Le contribuable paye pour la fermeture de son bureau de poste


La fédération SUD PTT avait déjà dénoncé le transfert massif et régulier au fil duquel les bureaux de poste ferment en laissant place à des agences postales communales (APC) ou des relais poste commerçants (RPC). Fin août nous rappelions que 6183 bureaux de poste avaient été fermés et remplacés depuis 2005, la question que nous posions alors portait sur l’utilisation du fonds de péréquation de présence postale.
Issue d’un abattement sur les taxes locales dont bénéficie La Poste depuis 1990, cette somme représente pour La Poste un gain de 137,2 millions d’€ en 2008 et 136,2 millions d’€ en 2009.
Ce « crédit d’impôt », qui devrait permettre de maintenir la présence des bureaux de poste (environ 53 000€ annuels pour un vrai guichet) est en fait utilisé dans sa plus grande partie pour rémunérer les employés des épiceries et des mairies et installer du mobilier et un décoration « postale » dans les points poste.

Ainsi La Poste finance son désengagement des territoires sur des fonds publics, ce qui est grave. Ce qui l’est plus encore est que cette stratégie colle au « business plan de la Banque postale qui n’a besoin que de trois ou quatre mille agences pour atteindre sa clientèle « coeur de cible », moins il y a de bureaux de poste moins lourde est la facture que paie la banque à sa maison mère.
Pour SUD PTT, la révélation de la véritable utilisation du fonds de péréquation de la présence postale démontre clairement que l’intérêt général ne fait pas partie des objectifs de La Poste d’aujourd’hui, encore moins pour celle de demain.
Les petites collectivités ne s’y sont pas trompé en participant massivement à la consultation nationale sur le changement de statut de La Poste. La fédération SUD PTT se tiendra à leurs cotés dans la bataille contre la privatisation.
(documentation complète sur demande)

Paris le 8 octobre 2009

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