Ecole

Casse de l'Ecole appelée "réforme" : la lutte prend de l'ampleur (à Bondy, aussi !)

A Bondy, les professeurs et les parents d’élèves ont occupé le collège Brossolette et le lycée Renoir dans la nuit du mardi 12 février.

 

La grève a été votée pour le jeudi 14 février à Renoir et la manifestation est confirmée pour le samedi 16 février à partir de 10h devant le collège Henri-Sellier, rue des cinq ormes, jusqu’à Renoir.

 

Rappelons qu’il s’agit d’empêcher les réformes Blanquer du bac et du lycée.

 

La réforme du bac donnerait 40 % de la note au contrôle continu. Cela discriminerait un peu plus les élèves de Seine-Saint-Denis dont les notes seraient considérées comme surévaluées. Aujourd’hui le Bac est un examen national dont le sujet est le même sur tout le territoire, et corrigé selon un barème identique.

 

La réforme du lycée aboutirait à remplacer les filières L, S et ES par douze spécialités (Renoir n’en proposerait déjà que huit), accentuant les disparités entre les établissements, et demandant aux élèves les plus « malins » de se pré-orienter très tôt sur des options comme mathématiques pour obtenir la fac de leur choix. Là encore les discriminations entre élèves seraient accentuées.

 

La mobilisation prend de l’ampleur alors que les premiers articles de la « réforme » Blanquer sont en train d’être votés par les députés, et d’abord celui instaurant les drapeaux français et européen dans les salles ainsi que le refrain de La Marseillaise… Autant dire que nos enfants ne sont pas près de voir leurs conditions d’études améliorées ! Des surveillants en plus, des classes aux effectifs allégés, ça coûte plus cher que des drapeaux, mais ce serait une autre ambition pour l’Education nationale.

 

Sur place les présents à Renoir ont adopté le communiqué suivant :

 

Au lycée Jean Renoir cette nuit nous étions une cinquantaine de professeurs et de parents d'élèves à occuper de façon festive notre établissement dans le cadre de la nuit des lycées appelée par plusieurs organisations syndicales sur l'académie de Créteil en Île-de-France.

Alors que nous étions en train de débattre le chef d'établissement est venu nous signifier que l'occupation était illégale et qu'il nous donnait cinq minutes pour quitter les lieux. Il a précisé que sinon il couperait  l'électricité et appellerait la police.
Il a aussi menacé de porter plainte individuellement contre les présents.

Les personnels et les parents présents ont décidé de poursuivre l'action pacifiquement malgré ces tentatives d'intimidation.

Tout cela en dit long sur la façon dont l'institution entend régler la contestation contre les réforme du bac, du lycée et de ParcourSup.


D’autres établissements entrent dans le mouvement comme le montre la liste suivante :

 

#Nuitdesetablissements
C'est parti dans les lycées et collèges Balzac (Mitry-Mory), J. Renoir (Bondy), J. Moulin (Aubervilliers), Van Gogh (Ermont), J. Jaurès (Montreuil), D. Milhaud (Kremlin-Bicêtre), Bachelard (Chelles), Paul Valéry (Paris), Saint-Exupéry (La Rochelle), Angela Davis (La Plaine Commune), Camus (Plessis-Trévise), Jean Macé (Vitry), Moissan et Vilar (Meaux), l’Essouriau (Les Ulis), Pagnol (Ahtis Mons), Brassens (Courcouronnes), Prévert (Longjumeau), JB Corot (Savigny-sur-Orge), Parc des Loges (Evry), Monod (Clamart), Jean Monnet (la Queue les Yvelines), Michelet (Vanves), Descartes (Antony), Cassin (Gonesse), Cotton (Argenteuil), Blum (Créteil), Cachan, Voltaire (Paris)

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