La pétition que vous avez signée pour demander un retrait des pesticides SDHI, tueurs d'abeilles et cancérigènes potentiels, a besoin d’un ultime coup d’élan pour franchir la ligne des 400 000 signataires, et être déposée officiellement auprès des autorités.

Pouvez-vous SVP nous aider à rassembler les signatures manquantes, en transférant ce mail à un maximum de personnes autour de vous, et en partageant la mobilisation sur vos réseaux ?

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Ne laissons pas les autorités sanitaires sacrifier les abeilles et mettre en danger notre santé et celle de nos enfants pour ménager les intérêts de l'industrie agrochimique : ensemble, pesons de toutes nos forces sur nos responsables politiques pour exiger le retrait de ces substances toxiques pour tous les organismes vivants !

 #StopSDHI 

Chère amie, cher ami,

Il ne manque que 30 000 signatures à la pétition lancée par POLLINIS suite à l’alerte des scientifiques de l’Inserm et du CNRS, pour demander le retrait immédiat des pesticides SDHI identifiés par les chercheurs comme toxiques pour les abeilles et un grand nombre d’organismes vivants, et potentiellement responsables de maladies graves chez l’humain, comme des cancers ou des myopathies.

Aidez-nous à franchir la ligne symbolique des 400 000 signatures, pour organiser un dépôt officiel auprès des autorités nationales et européennes, avec une couverture médiatique importante pour braquer les projecteurs sur ce scandale environnemental et sanitaire de grande ampleur et obliger nos responsables politiques à agir !

S’il vous plaît, partagez cette mobilisation le plus largement possible autour de vous, pour informer et rallier un maximum de personnes à ce combat crucial pour épargner des millions d’abeilles et de pollinisateurs sauvages, et éviter le déclenchement de pathologies graves – et pour le moment incurables – chez de nombreux malades à l’avenir.

 

Il a fallu plus de deux ans de bataille intensive…

…faire face aux campagnes de dénigrement orchestrées par l'agrochimie, essuyer à de multiples reprises le mépris des autorités sanitaires, répéter encore et encore la même vérité auprès des députés, des sénateurs, des commissions, des groupes de travail et experts…

...pour que l’Anses, l’autorité sanitaire française, reconnaisse enfin au printemps 2020 que les scientifiques de l’Inserm et du CNRS avaient raison depuis leur première alerte :

NON, les tests de dangerosité exigés pour autoriser la vente des pesticides ne sont plus adaptés aux modes d’action ultra-complexes des nouvelles substances ;

ET OUI, on trouve parmi les pesticides SDHI vendus par centaines de milliers de tonnes en Europe de dangereux tueurs d’abeilles ; certaines de ces substances présentent même des risques pour la santé humaine que les agences sanitaires ne sont pas capables de mesurer aujourd’hui ! (1)

Malgré ces aveux terrifiants, ces substances dangereuses pour tous les organismes vivants sont toujours autorisées et commercialisées en France et en Europe. Et sans une mobilisation citoyenne d’une ampleur exceptionnelle, il faudra sans doute encore des années pour obtenir leur retrait :

En France, les SDHI sont déversés sur 70 % des cultures de blé tendre et 80 % des cultures d’orge (2). On les utilise pour le tournesol, le colza, les fruits (pommes, raisins, abricots, cerises, tomates...), les légumes (choux, asperges, carottes...)... 

Mais aussi sur la plupart des terrains de sport, de golf, les stades de foot...

Les SDHI sont partout dans l'environnement, jusque dans l'eau que nous buvons et l'air que nous respirons (3). Et même dans nos assiettes : le boscalid, le SDHI le plus vendu, fabriqué par l'agro-industriel BASF, se retrouve dans la moitié des échantillons de fraises testés, 71 % des salades, 86 % des mueslis non bio… (4)

On retrouve des traces de SDHI dans les cheveux de 63 % des femmes enceintes étudiées, et de leurs enfants après naissance. (5)

Au total, ce sont près de 600 tonnes de SDHI qui sont déversées chaque année dans les champs français, et des milliers de tonnes à travers l'Europe. (6)

Une manne gigantesque pour les multinationales agrochimiques qui commercialisent ces produits, et qui utilisent la force de leurs réseaux de scientifiques et de lobbyistes pour convaincre les autorités sanitaires de jouer la montre.

