Mais que se passe-t-il à Bondy ?

Mais que se passe-t-il à Bondy ?

Depuis quelques mois plusieurs affaires, pas très glorieuses pour Bondy, animent des conseils municipaux de plus en plus houleux et révèlent le vrai visage de la majorité municipale.

 

La maire et sa majorité complice désignent illégalement un 17ème adjoint (décision annulée par la justice mais qui reste appliquée), deux campagnes anonymes de diffamation sont orchestrées contre ceux qui ont saisi la justice, trois conseillers de la majorité déposent plainte contre l'un des leurs pour qu’il aille croupir en prison le jour même de la venue du candidat François Hollande, le service jeunesse fournit un faux en écriture…

 

Que d'émotions ! Après l’élection présidentielle, petit résumé de toutes ces affaires :

 

La Loi ? Oui, mais pas pour eux

La nouvelle maire Mme Thomassin veut offrir à Fadila Tekkouk un 17ème poste de maire-adjoint (à 2575 euros par mois). Toute l’opposition dénonce l’illégalité de cette décision mais ses élus godillots la votent à l’unanimité et par deux fois, et s’attribuent également des indemnités en hausse de 7%.

Bondy autrement saisit le tribunal administratif de Montreuil. Il nous donnera raison par deux fois.

 

Mais la maire débutante est têtue. Elle fait appel en conseil d’Etat en déposant une question prioritaire de constitutionnalité, rien de moins !

 

L’appel n’est pas suspensif mais la maire maintient Mme Tekkouk comme 17ème maire-adjointe. En toute illégalité ! Mais comme les préfets n’ont plus les moyens (ou la volonté) d’assurer le contrôle de légalité pourquoi se gêner ?

 

Pour Mme Thomassin l’amitié n’a pas de prix. Surtout quand ce sont les impôts des Bondynois qui paient les honoraires de l’avocate (par ailleurs conseillère régionale PS). 

 

A propos, le saviez-vous ? Bondy est classée par le magazine Capital 4ème sur 100 villes de plus de 50 000 habitants par son taux d’imposition locale. Encore un petit effort pour être sur le podium !

 

Menaces, calomnies, diffamations et «petites phrases assassines »

Quelques jours après le premier jugement du tribunal administratif de Montreuil annulant les élections de M. Matili et Mme Tekkouk, plus de 200 affiches sont collées en pleine nuit à Bondy nord, calomniant notre élu Vincent Duguet et nous rebaptisant « Bondy dénigrement ». 

 Le 30/01/12 il est à nouveau menacé dans son lycée, puis diffamé par un tract et une pétition, visiblement rédigés par des adultes extérieurs au lycée. La maire se contentera de lire en conseil municipal du 9/2 un vague « appel solennel à élever le niveau de débat » et mêla « petites phrases assassines », c'est-à-dire les critiques légitimes de l’opposition, avec des méthodes indignes et relevant du Code pénal.

 

François Hollande à Bondy, Nadir Kitatni en garde à vue

Conseil municipal du 13/10/2011 : M. Roger cède son trône de maire à sa dauphine Mme Thomassin. La fête est un peu gâchée par Nadir Kitatni, conseiller municipal EELV, qui annonce haut et fort sa dissidence. La nouvelle maire lui retire aussi sec sa délégation et les Verts de Bondy l’excluent de leur parti.

 

Conseil municipal du 22/03/12 : Nadir Kitatni est exaspéré que la maire ne réponde à aucune de ses questions : 17ème maire-adjoint, montant des indemnités des élus, expulsion des Rroms, insultes de la maire envers les jeunes de Blanqui. 

 

Lundi 26/03/12 : Nadir Kitatni est convoqué au commissariat de Bobigny à 13h. Il est placé en garde à vue à 13h05 car selon M. Saint-Aubert (PS, compagnon de la maire), M. Nabal (PS) et Mme Rouède (PC) il aurait proféré des menaces de mort lors du conseil municipal du 22 mars.

 

La police perquisitionne son appartement car ce père de famille au casier vierge aurait été décrit comme violent et cocaïnomane. La police ne trouve évidemment ni Kalachnikov sous le lit, ni cocaïne dans la table de nuit, pas même un petit joint.

