Voeux 2018 de Bondy autrement

C'est une tradition de dix ans désormais pour Bondy autrement de présenter ses voeux, à cette occasion un bilan de l'année passée est présenté. Le voici.

 

L’année 2017 avait commencé par la condamnation de VEOLIA pour incompétence au sujet des coupures d’eau. Rappelons que la bataille pour une gestion publique de l’eau n’est pas encore gagnée mais elle avance : le dernier conseil municipal de l’année a ainsi voté pour un retrait du SEDIF et Est Ensemble a retardé la réadhésion de deux ans, ce qui permet d’espérer la mise en place d’une régie. Nous restons mobilisés cependant car nous savons combien les élus de la majorité préfère les paroles aux actes quand il s’agit de mesures positives !

L’année 2017 a ainsi montré qu’il fallait rester mobilisés pour la défense des services publics, c’est vrai pour le Centre d’Information et d’Orientation scolaire qui a officiellement fermé à Bondy, remplacé par un point d'accueil, rattaché au CIO de Clichy et qui n'a pas de fondement juridique ; les personnels sont désormais nommés à Clichy, et l’existence de ce point d’accueil est précaire.

C’est vrai aussi pour l’hôpital Jean-Verdier, attaqué par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris avec la complicité de la majorité municipale PS-PC et Verts. Au prétexte de répondre aux besoins de la médecine quotidienne, ils veulent déménager les services de pointe à Avicenne, prétendant que nous serons mieux accueillis parce que les accouchements et les autres activités prestigieuses auront déménagé ! La manifestation qui a eu lieu a montré que le personnel et la population ne sont pas dupes.

 

D’ailleurs 2017 a aussi montré des mobilisations, nous l’avons dit sur l’eau, sur le CIO et l’hôpital, mais cette mobilisation est aussi visible dans les résultats aux élections. Vous le savez, Bondy autrement n’a pas pris part aux campagnes présidentielles ni législatives mais force est de constater que la défaite du PS dès le premier tour en dit long sur le désaveu de la politique suivie ces dernières années. C’est d’ailleurs Jean-Luc Mélenchon qui est arrivé en tête à Bondy et aux législatives, Sabine Rubin, une députée France insoumise a remplacé le successeur de Bartolone !

 

La mobilisation sociale, c’est aussi la grève de deux semaines au lycée Jean-Renoir pour obtenir les postes suffisants, avec la répression des personnels et des lycéens par la police de Créteil. On le voit, ce gouvernement souriant n’hésite pas à manier la matraque plutôt que de répondre aux légitimes demandes sociales.

 

En 2017, nous sommes intervenus presque lors de tous les conseils municipaux pour la création d’une école en centre-ville, la multiplication des préfabriqués dans les cours est une mauvaise chose : les élèves ont besoin des cours d’école. Nous avions ainsi envisagé l’espace du garage municipal, vous le savez la maire a décidé depuis de vendre ce terrain à Vinci, pour combler le déficit de la maison Marianne, projet qui avait monté pour combler l’échec de l’opération immobilière de Bondy Habitat qui ne trouvait pas les commerces attendus.

 

Dans un autre registre, ce type de mauvaises décisions à la queue leu-leu, dans un mépris total pour les Bondynois qui ont cru aux promesses électorales, a aussi abouti à l’augmentation des impôts locaux et à la suppression des réductions fiscales sous prétexte que le gouvernement les baisserait !

 

J’en viens donc à l’affaire dite du garage municipal. Nous sommes actuellement dans l’attente des décisions du tribunal administratif. Rappelons que le dossier a été voté par 22 voix pour et 22 contre ! Cela a été l’occasion de travailler avec le Conseil de quartier, le Système d’Echange local, Bondy écologie et la France Insoumise.

 

Plus généralement, nous refusons que la ville se fasse sans les habitants, dans un cercle vicieux où les spéculateurs de l’immobilier ont tous les culots tandis que les élus soumis à la maire les laissent faire mais refusent que les Bondynois disent leur mot !

 

C’est un renversement politique que nous voulons, c’est-à-dire remettre la politique sur ses pieds alors qu’elle marche sur la tête aujourd’hui. Qui est le mieux à même de décider de la ville sinon ses citoyens ? Ainsi on ne verrait pas des projets immobiliers farfelus décidés entre la maire et un promoteur, mais on ne verrait sans doute pas non plus des problèmes du quotidien durait depuis des années sans solution comme les poubelles enterrées qui ne sont pas ramassées ou les rats qui pullulent ! Les problèmes des Bondynois ne sont pas résolus parce que le pouvoir s’en fiche.

 

Il est temps de rendre la ville à ses habitants ! C’est à cela que nous travaillons sans relâche depuis 10 ans, et nous continuerons en 2018. C’était le sens de notre débat sur la démocratie participative, nous avons bien l’intention de continuer sur cette voie, pas par entêtement mais parce que la ville est invivable, quand elle est aux mains d’une seule personne.

Informations supplémentaires