Le 27 novembre 2019, Bondy Habitat a vendu 6 280 m2 (terrain de l’ancienne barre De Lattre) pour des constructions confiées au privé soit 187 logements et 4 établissements recevant du public (intérêt collectif/service public).


Comme pour la vente du garage municipal, cela s’était décidé avec la complicité des élus de la maire : Mesdames Claudine Bernières, Haoully Ly, Sylvie Badoux, Noria Mazouzi et Messieurs Boudjema El Kasmi et Patrick Sollier, tous inscrits comme administrateurs(trices) de Bondy habitat.

Seul Hakim Kadri, administrateur au titre de la CNL avait voté contre cette décision !

Ce projet a créé une opération de spéculation immobilière et encore aggravé la situation du logement social à Bondy en faisant disparaître 250 logements pour les Bondynois.

Dans un numéro du journal municipal REFLETS, on nous annonçait d’ailleurs cela sous le titre trompeur de « fair-play » pour parler de la Cogedim et des promoteurs…


Aujourd’hui, c’est changement de cap radical. En effet, à l’ordre du jour du conseil d’administration du 29 juillet dernier, le dossier de vente à la COGEDIM a été remis sous les yeux des administrateurs (trices) de Bondy habitat ! La promesse de vente est remise en question car en vendant au privé, Bondy habitat se prive d’une importante subvention au titre de l’ANRU et doit rétrocéder une subvention.

Le déficit global pour l'opération serait alors de -2.668.259,99 € au lieu d'un bénéfice de +1.326.377,04 €.

Comment le conseil d’administration qui a vendu le terrain pouvait formuler une demande de subvention aux services de l’état (ANRU) en ayant à l’esprit récupérer de l’argent public ?

De ce fait, retournement de situation le 29 juillet 2021 : le conseil d’administration de Bondy Habitat a décidé d'annuler cette vente, pour permettre au bailleur social d’obtenir la subvention ANRU au solde de l’opération.

Sans honte, voilà encore la démonstration de choix contraires aux vœux des habitants qui sont aussi nocifs pour la ville à long terme.

Cependant, face au préjudice d’impossibilité de construire des logements neufs, la COGEDIM se tournera inévitablement vers son service d’assurance juridique pour annulation de la promesse de vente.

Cette opération stérile, réalisée sans aucune concertation avec les locataires, habitants, associations se conclura inévitablement par un déficit que paieront les locataires, disons–le bien car il y a toujours quelqu’un qui paie au bout de mauvaises décisions !

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