par Jennifer Simoes

Au sein de l’hôpital, les activités ambulatoires, qui permettent un retour plus rapide des patients à leur domicile, gagnent du terrain. Plus confortable pour les patients, ce « virage ambulatoire » favorise cependant la suppression de lits d’hospitalisation au profit des acteurs privés.

Les activités de chirurgie ambulatoire représentent aujourd’hui un peu plus de 60 % des activités hospitalières. Grâce aux évolutions médicales et technologiques, de plus en plus d’interventions ne nécessitent plus d’hospitalisation et permettent aux patients de rentrer à leur domicile en moins de 12 heures. « Avant il fallait trois jours pour se remettre d’une intervention chirurgicale tellement les anesthésies étaient lourdes, raconte Lucille, infirmière lyonnaise ayant effectué des remplacements au sein d’une unité ambulatoire. Aujourd’hui on fait de plus en plus d’anesthésies locales, on recourt aussi beaucoup à l’hypnose, ce qui permet une récupération beaucoup plus rapide derrière. »

À première vue, cette pratique ne présente que des bénéfices. Dans un rapport commun, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) et l’Inspection générale des finances (IGF) parlent d’ailleurs de « double dividende » à propos du développement de la chirurgie ambulatoire. D’une part, elle offre au patient un niveau de confort supérieur, favorise l’innovation et donc à terme, la qualité des soins et, d’autre part, elle entraîne une réduction des dépenses hospitalières qui contribue à la maîtrise des dépenses de l’objectif national de dépenses de l’assurance-maladie (ONDAM).

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