Nous reproduisons un article publié par trois responsables des locataires, daté d'août 2020. Toujours pas de réponse ni du maire, ni de la présidente de Bondy habitat (Madame Thomassin jusqu'au 17 septembre), ni de sa directrice (Madame Dufresnel).

 

Arrivée en 2007, Madame D. habite avec son conjoint à Blanqui, Monsieur D. En mars 2017, ils se séparent, le monsieur donne congé de son logement sans prévenir sa conjointe. La fille de la dame habite avec eux, elle a actuellement deux enfants (quatre et deux ans).

L'Office a prétendu que si le monsieur payait le reliquat des loyers, la femme pourrait être maintenue dans les lieux.

Le paiement a été fait mais Bondy Habitat a ensuite refusé le maintien promis. Cela interroge bien sûr toute personne ayant une dette à Bondy Habitat quant aux engagements qui peuvent être pris par l'Office.

Le 14 août 2020, la dame reçoit par huissier un courrier l'informant que Bondy Habitat a demandé l'exécution de leur expulsion à la préfecture. Aucune discussion n'est possible avec Bondy Habitat où Madame M. martelle qu'elle attend seulement l'autorisation de la préfecture de les mettre dehors.

La demande de logement a bien été faite par Madame D., le maintien pourrait donc avoir lieu.

En voulant expulser des voisines sans dettes, sans problèmes, depuis 2007, on peut se demander ce que cherche Bondy Habitat. D'autant que l'absence de réponse positive, voire de réponse tout court, à la demande de la famille et des représentants des locataires laisse supposer que le dialogue ne sert à rien. La précipitation de la procédure en plein mois d'août accentue encore la colère légitime des locataires qui nous ont sollicités.

 

Vincent Duguet,                                 Hakim Kadri,                                             Patrice Vergerolle

Président CNL LBM de la Noue       Administrateur de Bondy Habitat           Président A. Magnolia

Un article de France bleue, et dont nous pensons qu'il peut intéresser au-delà de notre ville voisine.

 

Trois salariés d'un important bailleur social ont été interpellés en Seine-Saint-Denis, parmi eux, un gardien d'immeuble. Ils sont soupçonnés d'avoir mis en place un trafic d'attribution de logements sociaux à Rosny-sous-Bois, rapportent nos confrères de franceinfo.

Un trafic d'attribution de logements sociaux a été démantelé à Rosny-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, révèlent nos confrères de franceinfo, ce jeudi. Trois salariés d'un important bailleur social et une complice présumée viennent d'être interpellés et seront jugés en février pour "corruption passive et blanchiment", précise une source judiciaire.  L'enquête a débuté après une plainte contre X déposée par le bailleur en 2019. Ce sont les policiers de Rosny-sous-Bois qui ont mis au jour la combine.

D'après une source proche de l'enquête, un gardien d'immeuble de 38 ans, salarié du bailleur social, et une complice âgée de 39 ans repéraient des familles en situation de précarité ou qui étaient sur liste d'attente pour l'obtention d'un logement social. D'après cette source, ces deux personnes affirmaient aux familles qu'elles pouvaient obtenir un logement rapidement à condition de verser entre 1.500 et 2.000 euros aux personnes chargées de l'attribution des logements.  

61 familles recensées

Des familles racontent s'être rendues auprès des deux salariés indiquées et leur avoir donné la somme en liquide. Leurs dossiers ont alors été trafiqués, notamment avec des fausses fiches de paie, afin qu'ils soient validés plus rapidement, d'après la source proche de l'enquête. Les salariées mises en cause sont âgées de 37 et 42 ans.  Les enquêteurs ont recensé 61 familles ayant potentiellement versé un pot de vin. Les quatre suspects sont soupçonnés d’avoir reçu en tout près de 100 000 euros.    

Lors de leur garde à vue, trois des quatre mis en cause ont reconnu les faits. Les trois femmes et l'homme ont été déférés devant le parquet ce mercredi et sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Bobigny le 5 février prochain pour corruption passive et blanchiment.

 

 

 

 

Contrairement à ce qui se fait actuellement, nous appliquerons l’arrêté de refus des expulsions sans relogement. Nous agirons contre les marchands de sommeil, la vente à la découpe et assurerons le suivi du service de l’hygiène. Nous voulons une attribution honnête et transparente des logements. Pour nous, la Commission d’attribution (CAL) doit être présidée par l’opposition municipale et le site internet de cotation doit être honnête.

 

Voici notre proposition de critères pour les attributions :

Incendie : Relogement immédiat exceptionnel

 

1ère catégorie de priorité

200 points

Handicap (malvoyant, chaise roulante, manque de mobilité) à 80 % et plus

Sans-abri (domiciliation administrative) / Violence conjugale pour reloger la victime et les enfants (dans le cas d'attente d'une décision de justice) /

Situation de danger entre voisins (avérée par un rapport de police)

 

2ème catégorie de priorité

100 points

Logement trop petit pour des enfants : enjeu scolaire

Divorce avec des enfants

 

3ème catégorie de priorité

50 points

Décohabitation liée à un divorce

Relogement de locataire d’un logement insalubre

 

4ème catégorie de priorité

25 points

Décohabitation d’un enfant adulte

Rapprochement d’une personne âgée de ses proches

 

+ Attente

1 point par mois

 

 

 

Par Solani Bourébi

 

Parqués dans des chambrettes insalubres et en sur-occupation, les résidents de plusieurs foyers de travailleurs migrants dénoncent l’indifférence des gestionnaires malgré l’épidémie.