Les scientifiques sont pourtant formels : 

« C'est une folie d'utiliser massivement les pesticides SDHI. Nous les avons testés en laboratoire, ils tuent aussi bien l'enzyme des vers de terre, de l'abeille ou de l'Homme, avec des conséquences potentiellement catastrophiques pour l'environnement et la santé », répète le Professeur Pierre Rustin, Directeur de recherche au CNRS et à l'Inserm, spécialiste en physiopathologie et thérapie des maladies mitochondriales à l’Hôpital Robert-Debré. 

Stoppons l'hécatombe avant qu'il ne soit trop tard : aidez-nous à mettre une pression phénoménale sur les responsables nationaux et européens, pour exiger le retrait immédiat des fongicides tueurs d'abeilles et leur réévaluation avec des tests appropriés :

> si ce n’est pas déjà fait, signez la pétition #StopSDHI

► JE SIGNE LA PÉTITION

> et transmettez ce message massivement autour de vous et partagez la mobilisation sur vos réseaux, pour informer vos contacts et les rallier à cette action :

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Voici un rappel des faits :

>>> Dès octobre 2017, les scientifiques Pierre Rustin, Paule Bénit et leurs collègues du CNRS, de l'Inserm et de l'INRA alertaient l’agence sanitaire sur les risques induits par l'utilisation massive des pesticides SDHI. 

Spécialistes des maladies mitochondriales (qui frappent la chaîne respiratoire des cellules) et chercheurs à l'Hôpital Robert-Debré, ils venaient de découvrir l'existence de ces pesticides utilisés MASSIVEMENT en agriculture afin de se débarrasser des champignons. 

Ils ont mis immédiatement en garde l'Anses sur deux points majeurs :

1/ ces substances n'épargnent pas les autres organismes : les SDHI inhibent la respiration cellulaire de tous les organismes vivants – des champignons qu'ils sont censés éradiquer bien sûr, mais aussi des abeilles, des vers de terre…

...ET des êtres humains : ils pourraient participer au déclenchement de certaines maladies neurologiques, de myopathies et de cancers.

2/ les tests réglementaires qui ont permis la mise sur le marché de ces substances – et de beaucoup d'autres actuellement en circulation – présentent de graves lacunes. 

Ils ne prennent pas en compte le mode d'action des SDHI (absence de tests de mitotoxicité), ni un grand nombre de conséquences potentielles identifiées par les chercheurs (comme les effets sur les cellules des fœtus dans le ventre de leur mère exposée, ou les maladies épigénétiques, perturbant l’expression du patrimoine génétique, ou sur la reprogrammation métabolique, acteur majeur de la transformation tumorale, par exemple). 

Ils ne prévoient pas non plus l’étude de l’exposition chronique des abeilles et autres pollinisateurs essentiels à la reproduction des plantes et aliments dont nous nous nourrissons – en dépit de l’évolution prodigieuse de la connaissance scientifique dans ce domaine.

Malgré le sérieux de l'alerte et la renommée des chercheurs qui la portent : silence radio de l'Anses pendant plus de 7 mois – aucune réponse, aucune position officielle !

>>> 15 avril 2018 : les chercheurs sont obligés de sortir de leur réserve scientifique et dénoncent publiquement l'existence et le mode d'action des SDHI dans une tribune publiée dans le journal Libération – pour obliger l'Anses à réagir. 

L'industrie agrochimique, inquiète pour son business, ouvre immédiatement des contre-feux et coordonne une première série d'attaques contre les chercheurs et leur réputation via son réseau de médias complaisants et d’avatars sur internet (7). 

C'est le début d'une bataille de longue haleine, entre :

  • d'un côté, les lobbys de l'agrochimie qui défendent leurs intérêts économiques, et se retranchent derrière une « science réglementaire » qu'ils ont eux-même contribué à façonner pour la mise sur le marché de leurs propres substances ;

  • en face, les scientifiques de la recherche publique française qui défendent un objectif de santé publique et de protection de la biodiversité menacée, et qui prônent une réforme urgente de la réglementation pour que les avancées scientifiques qu'ils ont découvertes soient prises en compte avant que des substances ne soient répandues par centaines de tonnes dans l'environnement !

