Programme de Bondy autrement

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Nous voulons

rendre la ville à ses habitants.

 

Un projet social et écologique par les Bondynois-es.

 

Un autre Bondy est possible

La gestion de la municipalité engendre beaucoup d’amertumes (manque de transparence, de prise en compte du personnel, de concertation, vente de terrains au privé, surdité sur le problème des mal-logés, etc.). Pourtant nous savons qu’une autre politique est possible, participative et alternative. C'est pourquoi nous pensons que les habitants doivent proposer leur propre projet et continuer à intervenir pour obtenir qu'il soit mis en œuvre. C'est pourquoi nous refusons les petits arrangements pour quelques places à la mairie.

Les Bondynois-es, leurs associations, ont montré qu'ils étaient capables de comprendre les projets et d'en élaborer. Il est temps pour nous tou-te-s de décider de notre ville.

 

Nous ne voulons pas « prendre » la ville, mais la rendre à ses habitants.

Nous mettons en débat notre projet et notre programme élaborés grâce aux échanges que nous avons eus pendant les six ans écoulés.

Nous nous adressons aux habitants des quartiers, à nos concitoyens qui veulent une vraie écologie urbaine, à tous ceux qui pensent que la démocratie doit être active.

 

Une vraie démocratie dans la ville

Les rares réunions de "concertation" organisées par la mairie ne sont que des séances d'information pour des projets décidés bien en amont où les citoyens ne sont plus consultés que sur le choix du nom d'une école ou d'un quartier, nom à choisir dans une liste déjà formatée. Les habitants doivent pouvoir participer réellement aux décisions qui concernent la cité. En tant qu’usagers, leur expertise doit être sollicitée.

 

Afin de développer la démocratie participative, nous proposons :

 

1 - Instaurer un véritable pluralisme : chaque élu et chaque citoyen doit avoir accès aux informations et aux expertises dont dispose le maire. Tout groupe de 50 habitants peut obtenir une expertise municipale sur un projet (devis, conditions légales, etc.) ; une commission composée des listes aux municipales en proportion de leurs résultats pourrait cependant refuser les demandes si le projet n’était pas sensé.

 

2 – Aucun grand projet ne doit être décidé sans l’accord des habitants concernés. Un référendum local devra décider des questions comme la gestion de l'eau, le Plan Local d'Urbanisme, la gratuité de la cantine. Le référendum permet aux habitants d'être informés et de pouvoir peser les arguments contradictoires dans le débat préalable.

 

3 –Les conseils municipaux seront filmés comme c'est déjà le cas à Saint-Denis, Montreuil ou au conseil général de Seine-Saint-Denis. Les comptes rendus complets des conseils municipaux seront publiés sur le site Internet de la ville. Actuellement seuls les relevés de délibérations sont publiés, ce qui empêche les citoyens de connaître la teneur des débats. Toute question émanant de 150 Bondynois (habitant ou salarié sur la ville) sera inscrite à l’ordre du jour du Conseil Municipal.

 

4 – Les élus de la majorité et de l'opposition disposeront des mêmes droits : il n'y aura plus de secrétariat particulier pour les élus des groupes politiques de la majorité municipale. Les élus seront strictement indemnisés des pertes dues à leur fonction, ils redeviendront donc bénévoles, et ne gagneront plus d’argent du fait de leur activité d’élu (actuellement ce sont 608.000€ qui sont dépensés chaque année), nos mandats seront limités dans le temps et un seul sera exercé en même temps ;

 

5 - Nous appliquerons la loi concernant les passations de marchés et nous porterions plainte si des marchés n'étaient pas passés comme cela s'est fait au service jeunesse.

 

6 – créer un Conseil du Monde pour que les Bondynois non ressortissants de l’Union européenne puissent s’exprimer et être entendus ; et nous continuerons à intervenir pour obtenir le droit de vote pour tous les résidents à tous les scrutins ;

 

7 - mettre en débat la création d’une télévision participative locale.

 

L'ensemble de ces dispositifs est confronté aux réformes en cours, notamment l'éloignement des décisions prévu avec les nouvelles "métropoles". Il nous faudra donc exiger que les habitants ne soient pas dépossédés de leurs choix par des superstructures lointaines.