Au foyer de travailleurs migrants Romain-Rolland de Saint-Denis, au moins une dizaine de résidents avaient été contaminés mi-avril. Cinq personnes âgées seraient mortes du Covid-19, selon un communiqué des résidents. Les autres doivent financer eux-mêmes leurs masques et le gel hydroalcoolique.

Pour la plupart construits entre les années 1950 et 1970 afin d’accueillir les travailleurs des anciennes colonies, les foyers de travailleurs migrants ont connu peu de rénovation depuis. Dans les foyers gérés par la société Adoma, ce sont à chaque fois plus de 300 résidents qui s’entassent dans des chambrettes de 7 à 9 m2, et qui doivent partager les cuisines et les sanitaires. Ceux-ci peuvent avoir été fermés pendant le confinement afin d’éviter une trop grande proximité en période de Covid-19.

Dans l’indifférence des gestionnaires, les résidents sont livrés à eux-mêmes. Un Collectif pour l’avenir des foyers, en collaboration avec les délégués et représentants des résidents, ne cesse de dénoncer les conditions de vie dégradantes. Pendant le confinement, le collectif a multiplié les lettres ouvertes et les communiqués pour alerter les gestionnaires et les pouvoirs publics sur les dangers de l’insalubrité, et d’une potentielle propagation du virus parmi les résidents. Après plus d’un mois, aucune réponse n’a été apportée. « À chaque fois qu’on a affaire à eux, c’est la même chose. Ils nous répètent que nous ne sommes pas crédibles, et rejettent sur nous les problèmes sanitaires et la dégradation des foyers, alors que nous n’avons aucun moyen pour les entretenir », témoigne Bahadémou Coulibaly, résident et délégué du foyer-tour Adoma Siqueiros à Saint-Denis.

« Depuis le début du confinement, aucun gestionnaire n’est venu nous voir »

Adoma gère 133 foyers de travailleurs migrants sur tout le territoire, et loge environ 88 000 personnes. Détenu par la Caisse des dépôts et de consignation (CDC) et par l’État, Adoma est l’un des principaux acteurs du secteur. La société assure, dans un communiqué du 5 avril où sont énumérées quelques mesures prises face à l’épidémie, effectuer « une visite régulière (....) par un responsable » de « l’ensemble des résidences, pensions de famille et foyers de travailleurs migrants » et travailler « en coordination étroite avec les Agences régionales de santé » [1]. Il semble, selon les témoignages de plusieurs résidents de foyers en Île-de-France que ce ne soit pas le cas, ou que ces visites ont été très tardives malgré l’urgence.

Au foyer Siqueiro, les résidents ont pu être testés grâce à la mobilisation de l’Agence régionale de la santé. Malgré ces mesures médicales, les contraintes s’accumulent. Dans ce foyer, 90 % des résidents ont perdu leur travail à cause du confinement, la plupart survivent grâce aux associations locales qui viennent distribuer des repas. « Depuis le début du confinement, aucun gestionnaire n’est venu nous voir. Des cuisines et des sanitaires ont été fermés sur plusieurs étages, et nous devons vivre avec les cafards et les punaises de lit », rapporte Bahadémou Coulibaly.

Au foyer La Noue à Montreuil, les résidents sont forcés de partager leurs conditions de vie délabrées avec des squatteurs, qui occupent illégalement les lieux. Depuis leur arrivée, Mamadou Doucoudré, résident et délégué du foyer, a alerté plusieurs fois Adoma en mars et en avril, sans effet. « Il y a des squatteurs sur plusieurs étages, et nous avons constaté plusieurs dégradations et incidents. Il y a eu trois débuts d’incendies au mois de mars, mais Adoma ne fait rien, et la police ne prend même plus la peine de venir », déplore-t-il.

« Les gestionnaires appliquent des politiques discriminatoires et paternalistes »

Même dans des foyers insalubres, même en période Covid-19, les résidents doivent s’acquitter de leur loyer sous peine d’expulsion. Pour une chambrette de moins de 10 m2, il faut compter 300 à 400 euros par mois. Une somme qui augmente chaque année. « C’est la deuxième année consécutive que les loyers augmentent, de cinq à six euros. Adoma nous fait payer la construction de résidences sociales que nous ne verrons sans doute jamais. Tout est une affaire de business pour eux », s’indigne Mamadou Doucoudré.

« Les gestionnaires sont méprisants vis à vis des travailleurs immigrés. Ils appliquent des politiques discriminatoires et paternalistes, et profitent du fait que les travailleurs migrants ne bénéficient pas des droits communs des locataires pour se déresponsabiliser totalement », critique Geneviève Petauton, animatrice du Collectif pour l’avenir des foyers (Copaf).

En France, il existe un peu plus de 300 foyers de travailleurs migrants gérés par différentes sociétés, telles que Coallia, Adef, et Hénéo. Sans l’intervention d’associations, par exemple pour la mise en place de consultations médicales - comme l’a fait Médecins sans frontières au foyer La Noue - la situation des résidents pourrait rapidement tourner à la catastrophe sanitaire en période de pandémie.

Solani Bourébi

Nous sommes allés rencontrer une locataire de la tour Dunant qui nous a montré son logement : très propre, très fonctionnel, beaucoup de locataires et de demandeurs de logements dans Bondy Habitat aimeraient bénéficier d'un cadre semblable.

Les habitants n'ont pas à subir les décisions coûteuses, inutiles et anti-écologiques de la maire qui a décidé cette destruction seule, sans les habitants. Qui en profitera encore sinon les spéculateurs immobiliers qui sont encouragés à se jeter sur Bondy ?

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