Halte à la répression à l'AP-HP !

Suite aux luttes en mars dernier, contre les restructurations en cours à l’AP-HP (Assistance Publique-Hôpitaux de Paris), la répression frappe les personnels de certains hôpitaux, ceux où la mobilisation a été la plus forte (Emile Roux, René Muret, Charles Foix, Cochin…) :

-plaintes généralisées,

-convocation des agents pour interrogatoire par les forces de police,

-retraits de salaires secs sans aucune négociation ni étalement

-sanctions disciplinaires, stoppées suite aux vives protestations des organisations syndicales de l’AP-HP.


Le «Collectif national contre les franchises médicales, pour l’accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire » proteste avec indignation contre ces mesures visant à étouffer toute résistance. Il affirme sa totale solidarité avec les personnels, avec ceux qui ont occupé la salle du Conseil d’Administration du siège de l’AP-HP, avec  ceux qui ont retenu directeur et cadres quelques heures dans leur bureau, pour obtenir de véritables négociations.

Pour l’AP-HP, qui a  porté plainte le 25 mars ainsi que huit de ses cadres, il s’agit là de séquestrations ! Quant à la DGOS (Direction Générale de l’Offre de Soins), dans un communiqué du 27 mars, elle accuse ces salariés, ces militants de violence intolérable !

Mais où est la violence ?  QUI EST VIOLENT ?

Ceux qui décident de réduire l’offre publique de soins, qui cassent les hôpitaux et sacrifient les malades sur l’autel de la rentabilité ? Ceux qui imposent aux personnels des conditions de travail impossibles? Ceux qui livrent les services publics de santé aux appétits du privé ?

Où bien,  ces personnels qui se battent pour  le droit à la santé et l’accès aux soins pour tous ? Qui refusent que leur mission de service public soit dévoyée ?

 

Le «Collectif national contre les franchises médicales, pour l’accès aux soins partout et pour tous et pour une sécurité sociale solidaire » leur apporte son total soutien et soutiendra toutes les résistances à la politique du pouvoir qu’il juge criminelle.

 

            Le 26 mai 2010

 

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