 

D'autre part il faut réfléchir à faciliter l'expression des personnes les plus précaires. Paradoxalement celles qui souffrent le plus, s'expriment le moins et sont le moins entendues. Des lieux d'écoute et des services d'écrivains publics permettraient de renouer le dialogue avec ces personnes résignées qui ont perdu confiance en la politique.

 

Pour cela, nous nous appuierons sur les outils existants :

 

1 – Le magazine REFLETS. Pas de démocratie sans accès à une information fiable et objective. Or, les Bondynois sont principalement informés par la propagande du magazine municipal Reflets et le sensationnalisme du Parisien. Le comité de rédaction de Reflets sera composé des élus proportionnellement aux résultats de leurs listes avec le souci d’être ouvert à l’expression de l’ensemble des composantes de la ville (élus, habitants, salariés, associations, commerçants, artisans…). Chaque groupe politique disposera pour s'exprimer d'une demie-page au lieu des 880 caractères actuellement.

 

2 - Les Conseils de Quartier.Si les conseils consultatifs de quartiers étaient une bonne idée ils se sont vite révélé des instances aux pouvoirs très limités. Il faut les doter d'un budget bien plus important et qu'ils deviennent décisionnaires pour les projets concernant leur périmètre. Ils ne seront plus seulement « consultatifs » mais « décisionnels ». Ils pourront sortir leur journal et s’exprimer librement. Les élus pourront y apporter des informations, mais pas accaparer les échanges. Le bureau et le président seront élus par les présents au Conseil de Quartier. Aucun conseiller municipal ne pourra y être candidat.

 

3 - Les autres commissions : les commissions du Conseil Municipal seront ouvertes à tous les citoyens ; nous nous inspirerons de la commission de Contrôle de la zone franche qui devait permettre un contrôle citoyen mais n'a plus été réunie depuis 16 ans, le Conseil des Sages, le Comité Economique et Social Local, le Conseil de la Jeunesse : ouvert à tous, il sera en lien avec les structures d’aides aux jeunes, les lycées et collèges de la ville.

 

Chacun de ces Conseils aura la possibilité de soumettre différents sujets à l’ordre du jour du Conseil Municipal.

 

Nous voulons faire de la réussite des élèves LA priorité municipale

 

Alors que les personnes sans diplôme sont 18% en France, elles sont 31% à Bondy. Les titulaires d'un bac ou + sont 40% en France mais 34% à Bondy.

C’est pourquoi nous proposons la tenue d’Assises Locales de l’Education autour du thème : « Comment permettre la réussite de chaque élève ? ». Seraient associés l’Education Nationale et ses différents intervenants, les associations, les personnels qui font l’AEPS (aide éducative péri-scolaire), les parents, les élèves, les associations sportives, les associations d’anciens élèves, les centres de loisirs, les représentants du Conseil Général et du Conseil Régional. En effet, on ne peut pas réussir en méprisant les acteurs de l'éducation, comme cela s'est fait concernant la mise en place précipitée de la réforme des rythmes scolaires à Bondy.

 

Parmi les réflexions collectives qui devront aboutir :

  • Comment la municipalité peut-elle aider à ce qu’un projet ambitieux se monte dans chaque école pour favoriser la réussite de chaque élève (tutorat entre écoles, étude du soir assuréepar des enseignants, classes à horaires aménagés en musique, enseignement des langues, aide éducative péri-scolaire quotidienne et gratuite, etc.) ?

  • Comment la municipalité peut-elle intervenir aussi afin de réaliser cet objectif, y compris dans les collèges et les lycées, qui ne sont pas directement de son ressort ?

  • Comment revaloriser la filière professionnelle plutôt que de recruter sur la base de « l’échec scolaire » ?

  • Quels horaires peuvent permettre la réussite des élèves et leur bien-être ? Il faudra une information réelle des parents, et si le mercredi est plus commode, il apparaît que le samedi matin est beaucoup plus utile aux élèves.

 

Nous proposons aussi d’étudier avec les parents d’élèves, les services municipaux et les enseignants les conditions de mise en place de la gratuité de la restauration scolaire, parce que la participation à la cantine est un facteur déterminant de la sociabilisation des élèves et de la lutte contre la violence scolaire. Le coût de cette gratuité est de 600.000 € par an.

