Hier soir, Bondy autrement est allé rendre visite aux enseignants et parents d'élèves qui occupent la cité scolaire Renoir la nuit. Nous avons relayé la lutte toutes ces semaines, mais il était aussi important de montrer qu'après les élections, pour nous les exigences sont toujours légitimes.

L'Education coûte trop cher ? Essayez l'ignorance...

5ème semaine de mobilisation à Jean Renoir, Bondy (93)

Une gestion calamiteuse du dialogue social au Rectorat de Créteil

 

Depuis l’annonce de la DHG et des structures de classes le 27 janvier dernier, les personnels de la cité scolaire Jean Renoir de Bondy se mobilisent pour faire admettre au rectorat que ses projets pour l’année prochaine sont inadmissibles et ne permettent pas de continuer le travail accompli par les équipes depuis plusieurs années[1].

 

Des premiers reculs insuffisants

 

Après avoir été reçus, à leur demande, le 11 février par le secrétaire général de l’académie, M. Ledroit, les personnels ont obtenu la création d’une terminale S supplémentaire et des 6,5 heures nécessaires à son fonctionnement.

Considérant que cette annonce était largement insuffisante au vu des besoins de l’établissement, les personnels se sont massivement mis en grève, à la rentrée des vacances, le 4 mars, puis le 6 mars et le 10 mars, où ils sont allés avec les élèves en manifestation au rectorat à Créteil[2].

 

Le lendemain, mardi 11 mars, à l’appel de la FCPE, les parents n’ont pas envoyé leurs enfants en cours, en signe de soutien aux revendications des personnels. Cette journée établissement désert particulièrement suivie, et la mobilisation des personnels, à conduit le rectorat à rétablir 25 heures dans la DHG de l’établissement le mercredi 12 mars, sans pour autant recevoir les personnels pour expliquer ses choix.

 

Un rectorat aux abonnés absents

 

Les demandes des personnels portaient sur un rétablissement de 60H de la DHG du lycée, de 23H au collège et sur la création d’une classe de 1ère S supplémentaire ainsi que le maintien d’effectifs à 24 élèves en classes de séries technologiques.

Considérant donc que les annonces du rectorat ne permettaient pas d’envisager sereinement la rentrée prochaine, les enseignants, accompagnés des élèves mobilisés, ont poursuivi le mouvement le jeudi 13 mars en allant manifester au ministère.

 

Suite au soutien exprimé par la maire de Bondy, Mme Thomassin, et par le Président de l’Assemblée nationale, M. Bartolone, nous avons été reçus par deux conseillers techniques de Vincent Peillon, le mercredi 19 mars. Ceux-ci nous ont suggéré de renouer le dialogue avec le rectorat, ce que nous avons fait le soir même en envoyant une demande de réunion de travail au rectorat de Créteil.

 

Alors que les élèves décidaient à leur tour de bloquer l’établissement le vendredi 21 mars, le rectorat de Créteil choisissait de ne donner aucune réponse à la demande des personnels.

 

Ceux-ci n’ont donc pas eu d’autre choix que de se mettre de nouveau en grève le lundi 24 mars et de renouveler leur demande de rendez-vous le mardi 25 mars, en même temps que les parents organisaient une nouvelle journée établissement désert réussie et que les collègues occupaient l’établissement le soir.

 

Un établissement que l’attitude du rectorat empêche de fonctionner

 

Le rectorat décidait enfin de donner un rendez-vous aux parents pour le mercredi 2 avril, et le secrétaire général du rectorat promettait enfin aux syndicats académiques que nous serions reçus. Pourtant les personnels n’avaient toujours aucune réponse à leur demande de rendez-vous.

 

Il a été nécessaire qu’ils se mettent de nouveau en grève et qu’ils aillent en manifestation, avec 250 élèves, au rectorat le vendredi 28 mars, pour qu’enfin le rectorat daigne accorder un rendez-vous le 8 avril.

 

Après 4 semaines de mobilisation, les personnels sont indignés du mépris affiché par le rectorat et trouvent scandaleux qu’on ne leur propose un rendez-vous que 10 jours plus tard, soit 3 jours avant les vacances scolaires.

 

Parents et enseignants auraient souhaité être reçus ensemble le 2 avril, mais le rectorat préfère sûrement faire encore durer la situation de crise que connaît l’établissement et empêcher son retour à un fonctionnement normal.

 

Les enseignants, avec la participation des parents, ont donc décidé de maintenir la mobilisation en occupant l’établissement le soir à partir du lundi 31 mars 2014.

 

 

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