Europe

Brexit : communiqué de presse Gérard Filoche

Les électeurs du Royaume uni ont décidé de sortir de l’Union européenne. Déjà, les marchés financiers essayent de faire payer son vote au peuple britannique. « Il faut que cette rupture soit rendue douloureuse » explique un journaliste français pro européen intégriste.

Le temple du libéralisme tremble à la City, les bourses dévissent mais déjà les requins sont à l’affut d’une nouvelle place forte financière en Europe à Francfort, à Paris… Les banques agissent comme des tanks contre les peuples : elles veulent tirer parti du Brexit avec encore moins de contraintes moins d’impôts sur les capitaux. C’est l’inverse qu’il faut préparer. La réorientation de l’Europe s’impose. L’Europe que nous voulons n’a rien a voir avec l’UE ordolibérale, elle doit être sociale et écologique, avec un Droit du travail universel et protecteur, le partage des richesses accumulées. Elle doit assurer le plein emploi avec la réduction du temps de travail.

L’Espagne, l’Italie, la Grèce, le Portugal… ont besoin d’une Europe protectrice, pas d’une Europe comptable, imposant l’austérité, l’abaissement des Droits de tous au nom de traités budgétaires concoctés pour la finance. C’est le principe de faveur qui devrait s’appliquer en Europe et non pas le dumping social ! Il faut assurer la souveraineté de la puissance publique. L’économie européenne a besoin d’une banque centrale au service des États, pour régler la question des dettes et des investissements d’avenir, pour soutenir des politiques publiques ! Il faut en finir avec une BCE au service de la finance et des gros actionnaires qui engloutissent les milliards distribués plutôt que de les investir. La BCE doit prêter directement aux États.

Il faut prendre des initiatives en ce sens notamment avec les pays du Sud de l’Europe. Elles doivent être à la hauteur des défis et rencontrer l’assentiment des peuples. C’est la seule manière de combattre réellement l’idéologie de l’extreme droite et le nationalisme de toutes celles et tous ceux qui imaginent une dislocation de l’Europe. L’Europe ne peut vivre dans une cage de fer ordo-libérale. Jean-Claude Juncker président de la Commission européenne avait osé dire qu’ « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » (28-01-2015). Le même Juncker estimait récemment que la casse de 100 ans de nos Droits du travail, était encore insuffisante, n’était qu’un début. Il va bien falloir que cette morgue oligarchique soit ravalée, car sans démocratie l’Europe périra. Valls affirme sur le ‪#Brexit : « …Il faut rebâtir une Europe en écoutant davantage les peuples ». Qu’il commence donc par écouter le sien : loi El Khomri exit ! Oui à une Europe sociale et écologique au service des peuples et pas des marchés financiers.

Après les refus répétés de prendre en compte le référendum sur le TCE en 2005, la renégociation des traités européens en 2012, ces questions sont partie prenante des débats pour la base commune qui doit unifier la gauche (écologistes inclus) pour 2017.

filoche.net

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