Concernant les TAP (temps d'activités périscolaires), nous ferons un bilan en juin avec les parents, les enseignants et les animateurs, en particulier sur l'évolution des résultats scolaires, la fatigue des enfants et l'utilité des différentes activités. Dans tous les cas, même si les moyens humains et financiers ne permettent pas de faire mieux qu'aujourd'hui, nous maintiendrons un système de garderie améliorée après 15h45. Selon le bilan, nous financerons éventuellement l'embauche et la formation des personnels pour la suite, par exemple avec le Certification de qualification professionnelle de l’animation périscolaire qui est en cours de discussion. En tout cas, cette réforme nationale doit être financée par des dotations de l'Etat. Nous l'exigerons des gouvernements, quelle que soit leur « couleur » politique.

Il en est de même des moyens accordés par l'Etat dans les écoles, la lutte pour obtenir des enseignants en nombre suffisant est la condition de tout le reste même si cela ne suffit pas.

 

Le logement n’est pas une marchandise, c’est un droit !

 

A Bondy, selon les derniers chiffres diffusés, il y a 5.000 dossiers de demande de logement par des familles de la ville : le manque de logements sociaux est criant ! La crise touche tout le monde : jeunes couples, familles qui grandissent, enfants qui veulent leur autonomie, couples qui se séparent…

Nous voulons :

  • aider les familles qui ont des logements insalubres à la réhabilitation

  • permettre la réquisition des logements vides selon l’ordonnance de 1945 (il y avait 805 logements vacants à Bondy selon les derniers chiffres de l'INSEE),

  • l’achat par le biais des sociétés HLM des bâtiments dégradés, leur réhabilitation ou des démolitions/reconstructions,

  • l’interdiction des expulsions locatives,

  • la diversification des tailles des logements (du studio au F5),

  • la possibilité d’échange de logement sans pénaliser le locataire : une personne quittant un logement type F5 doit payer autant de loyer pour un nouveau logement de type F2, ce n’est pas normal.

Aussi bien à Bondy Habitat que pour les logements que la mairie peut attribuer, nous mettrons en place une commission pluraliste proportionnelle aux résultats des listes, qui se prononcera sur les dossiers anonymisés et des critères précis obligatoires. Sur le plan national, nous continuerons à agir pour faire appliquer la loi SRU qui impose à toutes les villes de proposer assez de logements sociaux. Nous poursuivrons également le rassemblement pour un grand service public de l’habitat, notamment défendu par la fondation Abbé Pierre.

 

Une écologie urbaine

 

L'écologie urbaine vit aujourd'hui d'abord grâce aux habitants : les initiatives citoyennes ont lieu comme le compostage dans le quartier du Mainguy. Ce sont aussi les habitants qui se sont mobilisés contre les destructions d'arbres à l'occasion de travaux de voirie, en obtenant gain de cause ou pas selon les cas. Ces demandes doivent être encouragées, comme c'est vrai aussi pour celle concernant des jardins partagés : ils redonneraient une place à l'agriculture dans la ville et permettraient du lien social. Nous voulons favoriser des circuits courts en développant la fourniture de la restauration publique auprès des AMAP (contrat avec des paysans à proximité pour garantir l'achat de leur production).

Concernant les énergies, il est possible de promouvoir des centrales de micro-génération, par exemple en couplant le solaire et l'éolien un hall d'immeubles ou quelques maisons voisines peuvent être fournis en électricité. Si nous voulons une réduction des consommations d'énergies, nous refusons les coupures d'énergie qui est un bien indispensable.

Nous poursuivrons la campagne pour un retour en gestion publique de l'eau comme l'ont fait les villes de Paris ou Viry. Nous refusons les coupures d'eau que n'hésite pas à opérer VEOLIA.

Nous voulons améliorer le tri des déchets afin de favoriser leur valorisation, dans le cadre de la communauté d'agglomération d'Est ensemble.

Nous travaillerons au développement des transports publics pour permettre de réduire la place de la voiture.

Il faudra aussi réduire les nuisances quotidiennes trop souvent négligées : bruit permanent notamment dû à la circulation automobile, pollution aérienne ou intérieure. Des solutions existent : avec des arbres ou des murs pour les habitants qui subissent l'autoroute ou le revêtement des routes pour limiter le bruit de la circulation des voitures (cela est perceptible dans la rénovation de la rue Carnot).

 

Intervenir pour l'emploi

Evidemment, on ne peut pas avoir le plein emploi dans la ville quand les licenciements se multiplient en France. C'est la politique nationale de casse des droits sociaux qui est responsable de la politique économique qu'on subit en France et à Bondy.