  • au milieu, l'autorité sanitaire française (Anses), qui décide en dépit du bon sens d'accorder le bénéfice du doute aux industriels, et de faire passer un intérêt économique particulier avant l'intérêt général qu'elle est pourtant censée protéger...

>>> Sous le feu des projecteurs, l'Anses se résout à réunir un GECU (Groupe d'expertise collective d'urgence) pour étudier l'alerte des chercheurs. 

Le 14 juin 2018, les scientifiques lanceurs d'alerte sont enfin reçus au siège de l'Anses pour présenter leurs études. Ils en ressortent abasourdis face à l'attitude méprisante et résolument non-scientifique des membres du GECU : 4 toxicologues ne connaissant ni l’enzyme succinate déshydrogénase (SDH), ni ses inhibiteurs les SDHI, dont une « experte » directement liée aux intérêts des producteurs de fongicides ! (8)

>>> 15 janvier 2019 : quinze mois plus tard, le GECU remet son rapport : les SDHI (les pesticides les plus utilisés en Europe !) « ne font pas partie des familles chimiques analysées (dans les programmes de surveillance des pesticides français et européens)... Aucune donnée de biosurveillance humaine [...] aucune donnée d'exposition professionnelle agricole n'est disponible à ce jour [...] À ce stade, il n'est pas prévu de les ajouter au programme... » (9)

>>> Le 3 juin 2019, POLLINIS et les chercheurs de l'Inserm et du CNRS décident de recourir au Parlement européen et déposent une pétition officielle (n° 0548/2019) en vue d'un retrait immédiat de toutes les substances fongicides de la classe SDHI tant que des études indépendantes n'auront pas évalué de façon transparente les dangers réels de l'utilisation de ces pesticides. (10) 

Objectif : déclencher une proposition législative qui permettrait d'écarter rapidement du marché européen ces fongicides extrêmement dangereux pour les abeilles et autres pollinisateurs.

Le 22 septembre 2020, au terme d'une audition à distance des scientifiques de l'INSERM et de nos équipes, et suite à une mobilisation inédite des sympathisants de POLLINIS pour propulser cette demande en haut de la pile sur le bureau des parlementaires...

... les députés européens de la Commission des Pétitions du Parlement ont décidé d'approuver cette pétition :

ils l’ont transmise aux représentants des pays européens et à l’EFSA, l'autorité sanitaire européenne ; ils ont également demandé à la Commission européenne de détailler les mesures spécifiques à prendre pour pallier aux différents impacts des SDHI.

Une première victoire, qui attend toujours d’être transformée en véritable loi… (11)

>>> 7 novembre 2019 : une étude française majeure que l'Anses, l’autorité sanitaire française, avait refusé de financer, a pu voir le jour grâce à la mobilisation et au soutien financier des membres de POLLINIS. (12) 

Les résultats ont confirmé les pires craintes des chercheurs :

Après avoir passé en revue 8 substances de la famille des SDHI, ils ont démontré que TOUS avaient des effets négatifs inquiétants sur les cellules des abeilles, des vers de terre et des humains…

...mais pire encore : deux d'entre eux, parmi les plus utilisés, sont même AUSSI VOIRE PLUS EFFICACES pour stopper la respiration cellulaire des abeilles – donc pour tuer les abeilles elles-mêmes ! – que pour tuer les moisissures et les champignons sur les cultures...

Ces résultats ont été endossés par le CNRS et 450 scientifiques au niveau international (13) mais immédiatement attaqués par l'industrie qui a financé une campagne de vidéos sur internet pour tenter de décrédibiliser l'étude...

>>> Le même mois, la Commission nationale de la déontologie et des alertes en santé publique et environnement (cnDApse) a validé l’alerte lancée en 2018 par les chercheurs, contredisant de fait l’Anses.

