qu’aurait-on entendu si, en lieu et place de Mariano Rajoy, c’était le président vénézuélien Nicolás Maduro qui avait dépêché ses troupes pour entraver manu militari une consultation populaire ?!

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