Cependant, l'emploi, c'est aussi l'emploi dans les services publics : la mairie, les écoles, l'hôpital... La défense des services publics dans la ville est donc aussi une bataille pour l'emploi. C'est aussi le sens de notre proposition de reprendre en gestion publique les activités de la mairie vendues aux entreprises privées comme VEOLIA ou VINCI : le service public est plus facile à contrôler et meilleur pourvoyeur d'emplois.

Si l'on veut limiter les déplacements contraints, il faut relocaliser des emplois, y compris industriels. Nous voulons favoriser l'implantation d'entreprises grosses pourvoyeuses d'emplois sur place. Nous accorderons une priorité à celles qui sont sous le contrôle de leurs salariés, éco-responsables, et apportent des services socialement utiles aux Bondynois.

Améliorer l'emploi ne peut pas consister à permettre n'importe quoi aux entreprises d'autant que cela ne fonctionne pas. L'expérience de la zone franche le montre : les citoyens avaient obtenu la création d'une commission de contrôle, la mairie a empêché son fonctionnement depuis 16 ans. Bilan ? De nombreux dysfonctionnements pour les salariés concernés.

A Bondy il y a beaucoup de personnes âgées qui ont besoin de services à la personne. Il coûterait moins cher de maintenir les personnes à domicile que de les envoyer dans des maisons de retraite onéreuses. Un service spécifique local pourrait proposer des personnes compétentes et qui peuvent habiter à Bondy ou près.

Pour les petits commerces il faut une cohérence dans les attributions (par exemple pas d’association sportive dans des locaux commerciaux ou transformer des commerces de bouche en banque).

 

Urbanisme : faisons la ville ensemble, développons l’égalité entre les quartiers

Le Plan Local d'Urbanisme (PLU), voté malgré notre opposition, a déchaîné la spéculation immobilière, particulièrement dans le quartier de la gare : les promoteurs profitent de la libéralisation votée par la majorité municipale. Ces constructions ne répondent d'ailleurs pas aux besoins des Bondynois, qui ne pourront pas payer les loyers exigés par les promoteurs. Pour nous, ce sont des HLM de grande qualité environnementale et architecturale qui manquent.
Cette explosion des offres ne s'accompagne d'aucune prévision en terme d'équipements : école, bibliothèque, école de musique, etc.
En l'état, nous voulons bloquer l'état actuel des bâtiments sur la gare et le Mainguy afin d'éviter que l'urbanisme nous échappe et que ces quartiers perdent leur caractère historique.

Nous mettrons en débat la possibilité pour la ville ou Bondy-Habitat de préempter des locaux afin d’y réimplanter des commerces nécessaires.

Sur certaines tâches civiques, nous proposerons aux habitants d'intervenir comme nous l'avons déjà fait pour le nettoyage des espaces verts ou des rues d'un quartier.

Nous dégageons quatre priorités sur l’urbanisme :

    1. Donner un habitat digne aux Bondynois : variété des offres en terme de tailles, par exemple des logements étudiants, pour célibataire, ou des logements plus grands que la moyenne. Le manque essentiel concerne le logement social qui manque à la grande majorité, et qui pèse sur l’explosion des prix du privé.

    2. Faire la ville ensemble en la décidant tous. Le Plan Local d'Urbanisme a vu toute la réflexion publique déviée et les choix du maire ont été imposés. Le PLU doit être soumis à référendum local.

    3. Faire la ville ensemble en se mixant les uns les autres, et les activités entre elles, pour « faire ville », pas chacun dans son coin, mais avec du lien social. La mixité, c’est aussi implanter les quartiers HLM, qui peuvent être d’une très grande qualité architecturale, très bien entretenus, dans les zones pavillonnaires. La mixité des activités rend un lieu vivant : en journée, la nuit, le week-end, s’il comporte des activités différentes comme des magasins, restaurants, école, cabinet médical, habitat, service public.

    4. Permettre aux quartiers de vivre en redonnant le plaisir de la ville, cela demande un « centre », un lieu de rencontre, de vie, des habitants par quartier, cela peut être une place où il y a une installation municipale, une maison de quartier, avec un jardin public, la terrasse d’un café.

