Economie

Le nombre impressionnant de seniors qui vivent quasiment sans rien

 

Une étude révèle que les personnes de plus de 50 ans vivent souvent sans emploi, ni retraite… Un tiers des seniors sans emploi, ni retraite, vivent en dessous du seuil de pauvreté.

C’est le triste constat que tire ce mercredi une étude du service statistique du ministère de la Santé (Drees), révélée par Le Figaro. Selon le document, 1,4 million de Français, âgés de 53 à 69 ans, ne perçoivent ni revenu d’activités, ni pension de retraite. La pauvreté touche donc 11 % des seniors. L’étude se penche sur les problématiques que traverse cette catégorie de la population.

Une majorité de femmes

Ces seniors sont majoritairement des femmes (pour deux sur trois), relève l’étude. Ils sont âgés en moyenne de 58 ans et sont en moins bonne santé que les retraités : "29 % se déclarent en mauvais ou très mauvais état de santé et 30 % ont une reconnaissance administrative de handicap, contre, dans les deux cas, 11 % de l’ensemble des seniors", précise le texte. De plus, la moitié d’entre eux n’a pas de diplôme ou juste le certificat d’études primaires (CEP), contre 27 % des seniors qui travaillent et 40 % des retraités. 13 % de ces seniors sont quant à eux au chômage : "Le sentiment d’éloignement du marché du travail et le découragement prédominent" chez ces personnes, constatent les auteurs de l’étude.

Un contraste frappant

Ces seniors sans travail ni retraite sont plus exposés à la pauvreté que les actifs ou retraités. En effet, un tiers d’entre eux vivent en dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1 265 euros par mois. Ces seniors sont également plus exposés à la précarité lorsqu’ils sont seuls ou que leur conjoint est dans la même situation, sans emploi ni retraite.

Seulement, l’étude nuance ce constat de pauvreté car un quart de ces seniors se situent parmi les 40 % des ménages les plus aisés : « Il s’agit en majorité de femmes en couple sans enfant à charge, âgées d’une soixantaine d’années et étant relativement diplômées », majoritairement propriétaires, et vivant en bonne santé, explique enfin l’étude du ministère de la Santé.

capital.fr

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