par Maxime Combes

En pleine incertitude sur le rythme de la campagne de vaccination, Sanofi vient d’annoncer vouloir – encore – supprimer 400 emplois dévolus à la recherche. Le groupe pharmaceutique a touché plus d’un milliard d’euros d’aides publiques en France depuis dix ans.

Plus d’un milliard d’euros d’aides publiques en dix ans. Voilà une évaluation de ce que le groupe Sanofi a engrangé ces dernières années via le crédit d’impôt recherche (CIR), un dispositif d’aides publiques qui vise à soutenir et encourager les efforts de recherche des entreprises (130 millions d’euros par an environ selon les syndicats). Dans le même temps, Sanofi ne cesse de supprimer des emplois dans sa branche recherche et développement (R&D). Selon France Inter, les syndicats viennent d’apprendre de leur direction que 400 emplois supplémentaires seront supprimés. Soit une division par deux des effectifs de la branche depuis 2007 lorsque Sanofi France comptait encore 6000 personnes travaillant dans la R&D.

Le groupe Sanofi se porte pourtant très bien. Depuis le début de la pandémie, il n’a cessé de réévaluer à la hausse ses prévisions et résultats financiers. Notamment en raison d’une forte augmentation de ventes de médicaments antidouleurs, comme le Doliprane, utilisé en cas de symptômes liés au Covid. Au troisième trimestre 2020, Sanofi a annoncé un chiffre d’affaires de 9,48 milliards euros, en hausse de 5,7 %, et un résultat net qui croit de 9,4 %. Les résultats pour l’année complète devraient suivre cette tendance, justifiant un nouveau dividende record pour les actionnaires. En pleine pandémie, Sanofi leur avait déjà versé près de 4 milliards d’euros de dividendes, faisant du groupe l’une des neuf sociétés cotées au CAC40 à avoir maintenu ou augmenté son dividende en pleine crise sanitaire.

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