 

Des services pour le public

Nous avons le projet de rendre la ville à ses habitants. Cela passe forcément par les employés communaux. D'autant que nous proposons de développer les services publics en reprenant les activités déléguées au privé comme l'entretien des routes, le ramassage des poubelles ou le gardiennage.

Déjà il est possible d'éviter le gâchis en consultant le personnel des services sur les achats.

Les habitants aussi peuvent être riches de propositions, ils pourraient s'exprimer dans le cadre de comités d’usagers autonomes dans leur fonctionnement, dotés de moyens d’expertise et de fonctionnement concernant le fonctionnement de la mairie.

Il est nécessaire d'anonymiser les embauches, les attributions de logement, et de places en crèche pour empêcher tout système de copinage. Afin de lutter contre le clientélisme des habitants pourraient être désignés par tirage au sort pour siéger dans les commissions municipales qui décident les attributions de logements et des places en crèche notamment.

Concernant les embauches elles-mêmes, la première demande sera anonyme. Deux responsables (service concerné et direction générale) et un représentant des salariés (renouvelé tous les deux ans ) recevront les candidats accompagnés d’un-e responsable syndical-e. Le choix passera d'abord par un Test d'Aptitude Professionnelle puis un entretien. Le maire respectera le choix de cette commission tripartite : la candidature retenue à l’unanimité sera validée. Il n’y aura donc plus de contournement du recrutement en fonction de relations extérieures.

Nous accorderons beaucoup d'importance à la formation en passant des conventions en particulier pour les personnels qui travaillent dans le secteur de l'enfance et du périscolaire.

Nous privilégierons la promotion interne motivante, plutôt qu’à l’embauche des « copains » sous statut de contractuels .pour permettre une évolution aux employés communaux, même si l'embauche extérieure permet aussi le renouvellement

Nous rapprocherons la population des employés communaux en organisant des stages pour comprendre comment fonctionnent les services.

Nous ferons un état des logements et des voitures de fonction et évaluerons s'ils sont nécessaires.

Nous cesserons le recrutement des policiers municipaux, la police est du ressort de l’Etat.

 

Nous voulons favoriser la vie associative

Les associations constituent un enjeu de taille : elles sont le lien forgé par les citoyens eux-mêmes.

Nous constatons un manque de communication autour des associations, malgré les structures existantescomme le journal « Reflets » ou les différents sites internet de la ville. Nous constatons un manque de lien entre les associations bondynoises malgré leurs complémentarités évidentes.

Plusieurs idées pour y remédier :

  1. Création d’un magazine ou d’une lettre d’information électronique des associations bondynoises.

  2. Développement des liens entre les associations bondynoises et celles de Noisy-le-Sec, Aulnay, Pavillons-sous-Bois, Romainville…

  3. Etablissement du principe que les associations restent libres de leurs orientations, même quand elles sont soutenues financièrement par la mairie.

  4. Mise en place d’une Bourse du Travail et d’une Maison des Associations.

 

Développer le sport pour l'épanouissement de chacun-e

Le sport est fondamental pour permettre la construction de l’individu, aussi bien sur le plan personnel (physique ou mental) que sur le plan social.

Nous proposons :

  1. Investir dans le développement des activités les moins médiatisées

  2. Création d’une école du sport gratuite. Le mercredi après-midi, dans une même année, cette école du sport pourrait initier gratuitement des enfants à la pratique du tennis, du handball, ou à l'athlétisme, etc.

  3. Réduire le coût financier d’accès aux activités sportives d’une famille de plusieurs enfants le temps qu’ils découvrent quel sport ils souhaitent réellement pratiquer.

  4. Développer chez les enfants la découverte de la nature, la mer, la montagne (classes de découverte).

  5. Rechercher et construire des coopérations avec d’autres communes, des comités d’entreprises de grandes entreprises publiques (EDF, GDF, SNCF, RATP…) sur la base de conventions d’échanges.

  6. Création d’écoles multisports en direction de l’enfance en partenariat avec l’ASB (tarif activité périscolaire, quotient familial).

  7. Création d’un passe multisport pour une pratique de loisir encadrée (hors fédération) en partenariat avec l’ASB.

 

Développer la culture pour renforcer le sentiment de dignité des habitant-e-s

Nous nous réjouissons des activités de l’Ecole de Musique, dont les mini-concerts permettent de faire découvrir la musique classique à ceux qui s’y intéressent peu ; c'est vrai aussi pour le cinéma ou la bibliothèque, grâce aux personnels qualifiés qui les animent. Nous apprécions aussi les créations comme la quinzaine du théâtre amateur, les cafés philo, les cours de l’université populaire.

