Jean Verdier : les raisons de la colère

Malgré la période de vacances scolaires, cinquante salariés de l'hôpital Jean Verdier se sont retrouvés en Assemblée Générale ce vendredi 5 mars 2010.

Lundi 8 mars, le service des urgences - et notamment les médecins - entrera en lutte pour protester contre la suppression de 10 lits d'aval.

La discussion a permis d'aborder les moyens de lutte et une nouvelle réunion permettra de décider des suites de l'action. D'ores et déjà sur 234 personnels consultés, 200 se sont prononcés pour la grève.

Il faut comprendre qu'entre le manque de personnel, l'arrêt des embauches pour raison de restriction budgétaire et le regroupement des services avec Avicenne et René Muret (loi Bachelot), c'est l'hôpital de proximité qui est menacé.

Les personnels ont eu l'occasion de discuter des assignations (obligations de services faites aux grévistes) mais ont dénoncé le fait que le service normal était parfois inférieur au service minimum, vues les réductions de personnel !

Depuis le début de la discussion de cette loi, nous avons mis en garde, aujourd'hui, les usagers et les personnels doivent se mobiliser pour empêcher le pire.

Déjà 500 personnes ont signé la pétition des agents, la suite amènera sans doute les personnels à beaucoup solliciter la solidarité des usagers.

La santé à proximité ? Ca n'a pas de prix ! L'Etat doit y mettre les moyens.

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