Ecole

Grève du bac à Renoir : le tract des enseignants

POURQUOI LA GREVE LUNDI 17 JUIN ? 

L’Assemblée Générale des personnels de la cité scolaire Jean-Renoir réunie le 7 mai a voté à une très large majorité 27 sur 37 présents, l’organisation d’une grève des surveillances du bac le lundi 17 juin. Depuis un appel intersyndical large (Snes, Sud, Cgt, Snalc) a repris à l’échelle nationale cette proposition, de nombreux lycées du 93 et de France l’organisent. Malgré la non convocation des syndiqués connus le lundi, nous serons nombreux à être en grève. Pourquoi ?

Contre la réforme du Lycée

Nous n’avons pas cessé de nous opposer à cette réforme dans les instances de concertation  nationales via les syndicats appelants, par les grèves, les manifestations depuis décembre 2018, sans jamais être écoutés par le ministère. Cette réforme, faite à la va-vite, sans concertation des personnels, va dégrader les conditions de travail des élèves et des enseignant.e.s. A Jean Renoir, les cours de spécialités sont prévus jusqu’à 33 élèves par classe, la norme nationale du tronc commun est fixée à… 35 ! Ne parlons pas des emplois du temps élèves et professeurs dont on nous dit localement qu’il n’y aura plus qu’un vœu et « que le confort qui a existé dans ce lycée est révolu ».

Faire grève le 17 n’empêchera sans doute pas l’entrée en vigueur de cette réforme en septembre mais apportera un démenti public au Ministre qui prétend qu’une écrasante majorité de profs le soutient.

Non à la réforme du Bac

Vous le savez le contrôle continu va représenter 40% de la note finale (10 % pour les notes de contrôle continu dès la 1ere et 30% sur 3 séances d’épreuves de type bac blanc local en 1ere et en terminale). C’est un changement fondamental de notre métier : au lieu de faire progresser sur 3 ans nos élèves on nous demande de les évaluer constamment pour l’examen. A  quel moment faisons nous progresser les élèves si on les évalue constamment pour l’examen ? Enfin cette réforme accompagnée de PARCOURS SUP, signe définitivement l’arrêt mort d’un examen national donnant droit d’accès à l’université, dont nos élèves seront les 1eres victimes.

Faire grève le 17 juin c’est continuer le rapport de force contre cette reforme du Bac qui peut être encore revue avant la sortie des 1ers « bacheliers Blanquer » en juin 2021.

 

Non à la destruction de nos garanties statutaires

La loi sur la Fonction publique va permettre le recours  massifs aux contractuels, ce qui relevait jusque là en théorie de l’exception. C’est comme on l’a vu dans d’autres entreprises publiques l’outil pour que les fonctionnaires deviennent à terme minoritaires ; c’est ce qui c’est passé à France télécom ou à la Poste…

Les commissions paritaires où vos élus vérifiaient, amélioraient et défendait parfois votre cas pour les mutations et l’avancement seront privées de ces pouvoirs normalement dès l’an prochain. L’administration décidera seule !

La loi Blanquer qui adapte ces disposition pour les  personnels de l’éducation a été en partie vidée de certaines des dispositions les plus graves contre les personnels grâce à la mobilisation (obligation de formation y compris sur les vacances scolaires, avis du chef d’établissement avant les affectations, contrat de mission, chef d’établissement dans le 1er degré …)

Cela prouve que la mobilisation n’est pas vaine !

 

Oui mais cela risque de pénaliser les élèves.

Non. Même l’épreuve de philo ou d’autres devaient être annulées faute de surveillants dans certains centres, le ministère peut déplacer un jour d’épreuve. Surtout l’Etat reste maitre des dispositions pour délivrer le diplôme comme il l’a fait en juin 1968 avec une évaluation allégée !

 

Les personnels grévistes et mobilisés avec le soutien des sections syndicales SUD, SNES, FO

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