Les cours en général sont à développer : arts plastiques, photo, informatique, théâtre, informatique. Nous posons ainsi la question du principe de rendre la bibliothèque incontournable pour le public scolaire.

Cependant pour créer une vraie dynamique, il faut libérer les énergies, et pour ça permettre à des structures d’agir sans un contrôle permanent des contenus par la municipalité. Dans ce cadre la création d’un lieu indépendant réservé à la culture doit être posée comme un acte fort. Il faut des systèmes autonomes, gérés par des Conseils d’Administration, même si un représentant de la mairie y siège. Cela n’empêche en aucun cas de les financer par la mairie selon le principe que celui qui paie (la mairie) n’est pas nécessairement celui qui invite (une association culturelle).

Il n’y aura pas de développement de la culture sans laisser une liberté totale aux artistes. Dans ce cadre, les idées peuvent être nombreuses : artiste en résidence, photographes, écrivains.

Plutôt que de changer ces lieux, il s’agit d’ajouter des lieux indépendants. Nous y participons nous-mêmes avec les fêtes inter-associatives que nous avons lancées.

Les cultures urbaines doivent avoir toute leur place dans ces dispositifs.

Les propositions :

  • Permettre de nouveau que vive une librairie à Bondy, même si la mairie doit acheter un local et confier la gérance à un libraire

  • Développer la coopération de la ville avec l’extérieur par les jumelages.

  1. Développer le fonctionnement de la Maison des Artistes.

  2. Mise en place de locaux pour faciliter les répétitions artistiques à Bondy.

  3. Exploiter plus profondément le palais des sports pour des manifestations culturelles, concerts à raison de 4 par an.

  4. Prévoir des locaux plus adaptés pour l’EMMA, le conservatoire.

  5. Favoriser le rapprochement de la population (forum des associations, vide-greniers, soirées à thèmes, etc.)

  6. Mutualisation des initiatives culturelles en développant le transport vers ces lieux.

  7. Rendre l’information sur ces initiatives plus dynamique.

  8. Organiser les rencontres qui s’imposent (élus, personnels techniques, citoyens) pour construire la politique culturelle de la ville.

 

Politique de la jeunesse : un nouveau projet éducatif

Dans les centres sociaux et de loisirs, nous voulons :

- favoriser l’autonomie,

- travailler à la réussite scolaire,

- développer l’attention à la santé (alimentation, sport),

- aider à faire travailler ensemble les différentes portions de la jeunesse (jeunes instruits ou sans diplôme, des pavillons ou des cités, etc.),

- réfléchir à la place de la jeunesse dans les différents lieux : bibliothèque, cinéma, conservatoire,

- ne pas développer la consommation de loisirs,

- favoriser les échanges intercommunaux (jeunes en vacances dans les centres de Montreuil, etc.),

- travailler avec des personnels recrutés par une commission (voir le chapitre concerné) pas sur piston,

- aider au financement du BAFA, même si le jeune n’est pas embauché par la ville,

- remettre en place le temps de préparation des séjours.

 

Comment favoriser des circulations douces et l’utilisation des transports en commun?

Les déplacements sont au cœur de la vie moderne, parce qu’ils permettent la découverte, mais aussi parce qu’ils sont contraints : on habite souvent loin de son lieu de travail.

Alors quelle place donner à la voiture ? On ne peut pas réduire son importance autoritairement : il faut décourager son utilisation, et développer les transports alternatifs (circulations douces et transports en commun).

Pour cela, nous travaillerons :

  • à la participation effective de la ville à un projet de bateau-bus sur le canal de l’Ourcq, en liaison avec les communes concernées,

  • au développement d’un service de car de la ville en particulier pour les sorties en groupe dans les villes voisines à l’occasion de spectacles ou évènements divers,

  • à l’intervention combative pour développer la fréquence des bus, afin d’obtenir des conditions de transport dignes, Il faut augmenter les transports en commun,

à la redéfinition d’un transport bondynois utile.

