5 juillet 1830 – 5 juillet 1962

5 juillet 1830 – 5 juillet 1962

 

Le 1er juillet 1962, le Général de Gaulle demandait au peuple français, par référendum, de se prononcer sur l’autodétermination des Algériens à prendre eux-mêmes leur destin en main. Le résultat de la consultation fut un « oui franc et massif », si et tant, 99,7%, qu’un pareil chiffre ne se retrouvera plus jamais lors de tous les référendums qui suivront. A  la suite de ce vote, le 5 juillet 1962, les dirigeants algériens proclamèrent l’indépendance de l’Algérie. Dans les livres de l’Histoire de l’Algérie, la date du 5 juillet 1962 s’écrit en lettres lumineuses comme le 14 juillet 1789 dans l’Histoire de France. Le 5 juillet 1962 s’oppose triomphalement au 5 juillet 1830 qui marque, par la prise d’Alger, le début de la colonisation qui dura 132 ans. C’est long dans l’histoire d’un pays !

C’est en mai 1945, la deuxième guerre mondiale finissant, qu’un souffle de liberté agitait les peuples opprimés de la terre, que des manifestations ébranlèrent le Constantinois, et puis vint le 1er novembre 1954, que désormais l’on nomme « la Toussaint rouge » où commença ce qu’il faut bien appeler « la guerre d’Algérie » ; issue inévitable dés lors qu’un peuple entier aspire à conquérir sa liberté, son indépendance et pour l’obtenir est prêt à tous les sacrifices, à payer le prix du sang.

Pendant de longues années, il y eût bien des malheurs, bien des souffrances, bien des deuils et des larmes. L’Algérie immense plaie béante…

La guerre, cette funeste aberration de l’esprit humain, toutes les parties convinrent qu’il fallait y mettre un terme. Au 18 mars 1962, les Accords d’Evian proclamèrent l’armistice. Un immense soulagement, une indéniable joie qui gagna tous les cœurs.

Actuellement, une exposition « Algérie 1830-1962 » est proposée aux invalides, musée de l’armée, jusqu’au 29 juillet, qui retrace tous les divers épisodes de cette douloureuse époque et, aussi, à voir absolument, le magnifique film d’Ahmed Rachedi « l’opium et le bâton » brûlant témoignage de la vie quotidienne des Algériens en cette triste période. C’est l’occasion, aussi, de rendre un témoignage de reconnaissance à feu le Sénateur-Maire de Bondy, Maurice COUTROT. En effet, sitôt l’indépendance proclamée, un grand nombre d’Algériens, musulmans, juifs, pieds-noirs quittèrent l’Algérie et c’est alors que Maurice COUTROT, dans un bel élan de fraternité humaine, en accueilli un grand nombre, sans discrimination de race, de religion, leur procura logements, places dans les écoles pour les enfants, soins pour les malades, secours pour les nécessiteux.

Un Homme au cœur gros comme toute la vie ! Un Homme inoubliable. En écrivant ce texte, j’ai aussi une pensée profonde pour notre ami Djamel KELFAOUI qui aurait tant aimé célébrer cet anniversaire pour l’Algérie.

 Aujourd’hui en ce jour, ses proches et amis s’associeront à moi en pensant à lui.

Hakim KADRI

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