Ecole

Parents et enseignants mobilisés pour l'école

Mardi 5 février, une centaine de personnes se sont retrouvées à la mairie de Bondy pour échanger et agir ensemble contre les réformes du lycée et du bac, et défendre un service public d’éducation digne de ce nom. Des personnels et des parents de tous les établissements de Bondy et Pavillons-sous-bois étaient présents.

 

Des enseignants du lycée Jean-Renoir ont expliqué que l’établissement proposerait 8 spécialités (pour remplacer les filières L, S et ES) alors qu’il y en a 12 : nos enfants ne pourront donc pas en faire 4.

Il est dit aux élèves qu'ils auront le choix mais en réalité tout le monde ne pourra pas voir ses voeux réalisés, ne serait-ce que pour constituer des effectifs réguliers entre les options. Une sélection aura donc forcément lieu.

Par ailleurs, certaines nouvelles matières comme « sciences du numérique » risquent de donner lieu à du bricolage, puisque peu ou pas d’enseignants sont déjà prêts à les enseigner.

Toutes ces « réformes » visent à réduire les moyens consacrés à l’école de nos enfants : avec un maintien du nombre d’élèves, le lycée perd 50 heures de cours (l’équivalent de 3 postes à temps plein).

 

La réforme du baccalauréat veut multiplier les « épreuves communes » aux deuxième et troisième trimestres de l’année de Première et de Terminale. Les élèves subiront un stress quasi permanent d’examens décisifs, plutôt que d’être dans un temps long d’apprentissage.

A cela, il faut ajouter le « grand oral » sur lequel il n’y a aucune précision, et qui ne peut donc pas être préparé.

Le Bac relèverait pour 10 % des bulletins et pour 30 % de ces épreuves communes. On risque donc d’avoir un mépris pour le bac de Seine-Saint-Denis alors qu’aujourd’hui le même sujet est donné partout en France, avec un même barème et garantit le caractère national du diplôme.

 

Enfin concernant l’orientation scolaire, il est à noter que le Conseil Départemental qui a cessé de financer le Centre d’Information et d’Orientation scolaire subventionne une association qui fait ce même travail sans en avoir les compétences officielles, le privé cherchant à s’engouffrer sur ce créneau et faire des bénéfices sur l’angoisse légitime des familles quant à l’avenir de leur enfant.

 

Les présents ont décidé :

- de participer à la nuit des lycées le mardi 12 février,

- d’organiser une manifestation dans la ville le samedi 16 février,

- de créer une page facebook et une liste de contacts.

 

Leur adresse électronique : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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