Nous proposons un moratoire sur les pistes cyclables : sont-elles pertinentes pour de relatives courtes distances, et au regard du peu de cyclistes qui les utilisent ?
Pour le TUB (qui n’est pas efficace actuellement) nous demanderons avec le STIF une étude des besoins soit au niveau de la ville ou d’est ensemble pour plus de cohérence et desservir des quartiers comme les Coquetiers, Edouard Vaillant, Neuburger, ou Bondy-sud.

La ville pourrait servir de liaison pour mettre en place de l'auto-partage ou du co-voiturage.

 

Aider les familles

« L’aide à la parentalité » est devenu un refrain politicien. Mais que peut faire un parent quand il se sent dépassé, quand il n’y arrive plus avec son enfant ?

C’est dans chaque maison de quartier qu’il faut une structure d’aide, pour être au plus près des familles et empêcher la tendance naturelle au repli face aux difficultés.

En effet, le travail efficace doit surtout être de la prévention, il est plus difficile de résoudre une situation quand les problèmes sont graves.

En aucun cas, il ne peut s’agir de se substituer aux familles, cela ne fait qu’aggraver la situation en décrédibilisant les parents.

 

Pour une intercommunalité démocratique, citoyenne, écologique et sociale

 

Il est bon de mettre en commun ses atouts avec d’autres villes mais la communauté d'Est ensemble regroupe artificiellement les neuf villes : Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville. Aujourd'hui, les communautés d'agglomération et les départements sont menacés par la « métropolisation ». Les décisions s’éloignent des citoyens.

 

Pour oeuvrer à une intercommunalité démocratique, citoyenne, écologique et sociale, nous avons constitué un réseau alternatif et citoyen, politique et associatif, sur les 9 villes concernées : le réseau Alter-Agglo 93.

 

Nous voulons qu'Est Ensemble mutualise ses moyens pour fournir un meilleur service. Nous voulons qu'Est Ensemble permette de partager ses richesses entre tous les habitants. C’est à notre avis tout le sens de l’intercommunalité. C’est particulièrement le cas pour des villes qui partagent un territoire comme par exemple le Canal de l’Ourcq ou la RN3, ou qui ont déjà des projets en commun comme le SIPLARC (qui fournit les repas des écoles à Noisy-le-Sec et Bondy), ou le cinéma le Trianon.

 

Pour une intercommunalité démocratique, ce qui peut être plus efficacement décidé à l'échelle de la commune doit rester communal et faire l'objet de concertation locale où les habitants ont le dernier mot sur les décisions à prendre. Les projets intercommunaux doivent être décidé avec les habitants, pas seulement avec l'accord du maire ou de la maire de la ville concernée.

 

Pour une intercommunalité écologique, la gestion de l’eau doit être publique, les transports en commun doivent être développés, le tri des déchets doit être développé dans la concertation avec les habitants, des constructions à énergie positive doivent être développés pour le respect de l'environnement.

 

Pour une intercommunalité sociale, le logement social de qualité doit être développé, un même tarif dans l’agglo pour tous les équipements culturels et sportifs doit être mis en place, les moyens de soin comme les hôpitaux doivent être maintenus et développés, les services à la population doivent retourner au public.

 

Permettre l’accès de tous à la santé

L’hôpital a besoin des moyens nécessaires à ses missions de service public, comme il a su les assumer lors des différentes crises sanitaires. Les personnels souffrent de plus en plus et les patients ne sont pas mieux soignés. Nous refusons le démantèlement de l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, et nous voulons un vrai service public de santé.

Nous voulons contribuer à sortir des conduites à risques. Il nous faut d’abord sortir de la caricature jeune = haschisch = drogué. La route est la première cause de mortalité, le suicide la 2ème chez les 18-24 ans (ni la « drogue », ni la « délinquance »…). Rappelons aussi que l’alcool est la première toxicomanie en France. La répression ne permet ni de prévenir ni de freiner la consommation. C’est ce qui nous amène à poser la question de la légalisation de la consommation du cannabis. Ce sont à Bondy des centaines de personnes qui ont connu la prison à cause du cannabis. Cela n’a pu contribuer qu’à dégrader encore la situation. L’isolement, le manque de perspective conduit à ces risques, c’est ce que nous voulons combattre par des groupes de paires (tutorat, parrainage, marrainage). Pour l’instant, la sortie de détention n’est pas assez accompagnée, nous nous proposons que la ville accepte plus de TIG et d’emplois de réinsertion.

