Sanir-PLMT : 50 jours de grève...Question orale au Maire de Bondy pour le Conseil Municipal du 5 septembre 2008La société Sanir-PLMT emploie des travailleurs sans-papiers qu’elle utilise pour du désamiantage sans qu’aucune règle de sécurité ne soit respectée. Le désamiantage se fait à l’air libre sur le terrain de l’entreprise et l’amiante est mélangée à la terre et aux gravats ! Et ceci depuis 20 ou 30 ans ! Ce sont parfois des dizaines de tonnes d’amiante qui sont écrasées en quelques jours !
Rappelons que l’amiante, dont l’utilisation est désormais interdite, provoque des cancers du poumon, de la plèvre ou broncho-pulmonaire alors que l'exposition n'a été que relativement ponctuelle ou peu intense. Il suffit donc d'avoir été exposé à l'amiante ponctuellement mais relativement intensivement, ou de manière continue dans l'atmosphère, pour encourir un risque pour la santé. Sont concernés les travailleurs intervenant sur des matières amiantées (professionnels de la fabrication de l'amiante et professionnels de la maintenance et de l'entretien) ainsi que la population soumise aux atmosphères contenant des fibres d'amiante (on a beaucoup parlé dans les médias de la faculté de Jussieu à Paris). Le siège social de cette entreprise se trouve sur le territoire de la zone franche (rue Marx Dormoy), mais son site de désamiantage en face… de l’hôpital Jean Verdier (rue de Lisbonne, sur le territoire de Pavillons-sous-bois). Plusieurs questions se posent : - Quels sont les risques encourus par les riverains ? par le personnel de l’hôpital ? ET PAR LES SALARIES EUX-MÊMES ? - Quelle intervention comptez-vous avoir pour appuyer la demande de régularisation des salariés concernés pour les sortir des griffes de ce patron et leur permettre de se soigner? - Quand comptez-vous réunir de nouveau la commission de contrôle de la Zone Franche pour contrôler l’utilisation des subventions (elle ne s’est pas réunie depuis 10 ans !) ? - Quelle solidarité comptez-vous témoigner concrètement à ces salariés, sous la forme de la fourniture de repas par exemple ou d’aide sociale, notamment à ceux qui vivent à Bondy ? Les élus BONDY AUTREMENT |