Une autre gauche

Quelle violence ?

Valls et Thomassin dénoncent la violence. Le premier accuse les travailleurs d'Air France, la deuxième les élus de l'opposition.

Les salariés d'Air France refusent d'être mis au chômage ? C'est de la violence. Les élus citoyens font leur travail et posent des questions au conseil municipal ? C'est de la violence.

La violence des puissants n'est jamais directe. Valls n'a pas incarcéré lui-même les syndicalistes d'Air France. Et Madame Thomassin dissimule sa mauvaise volonté derrière l'administration.

Mais les licenciements des salariés d'Air France, qui vont se retrouver sans salaire, sans emploi et endettés n'est-elle pas une violence ?

Réduire les salaires des employés de la mairie parce qu'ils auront été malades, n'est-ce pas une violence, quand on sait que leur grille salariale est parmi les plus basses en France ?

Et le refus d'entendre les demandes des mal-logés, l'abandon des familles dont les enfants ne disposent même pas d'une table pour faire leurs devoirs, n'est-elle pas une violence ?

Certes il ne s'agit pas de défendre la violence comme un « bon » moyen d'action, mais face la violence du monde, les victimes doivent-elles baisser la tête ?

Ce sont les injustices qui sont responsables de la violence, pas ceux qui sont révoltés.

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