 

Une fiscalité réformée

 

Il est temps de mobiliser la population pour exiger auprès de la préfecture les dotations nécessaires de la part du gouvernement, dans le cadre de la solidarité nationale avec les villes pauvres. C’est une condition importante pour doter la ville des moyens nécessaires, humains ou matériels.

C’est d’une réforme complète de la fiscalité dont nous avons besoin. Nous interviendrons avec les autres communes :

- en faveur d’un fond de péréquation, qui redistribue l’argent des impôts en faveur des villes pauvres,

- afin que les entreprises soient taxées sur leurs bénéfices plutôt que sur leur masse salariale,

- pour que les revenus de l’argent soient soumis au même taux que le travail.

 

Sécurité : sortir des idées reçues

 

La sécurité est trop souvent l'occasion de détourner les habitants des autres sujets. C'est ainsi qu'on vante la vidéo-surveillance aux Bondynois sans préciser que des caméras ont été en panne pendant un an ! Nous voulons réfléchir pour trouver des solutions plutôt que provoquer des réactions gratuites de peur ou de haine. Voici quelques propositions. Contre les incivilités, le lien social est un facteur de sécurité, il faut favoriser la connaissance mutuelle. Le travail des associations est à cet égard, comme dans tous les domaines, crucial. Contre la petite délinquance, notre société de surconsommation (tablette, Iphone, etc.) est aussi à revoir et à critiquer. L'école, le développement de la culture et des activités sociales peuvent y aider en montrant que la vie ne se résume pas à posséder des objets. Enfin, pour ceux qui sont victimes, il faut un véritable soutien auprès des professionnels : le commissariat est sous-doté en personnel, il est sale, l'attente est longue et les plaintes ne sont pas toujours prises».

Concernant la sécurité routière, il faut plutôt verbaliser les conduites dangereuses ou gênantes (empêcher le passage des poussettes ou des personnes à mobilité réduite) plutôt que verbaliser le non-paiement des parcmètres.

Concernant la propreté, les dépôts sauvages demandent aussi à revoir l'enlèvement des encombrants avec Est ensemble.

 

Le budget sera participatif

 

La totalité du budget municipal sera participatif. Pour ce faire, nous proposons une organisation précise :

1 – Réunion plénière par service dès le mois d’octobre des employés communaux sans le chef de service. Les employés font des propositions émanant notamment des besoins exprimés par les habitants aux services (par exemple les conseils d'école font des demandes préalables au service enseignement, les associations sportives au service des sports, etc.). Cette réunion sera l'occasion pour chaque service de réfléchir aux moyens de mieux servir la population, de définir les missions nouvelles et celles qu'il faudrait supprimer.

2 – Tous les Bondynois sont invités à une réunion de présentation de la proposition de budget, avec un premier débat. Cette proposition sera présentée en ciblant des projets précis avec leur coût, afin que les participants puissent définir leurs priorités.

3 – Les Conseils de Quartiers, le Conseil du Monde, le Conseil Municipal des Jeunes, le Conseil des Elèves, le Conseil des Sages, le Conseil économique et social local, se réunissent chacun pour discuter ce projet et l’amender.

4 – Tout groupe de 50 habitants peut demander une expertise aux techniciens de la mairie (sous le contrôle d’une commission paritaire majorité/ opposition).

5 – Une nouvelle réunion en mairie fait le point, les habitants présents votent. Si la nouvelle proposition n’est pas validée par les présents, elle est remise en discussion dans les différents conseils.

6 – Le Conseil Municipal vote la proposition des habitants en janvier, dans la mesure où il respecte les valeurs de respect de chacun, de progrès social, d’égalité des droits.

7 – Chaque projet est suivi (« exécuté », « en cours », « à l’étude »), y compris sur le site de la ville.

8 – En juin, une réunion fait un premier bilan de la réalisation du budget, ainsi qu’une évaluation des projets.

 

 

La citoyenneté, ce n’est pas que pendant les élections

Nous voulons construire une nouvelle pratique politique et sortir de l’inertie et de la délégation de pouvoir. C’est pourquoi, le vote ne constitue qu'une étape. Votre investissement est nécessaire : dans vos associations sportives, culturelles, de parents d'élèves, dans vos syndicats, vos amicales de locataires. C'est aussi pour cela que nous avons constitué Bondy autrement.

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