Santé

Pour Jean-Verdier, réponse aux arguties de la maire

Le journal REFLETS est distribué ces jours-ci. Il comporte un édito de la maire où elle insulte avec tout le mépris dont elle est coutumière ceux qui défendent l’hôpital Jean-Verdier, y compris les parlementaires de la ville.

 

L’édito s’appuie sur deux évidences : d’une part, on n’accouche pas « fréquemment », et, d’autre part, l’hôpital ne joue pas assez son rôle de médecine du quotidien.

 

C'est le bon vieux coup où elle accuse son chien d'avoir la rage pour le noyer.

 

Parce qu’il est malhonnête de prétendre qu’en faisant partir des services de pointe, le reste s’améliorera : on peut enlever le pôle mère-enfant sans que l’attente aux urgences ne diminue !

 

D’ailleurs, il y a quelques années, les gérants de la pénurie disaient l’inverse : il fallait empêcher les patients d’abuser des urgences, où ils étaient accusés de venir pour rien, et les médecins de ville devaient travailler plus tard pour empêcher cet engorgement de l’hôpital.

 

Le point commun de ces arguties est simple : il n’y a pas assez de moyens pour répondre aux besoins de santé des Bondynois à l’hôpital.

 

Si on laisse dépecer le pôle mère-enfant, on accepte de réduire les moyens de répondre aux besoins de santé ; et c’est le pire engagement pour que le reste s’améliore. Et une fois ce désastre arrivé, ce n’est pas madame Thomassin qui nous soignera, elle aura d’ailleurs quitté Bondy.

 

Ceux qui proposent ces réformes ont laissé les choses se dégrader depuis des décennies.

 

Ils ont de bonnes idées ? Ils veulent en débattre ? Qu’ils organisent une consultation des patients et des professionnels, pour permettre à chacun d’être en bonne santé et de se soigner mais sans faire de la réduction des coûts un préalable.

 

Et il y en aura des idées ! Voilà de quoi vraiment "développer" l'hôpital !

 

On peut déjà parier qu'ils ne proposeront pas de "transférer" les services visés à Avicenne.

 

Rien ne s’améliorera sans la mobilisation des citoyens et des personnels. Cela a d’ailleurs toujours été le cas, comme la création de Sécurité Sociale alors que la France était exsangue.

 

Vendredi 8 décembre à 14h30, retrouvons-nous à l’hôpital Jean-Verdier, pour une marche vers la mairie.

Informations supplémentaires