Depuis octobre dernier, se sont multipliées sous des formes diverses (grèves, manifestations, initiatives locales…) les actions en faveur de l'Ecole, pour la défense du Service Public d'Education. Des mobilisations visant à combattre les politiques éducative et budgétaire du gouvernement, visant aussi à proposer les voies de l'amélioration et du progrès, celles d'un avenir ambitieux pour tous les jeunes.

Très souvent se sont retrouvés au coude à coude les enseignants, les parents d'élèves, les jeunes et de nombreux élus.

 

Les seules réponses venant du Ministre de l'Education Nationale mais aussi du Président de la République relèvent de la provocation, de la négation du dialogue, de la volonté de créer des conflits entre les membres de la communauté éducative.

Le "projet de nouveaux programmes", la suppression de l'école le samedi matin, les heures supplémentaires et les stages de remise à niveau pendant les vacances scolaires, le service minimum d'accueil les jours de grèves, l'agence nationale de remplacement… toutes ces réformes ne sont dictées que par l'objectif "d'adapter" le fonctionnement de l'école aux choix budgétaires.

Supprimer 11.200 postes cette année, annoncer 80.000 suppressions lors de quatre prochaines années "obligent" à un enseignement frontal, répétitif, mécanique (le fil conducteur des nouveaux programmes), à "oublier" la grande difficulté scolaire (stages de remise à niveau, deux heures de "soutien") à brosser les parents dans le "sens du poil" (service minimum)… On comprend mieux que le gouvernement veuille détourner l'attention, et parler d'autres choses que de moyens et de budgets donc, de classes aux effectifs surchargés.

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