 

Le cabinet de la maire déclare dans Le Parisien du 29/03 : « Nadir Kitatni perturbe systématiquement le conseil municipal depuis des mois. Son exaltation coutumière a atteint les limites du raisonnable. Lundi nous recevions François Hollande. Nous ne pouvions pas prendre le risque qu’il perturbe le meeting ». Tout est dit et ne sera pas démenti publiquement par la mairie. 

 

Il restera enfermé pendant 53 heures.

Jugement le 24 mai au TGI de Bobigny...

 

Entre temps, la maire et sa directrice de cabinet attaquent également Nadir Kitatni en diffamation et demandent au conseil municipal du 10/05 de prendre en charge les frais d’avocat.

 

Envol d’une facture Air France, atterrissage de faux en écriture

 11/01/12 : Bondy autrement demande à vérifier la gestion du service municipal jeunesse (SMJ). Un mois après notre demande, la mairie nous permet enfin de consulter la comptabilité du SMJ.

 

Pas de chance : une facture de presque 10 000 euros manque. Elle concerne le paiement de loisirs achetés au Comité d’exploitation Air-France dont le secrétaire n’est autre que … M. Matili maire-adjoint de Bondy à la jeunesse.

« Facture perdue, ça arrive » nous dit-on...

 

Nous en demandons une copie.

On nous fournira un duplicata accompagné d’un comparatif de tarifs censé avoir été élaboré en 2011 pour démontrer qu’il était plus avantageux de passer par ce CE. Or il a été fait en 2012, les tarifs sont supérieurs aux prix publics et la ville a été lésée.

 

Il reste encore beaucoup de questions sans réponse dans cette troublante affaire : 

- Pourquoi avoir menti en affirmant que le comparatif avait été réalisé par le SMJ avant l'été 2011 alors qu’il a été réalisé en février 2012 par le maire-adjoint ?

- Pourquoi la ville de Bondy est-elle passée par le CE Air France sans partenariat ni étude comparative préalable comme l’impose le code des marchés publics ? 

- Pourquoi certains tarifs sont-ils plus chers que les prix publics et à qui cela profite-t-il ?

- Comment de telles anomalies de gestion peuvent-elles arriver ?

 

Il aurait mieux valu bâtir avec les jeunes et leurs parents un projet pédagogique plutôt que d’acheter en masse ces billets.

 

La morale de ces quatre affaires

Ces quatre affaires donnent une piètre image de la gestion de notre ville et se présentent d’inquiétantes similitudes :

- La majorité municipale ignore les règles même lorsque c'est la justice qui les lui rappelle

- Confrontés à l’évidence de leurs manquements, la maire et ses élus bénis oui-oui, préfèrent persister dans leurs erreurs, quitte à gaspiller le budget municipal en frais d’avocats inutiles ou cautionner un faux en écriture

- Lorsque les critiques sont trop gênantes, ceux qui ont l’audace de critiquer leur gestion ou de révéler leurs petits arrangements sont l’objet de harcèlement judiciaire ou de méthodes comme la calomnie anonyme.

 

Nos propositions

 A l'origine de la complicité (active ou passive) de chacun des élus de la majorité municipale il y a le montant déraisonnable de leurs indemnités qui garantit leur obéissance et les pousse à continuer leur carrière politique pour en profiter toujours plus.

 

Nous proposons simplement de revenir à la Loi : « les fonctions de maire, d'adjoint et de conseiller municipal sont gratuites." (L.2123-17 du CGCT).

 

Que ce soit pour l'eau, dont la gestion a été réattribuée à VEOLIA contre toutes les promesses du PS,  pour le stationnement ou le nettoyage, nous proposons de remunicipaliser ces services et permettre une totale transparence dans les marchés avec le privé.

 

La majorité municipale se croit omnisciente, investie d'un divin pouvoir de savoir mieux que quiconque ce qui est bien pour les Bondynois. Ce qui les autorise à décider sans jamais nous consulter tout en placardant sur l’hôtel de ville que "Bondy change avec vous".

C’est pourquoi nous proposons de rendre la ville à ses habitants, en particulier grâce à un budget participatif, élaboré par les habitants eux-mêmes.

Nous ne voulons pas prendre la ville mais la rendre à ses habitants

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