La dernière intervention télévisée de Macron sur la crise provoquée par l'épidémie de coronavirus aura été à l’image des précédentes, malgré une différence de tonalité : derrière un semblant d’auto-critique sur la faillite de la gestion gouvernementale, ce qui domine, c’est l’auto-justification.

Les propos présidentiels sur l’action qu’il mène sont indécents au regard des deuils, des souffrances des malades et de leurs familles, et des soignant·es ; Ils sont largement insuffisants au regard des immenses difficultés financières que vivent des millions de personnes du fait du confinement.

Ils ignorent tous ces travailleurs et plus encore de toutes ces travailleuses contraint·es d’aller travailler sans réelle protection contre le risque de contamination.

Où sont les masques « grand public » quand les soignant·es n’en ont pas encore suffisamment pour se protéger ?

Que vaut l’appel à la « solidarité » des compagnies d’assurance quand on sait comment elles fonctionnent ?

Que fait le gouvernement pour empêcher les entreprises du CAC 40 de verser des dividendes à peine réduits à leurs actionnaires ?

Quant à l'idée d'une rentrée scolaire le 11 mai (pour permettre la reprise généralisée du travail !), sans une généralisation des mesures sanitaires, elle peut conduire à une réplique de l’épidémie.

 

Alors ni oubli, ni pardon. Qu’ils s'en aillent, lui et ses semblables !

 

(texte du mouvement Ensemble!)

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