Le Président de la République s’apprête à confirmer le lancement d’un énième « plan banlieue » qui va encore reconduire la glandouille des pouvoirs publics face à la dégradation des conditions de vie de ses habitant-e-s. 

Concentré sur l’emploi, l’éducation et le désenclavement urbain, il a juste été prévu de lui donner un nouveau label « Espoir banlieue » et un crédit d’1 milliard d’euros sans qu’on ait tiré les conséquences des échecs passés.

De qui se moque-t-on ? Alors que 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux ont été accordés aux plus riches, pour qui, les excuses sociologiques ne manquent pas quand il s’agit de réduire l’engagement social et économique de l’Etat en faveur des plus précarisé-e-s?  

La politique de la ville est avant tout une agence de publicité dont la fonction est de nous vendre de « l’espoir », et surtout elle ne répond pas aux problèmes politiques, sociaux, économiques et culturels de nos villes.

Face au chômage et à la discrimination à l’embauche, on remet en route les emplois aidés. Devant la crise du logement, on supprime des logements sans concertation ni garantie de relogement….

Que l’état commence par balayer devant sa fonction publique avant de donner des leçons de civisme à des habitant-e-s englués dans le marasme social.

Le ministère de la ville s’occupe d’organiser des colloques avec des associations triées sur le volet pour enterrer aussitôt ceux qu’on somme de participer, pour exemple la pseudo-concertation lors de la présentation du fameux plan banlieue à Vaulx-en-Velin.

Si le ministère de la ville ne sert à rien, il faut le désintégrer ! Et rien ne sert de parader devant les caméras alors que les institutions produisent du racisme et de la discrimination à la pelle. Que Mmes Boutin et Amara et leur équipe soient sympas ou même convaincues qu’il est urgent d’agir ne change rien à l’affaire. Leur fonction est avant tout de traduire en « langage banlieue » qu’il vaut mieux collaborer ou se taire.

Pour notre part, on ne joue pas et on dénie le droit à la classe politique et médiatique de fixer qui est dans le jeu et qui ne l’est pas.

 

C’est pourquoi nous avons choisi d’organiser une action et une conférence de presse afin de dénoncer tout ce bluff qui n’a rien à envier au « jeu du torero », actions auxquelles nous vous convions !

 

Départ de l’action le 8 janvier à 13 h au Ministère de la Crise du Logement !

A l’initiative de AC Le Feu, Le MIB, Coordination Anti-Démolition, le DAL, …….

 

Contact : 06 61 87 75 56 / 06 75 26 00 44

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