par Ludovic Simbille, Pierre Bonnevalle

La loi Sécurité globale autorise policiers et gendarmes hors service à garder leur arme en tout lieu et tout le temps. Rien ne prouve l’efficacité d’une telle mesure, mais les conséquences dramatiques pour les citoyens et les agents sont connues.

Un hôpital parisien. Avril 2020. 22 h 00. Un policier en civil se présente aux urgences pour assister à l’accouchement de sa compagne. À la ceinture, son revolver est porté en évidence. La sage-femme lui rappelle timidement que l’arme n’est pas acceptée à l’hôpital. Sûr de son bon droit, l’homme monte rejoindre sa femme. Jeune et peu rassurée, la blouse blanche n’ose le retenir. Une collègue plus expérimentée se rend dans la salle d’accouchement.

— « Monsieur, vous ne pouvez pas garder votre arme ici, remportez-là chez vous.
— Je n’ai pas de coffre sécurisé à la maison, je dois l’avoir avec moi. Et ça peut vous protéger.
— L’hôpital a déjà une sécurité. Votre arme est plus source d’anxiété que d’apaisement  », conclut l’obstétricienne très énervée.

Ce futur papa armé se prend pour un « cow-boy » pense-t-elle. La veille, on lui a déjà signalé que son arme n’était pas la bienvenue, mais l’homme est revenu avec. L’administration et le service de sécurité sont prévenus. Une demi-heure plus tard, une voiture de police arrive à l’hôpital. Les policiers récupèrent l’arme de leur collègue et la ramènent finalement au commissariat. Incident clos.

Doit-on s’habituer à côtoyer des individus armés lorsqu’on on se rend à l’hôpital, à la crèche, en boîte de nuit ou à un spectacle ?

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