Des moyens pour nos besoins (2ème phase)

Le 10 mars, au café Le Murat, s'est tenue la réunion concenant l'exigence de moyens par l'Etat pour les villes pauvres, et notamment Bondy. Hakim Kadri, de Bondy autrement, est intervenu au nom de l'association.

Les besoins sociaux à Bondy sont nombreux et ne sont pas satisfaits : de nombreux parents attendent une place en crèche, l’AEPS n’est assurée qu’un jour sur deux, les routes sont dans un état déplorable avec quelques cas épiques, la fiscalité locale frappe plus vite que n’augmentent les revenus, l’aide aux personnes âgées est limitée à quelques activités.

Le gouvernement fait financer sa dette par les communes, en transférant ses charges. Les collectivités territoriales amortissent la crise sociale.

Bondy autrement critique évidemment le budget municipal, particulièrement, par exemple : la destruction de bâtiments pour les reconstruire (gâchis économique et écologique), les indemnités forfaitaires des élus (600 000 euros/an), au lieu d’un remboursement des frais réels.

Bondy n’est pas la seule ville dans ce cas : le conseil général lui-même se plaint, nous espérons donc rassembler au-delà de la ville (entre 500 et 650 millions d’euros depuis le transfert des charges de 2004 qui manquent de la part de l’Etat).

Les villes constituent l’essentiel des investissements publics. L’argent qu’elles touchent est donc immédiatement utilisé dans le circuit économique, d’autant que les besoins sont immenses, c’est donc des dotations utiles aussi pour la « relance ».

Après le sauvetage des banques, coupables et pas très reconnaissantes, après le bouclier fiscal (Rocard, Villepin, Sarkozy) qui a fait perdre des ressources fiscales importantes à la France (respectivement : 360 milliards, et 30 milliards chaque année), nous ne pouvons pas accepter de vivre dans la pénurie des dotations de l’Etat.

Remarquons que le maire et sa majorité, sous réserve d’être contredits par les faits, refusent de réclamer de l’argent à l’Etat et préfèrent gesticuler gratuitement à Bondy sans jamais aller à Bobigny.

Les collectivités locales, région, départements, communes, réalisent 75% de l’investissement public.

Un débat a eu lieu sur la rénovation urbaine et son financement, ainsi que sur le million d'euros que l'Etat doit encore à la ville pour le financement des fouilles en centre-ville. Nous reviendrons d'ici peu sur le sujet, un comité unitaire s'étant constitué avec différents représentants d'association, des citoyens, des forces politiques. Une déclaration commune est en préparation.

 

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