En Grèce et en Espagne, deux forces nouvelles font grand bruit, Syriza et Prodemos.

En quoi cela nous intéresse-t-il ? D'abord, le mépris des partis actuels PS-Républicains, qui soutiennent la construction européenne contre la démocratie en a pris un coup. C'est déjà ça.

Mais surtout on voit que les politiques qui sont présentées depuis des années comme les seules possibles sont mises en cause. Une autre politique serait donc imaginable, où on donne des moyens à l'école, à la santé, au logement. Possible, donc, oui.

Et les citoyens grecs ou espagnols ne se contentent pas de voter pour ces nouvelles forces, ils restent mobilisés, manifestent, s'organisent.

On comprend d'autant mieux la hargne des gouvernements européens, notamment français, à empêcher ces expériences de gagner. Pourquoi les médias ne parlent-ils pas de printemps européens comme ils ont parlé de printemps arabes ? Il faut éviter la contagion des peuples qui se réveillent ? Mais peut-être est-il trop tard : l'Irlande ou l'Ecosse semblent le montrer.

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