par Pierre Jequier-Zalc

Ils représentent près de 10 % des enseignants du second degré (collège et lycée). Les contractuels, ces professeurs non-titulaires, sont devenus au fil des années un vivier de main-d’œuvre bon marché pour l’Éducation nationale.

Ils sont une petite cinquantaine à s’être rassemblés, ce mercredi 8 septembre, à l’appel de plusieurs syndicats enseignants, devant le rectorat de l’académie de Créteil, non loin de Paris. Professeurs de langues, d’histoire-géo, de maths, tous ont une similarité : ils sont enseignants contractuels dans le secondaire. Recrutés en fonction des besoins, pour remplacer un titulaire parti en congé maladie, pour pallier un poste laissé vacant, les contractuels signent des contrats aux durées variables, de quelques semaines à une année pleine. Et souvent, les affectations arrivent tard. « Chaque été, c’est la même angoisse. On n’est jamais sûr d’être rappelé, même si on a fait un boulot remarquable l’année précédente. L’an passé, on m’a appelé le 23 septembre, avant ça, j’attendais », souffle Jamal, professeur contractuel d’anglais. « Puis on arrive en cours de route, en ayant loupé la pré-rentrée, sans avoir pu préparer les cours pour le niveau adapté durant l’été. Des fois on nous appelle du jour pour le lendemain. Il faut de la souplesse, on est un peu les MacGyver de service. »

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