Municipales 2014

Programme participatif : c'est parti !

Programme participatif : c'est parti !


Vendredi 29 novembre ont commencé les premiers débats participatifs lancés par Bondy autrement pour élaborer le programme de notre liste citoyenne aux municipales de 2014. Les habitants présents se sont répartis en trois ateliers thématiques et, passée la première surprise d'être acteurs plutôt que spectateurs, les échanges ont eu lieu. Un bilan de chaque atelier a ensuite eu lieu auprès de tou-te-s. Quelques bribes de ce qui a été dit...

Les thèmes du logement et de l'urbanisme ont permis de compléter nos propositions et ont insisté sur le besoin de concertation concernant la "résidentialisation" ou les conteneurs enterrés. La mairie impose même parfois ses choix à Bondy Habitat (conteneurs enterrés ou "hôtel d'entreprises" qui coûtera 3 millions). Les participants ont aussi rappelé les amicales de locataires doivent être plus entendues, notamment sur les attributions de logement. La propreté est délaissée alors qu'existe la possibilité de verbaliser les personnes qui laissent leurs ordures sur les trottoirs.


Le thème de la démocratie dans la ville a également permis d'avancer notamment en modifiant des propositions comme le budget participatif. Le budget communal doit être mieux présenté aux habitants, notamment en ciblant des projets précis avec leur coût, afin qu'ils puissent définir leurs priorités. Ces orientations devront être respectées dans l'élaboration du budget qui ne doit plus être une "affaire de spécialistes". Afin de lutter contre le clientélisme des habitants pourraient être désignés par tirage au sort pour siéger dans les commissions municipales qui décident les attributions de logements et de places en crèche notamment.

Si les conseils consultatifs de quartiers étaient une bonne idée ils se sont vite révélés des instances aux pouvoirs très limités. Il faut les doter d'un budget bien plus important et qu'ils deviennent décisionnaires pour les projets concernant leur périmètre. Il faut aussi que chaque conseil de quartier puisse rédiger, imprimer et diffuser à chaque habitant un journal d'information locale.

Les rares réunions de "concertation" organisées par la mairie ne sont que des séances d'information pour des projets décidés bien en amont où les citoyens ne sont plus consultés que sur le choix du nom d'une école ou d'un quartier, nom à choisir dans une liste déjà formatée.

Pas de démocratie sans accès à une information fiable et objective. Or, les Bondynois sont principalement informés par la propagande du magazine municipal Reflet et le sensationnalisme du Parisien. Le Reflet devra offrir bien plus d'espace d'expression que les 880 caractères réservés à l'expression des groupes politiques. Les conseils municipaux seront filmés comme c'est déjà le cas à Saint-Denis, Montreuil ou au conseil général de Seine-Saint-Denis. Les comptes-rendus des conseils municipaux seront publiés sur le site Internet de la ville. Actuellement seuls les relevés de délibérations sont publiés, ce qui empêche les citoyens de connaître la teneur des débats.

L'ensemble de ces dispositifs est confronté aux réformes en cours : comment décider dans la ville si l'essentiel se décide dans les nouvelles "métropoles" ? Est Ensemble a démontré à quel point ils prenaient des décisions opposées à la volonté populaire comme notamment le retour à une gestion publique de l'eau. Paris Métropole promet d'être encore pire...

D'autre part il faut réfléchir à faciliter l'expression des personnes les plus précaires. Paradoxalement ce sont celles qui souffrent le plus, s'expriment le moins et sont le moins entendues. Des lieux d'écoute et des services d'écrivains publics permettraient de renouer le dialogue avec ces personnes résignées qui ont perdu confiance en la politique.

Enfin, la démocratie dans la ville c'est aussi la démocratie dans les entreprises de la ville, dans les copropriétés, dans les écoles, dans tous les espaces collectifs où règne là aussi des systèmes monarchiques (imposition de la réforme des rythmes scolaires par exemple).

Concernant la sécurité, le débat a d'abord ciblé les problèmes de circulation, qui pourraient être en partie résolus en facilitant le stationnement gratuit, et en changeant la mission des agents qui verbalisent le non-paiement des parcmètres au lieu de verbaliser les stationnements gênants ou dangereux. Les incivilités peuvent être combattues par le développement du lien social en particulier en soutenant l'action des associations. Ce besoin de lien social a d'ailleurs également été souligné dans les deux autres ateliers. Concernant les caméras de vidéo-surveillance, il a été dit qu'elles étaient surtout un placebo : les gens peuvent se sentir rassurés même si telle caméra est en panne depuis un an... La démarche du débat a surtout été de sortir du traitement des faits divers médiatiques pour réfléchir et résoudre les problèmes réels.

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