La santé aux Lilas (et ailleurs)

Nous étions plusieurs de Bondy à nous retrouver à la manif pour défendre la maternité des Lilas. Pour poursuivre, un débat aura lieu ce mercredi 7 décembre...

Un débat organisé par le collectif Notre Santé en danger

"Aujourd'hui, on casse la Santé ! Quelle autre politique pour répondre aux besoins de la population?"

Mercredi 7 Décembre 2011

à 19 heures

Salle des mariages de la mairie des Lilas

 

avec

Une responsable du syndicat de la médecine générale (SMG),

A. Grimaldi du Mouvement de Défense de l’Hopital Public (MDHP),

C. Prudhomme de la CGT,

F. Binot de Sud santé Sociaux

Christophe Rauch économiste.

 

 

Notre saNté eN daNger

Usageres, professionelles de la santé, élUes, il est temps de réagir ensemble!

 

Nous sommes aujourd’hui confrontés à une dégradation de notre système de santé dans son ensemble qui conduit à une limi­tation de l’accès aux soins pour des millions de personnes. A com­mencer par les 4 millions de fran­çais qui n’ont pas de couverture complémentaire et qui, pour 29% d’entre eux, renoncent aux soins. La situation des plus précaires, quand à elle, est telle qu’une or­ganisation comme Médecins du Monde parle de « mise en danger coupable ». Nous voyons resurgir des épidémies d’un autre temps tu­berculose, rougeole, gale… Ces difficultés d’accès et le renon­cement aux soins qui les accom­pagne s’étendent désormais à des couches de plus en plus larges de la population. Or, ce sont les politiques menées ces vingt dernières années qui aboutissent à cette situation : at­taques contre la protection sociale, insuffisance de formation et répar­tition inégale des professionnels de santé, régression des politique so­ciales, médico-sociales, mise à mal de l’hôpital. La crise ne fait qu’en accentuer les conséquences par la précarisation accrue de centaines de milliers de personnes.

Les attaques contre la protection sociale

Chaque réforme, chaque projet de loi de financement s’accom­pagne d’une limitation des prises en charge :

-diminution, voire suppression des remboursements,

-instauration des franchises médi­cales, forfaits, dont le forfait hos­pitalier qui s’élève aujourd’hui à 540 euros pour un mois d’hospita­lisation,

-remise en cause des prises en charge à 100% dans le cadre des affections de longue durée …

A cela s’ajoutent les dépassements d’honoraires. Dans certaines villes ou/et pour certaines spécialités, ils sont de­venus la règle. 76,6 % des chirur­giens les pratiquent en France. Dans le Val de Marne, le dépasse­ment moyen pour une consultation de gynéco est de 40 euros…

Diminution et inégale répartition des professionnels de santé.

La répartition des professionnels de santé est inégalitaire : dans cer­tains quartiers ou villes, les zones rurales ou semi-rurales, le nombre de médecins généralistes ne cesse de diminuer. Il en est de même pour les professions para-médi­cales. L’allongement des délais de ren­dez-vous et l’éloignement géogra­phique qui en résultent, constituent un facteur de renoncement aux soins ; dans un sondage IFOP ré­cent, 58 % des personnes interro­gées avaient renoncé à un soin en raison des délais d’obtention d’un rendez-vous, 28% en raison de l’éloignement géographique.

Les politiques menées dans le médico-social et le social

Les régressions budgétaires frap­pent l’ensemble du secteur social et médicosocial accueil du handi­cap, maisons de retraite, services de soins à domicile, réseaux de soins...

Les coupes sombres imposées au budget du Samu social et de l’hé­bergement d’urgence jettent à la rue dans des conditions extrêmes des milliers de personnes, des fa­milles, des femmes enceintes, des enfants. C’en est l’exemple le plus récent et le plus médiatisé. Comment dans ces conditions as­surer le minimum de suivi, de soins quand l’hygiène ne peut même pas être assurée au quotidien ?

L’hôpital mis à mal

Son affaiblissement est fortement accéléré avec la mise en appli­cation de la loi Hôpital Patients Santé Territoires. (Loi Bachelot)

·       Ce sont des centaines de restruc­turations et de fermetures qui sont à l’oeuvre aujourd’hui, le plus sou­vent de façon insidieuse. Ce sont des restructurations sans concertation, sans évaluation des besoins, basées essentiellement sur des «économies à tout prix » conduisant à des dysfonctionne­ments, à une baisse de l’offre de soins, à un éloignement préjudi­ciable.

·       L’étranglement financier est or­ganisé par le mode de tarification à l’activité (T2A), et la contrainte d’enveloppes fermées.

 

·       L’obligation d’emprunter pour se moderniser, introduit par le plan Hôpital 2007, aboutit aujourd’hui à un endettement des hôpitaux d’au­tant plus grave qu’il est constitué d’emprunts toxiques (DEXIA).

 

·       Les partenariats public-privé im­posés se font au détriment de l’hô­pital offrant au privé lucratif les activités les plus rentables

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