SI VOUS NE POUVEZ PAS LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE, CLIQUEZ ICI .

Européennes : des idées pour une autre Europe

Rappelons que Bondy autrement était la seule liste se réclamant du NON au TCE (constitution européenne) lors des élections municipales. L'Europe nous intéresse donc, comme en attestent les nombreux articles de ce site sur le sujet.

Sollicités par différentes listes présentes aux élections européennes, Bondy autrement rappelle son souhait de voir la vraie gauche unie à l'occasion de ces élections européennes, la gauche qui avait voté "non" à la Constitution européenne en 2005.

Ce n'est pas le cas.

Dans ces conditions nous ne donnons aucune consigne de vote.

Ce qui ne nous empêche pas de continuer à réfléchir à une autre Europe, au contraire.

Voici à ce propos ce qu'écrit ATTAC :

Mettre l'Europe sur de nouveaux rails

Les citoyennes et citoyens de l’Union européenne vont être appelés à élire leur parlement du 4 au 7 juin prochains. Au moment où une crise financière, économique, sociale et écologique sans précédent déferle sur le monde, le débat public sur le rôle de l’Europe est peu présent.
Attac, qui a mené campagne lors du référendum de 2005, puis contre la ratification du traité de Lisbonne en 2007-2008, vous propose de clarifier les enjeux de cette élection.

Un parlement...
Seule institution de l’Union européenne élue au suffrage universel, le Parlement européen est loin d’avoir tous les pouvoirs de décision. Néanmoins, il s’est renforcé récemment grâce à la procédure de codécision avec le Conseil de l’Union européenne (Conseil des ministres). En revanche, il ne peut pas proposer de loi, mais seulement soumettre des propositions à la Commission européenne. De nombreuses orientations sont prises sans que ni lui ni les parlements nationaux aient été consultés : sécurité, politique monétaire, contrôle du mouvement des capitaux, droits de douane, remise en cause des législations nationales du travail...

... qui a pris quelques décisions importantes
La politique sociale ne devrait pas selon nous se faire sans les parlements, au niveau national ou européen. Or, ce sont d’autres instances européennes qui imposent leurs choix, souvent en toute opacité : Commission, Conseil européen, Conseil des ministres, Cour de justice... Le Parlement européen a malgré tout pu limiter les reculs sociaux au moment de la directive « services » (Bolkestein), s’opposer à la directive portuaire ou à l’actuel projet de directive sur le temps de travail, rejeté le 17 décembre 2008, puis définitivement abandonné (du moins pour cette législature) le 28 avril 2009.

... mais pas toujours bonnes
Ces sursauts salutaires ne peuvent masquer que le Parlement, dans sa majorité actuelle, appuie les politiques néolibérales et antidémocratiques. Ainsi, en février 2008, il a rejeté un amendement proposant de respecter le résultat du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, quel qu’en soit le résultat. Il a voté plus récemment la directive dite « de la honte » sur la rétention et l’expulsion des immigrants ainsi que les directives de déréglementation des services publics.

Ce que nous voulons pour le parlement européen
Nous sommes favorables à ce que le Parlement européen devienne, dans le cadre d’une définition stricte du principe de subsidiarité, l’instance législative principale s’agissant des compétences européennes. Mais nous demandons aussi que les parlements nationaux soient impliqués dans les décisions européennes, ce qui contribuerait à renforcer la séparation des pouvoirs au sein de l’Union et de ses États membres.

L’Europe dans la crise
Parce qu’elle a fait de la libre concurrence son principe majeur, l’Union européenne a contribué à précipiter le monde dans la crise. Les politiques actuelles ne remettent pas ce principe en cause et cherchent à faire payer la crise aux salariés, aux chômeurs, aux retraités. Elles restent fidèles aux dogmes néolibéraux (libre-échange, liberté de circulation des capitaux). Pour sortir de la crise, bâtissons une autre Europe !

Les Attac d’Europe proposent

Une Europe alternative mettant au pas la finance
Nous demandons que l’Union européenne puisse restreindre et contrôler les mouvements de capitaux et crée une taxe sur toutes les transactions financières (de type taxe Tobin). Nous demandons la création d’un pôle financier public couvrant l’ensemble du système bancaire et la mise sous contrôle parlementaire de la Banque centrale européenne. L’Union et ses Etats membres doivent cesser tout transfert de capitaux vers les paradis fiscaux.

Une Europe qui mène enfin une politique sociale
Nous demandons que les besoins fondamentaux soient assurés par des services publics. Nous refusons que les droits sociaux, dont celui à un emploi, soient soumis au droit de la concurrence. Nous demandons que l’Union européenne harmonise vers le haut les conditions de travail et lutte activement contre toute discrimination.

Une Europe vraiment écologique
Pour devenir une zone écologiquement soutenable, l’Europe doit mener une politique réellement contraignante de réduction des gaz à effet de serre et donner la priorité aux énergies renouvelables. La PAC (Politique agricole commune) doit soutenir à la fois des prix rémunérateurs pour les paysans, une alimentation de qualité pour tous et une agriculture paysanne et respectueuse de l’environnement. L’importation et la culture d’OGM doivent être interdites.

Une Europe solidaire avec le reste du monde
Nous demandons que l’Union européenne cesse d’imposer des accords de libre-échange injustes aux pays les plus pauvres et qu’elle abolisse leur dette extérieure. L’Union doit protéger les plus démunis par le droit d’asile. Instrument pour la paix, sa défense doit être indépendante de l’OTAN.


Article complet ICI .

Informations supplémentaires