>>> Le 23 janvier 2020, l'Assemblée nationale et le Sénat décident de se saisir du sujet et auditionnent les chercheurs ainsi que le directeur de l'Anses. Ce dernier reconnaît que les tests d'homologation au niveau européen sont insuffisants, mais refuse de remettre en cause l'évaluation des SDHI… (14)

>>> Un mois plus tard, le 28 février 2020, il admet enfin qu'il faudrait « renforcer les tests de toxicité mitochondriale »... (1)

… mais pour autant, ces substances si décriées sont toujours commercialisées et utilisées dans les champs !

Il est indispensable de réformer d'urgence les procédures d'homologation qui permettent à des pesticides aussi toxiques d'être homologués et répandus dans la nature, afin qu'elles intègrent des tests adaptés au mode d'action propre à ces pesticides !

Avec votre aide, nous allons forcer nos responsables politiques à se saisir du problème :

S'il vous plaît, prenez quelques minutes pour ajouter votre signature à la pétition #StopSDHI :

► JE REJOINS LA MOBILISATION

Et après avoir signé, SVP transmettez ce message à tous vos contacts :

> pour les avertir de la présence partout dans nos champs et dans la nature, de ces substances toxiques pour les abeilles et tous les organismes vivants, y compris les humains... 

>...et les alerter sur les graves lacunes du système d'homologation censé nous protéger contre les substances les plus dangereuses.

Demandez-leur de prendre, eux aussi, une petite minute de leur temps pour nous aider à organiser une pression exceptionnelle sur les responsables nationaux et européens, pour les obliger à agir pour protéger les abeilles et l'intérêt des citoyens qu'ils représentent !

Les deux années de bataille au coude à coude contre l'agrochimie et l'Anses le démontrent clairement : 

Si les citoyens ne s'organisent pas eux-mêmes pour défendre leur environnement et leur santé, alors les autorités pourtant chargées de les protéger continueront de privilégier l'intérêt économique de quelques multinationales bien placées, au détriment de l'intérêt général.

Et pour cause :

L’Europe représente plus d’un tiers du marché mondial des SDHI, pour un chiffre d’affaires de près d’un milliard de dollars en 2018. Le marché est tellement prometteur que les firmes prévoient de doubler ce chiffre dans les 5 prochaines années. Leur objectif : atteindre un chiffre d’affaires mondial de 6,4 milliards de dollars en 2024… (15)

Si les citoyens ne s'unissent pas dès maintenant en un front soudé et déterminé pour exiger de leurs représentants un retrait immédiat de ces nouveaux tueurs d'abeilles…

… rien n'empêchera les firmes de doubler, voire tripler, les quantités de fongicides SDHI commercialisées en Europe et déversées dans les champs.

Les dégâts pour les abeilles domestiques et sauvages, et pour l'ensemble des écosystèmes, pourraient être catastrophiques...

... Sans parler des répercussions sur la santé de milliers de personnes, en particulier les enfants et les personnes vulnérables aux maladies mitochondriales. Pour ces patients, les chercheurs qualifient les SDHI de « bombe à retardement »...

Aidez-nous à mettre un coup d'arrêt immédiat à l'utilisation à grande échelle de ces poisons !

► JE SIGNE LA PÉTITION

Merci d'avance pour votre action.

Bien cordialement,

L’équipe de POLLINIS

  1. Phytos: « Le politique a gardé toute sa place » Interview de Roger Genet par Agrapress 28/02/2020 

    Réaction des chercheurs : Tests défectueux, les autorisations de mises sur le marché des SDHI sont injustifiées et condamnables Paule Bénit, Inserm.

  2. Protection fongicide des céréales en 2013 - Stratégies fongicides 2013 www.terre-net.fr le 3 janvier 2014.

  3. Etat des lieux de la présence des pesticides dans l'environnement, 4e journées régionales de l’air - Sébastien LEONARD, Agnès HULIN

    Étude Air Paca, Mesures du Glyphosate dans l’air : étude exploratoire en région PACA, Novembre 2017

    Atmo Auvergne Rhône Alpes 2015

  4. Enquêtes EXPPERT (EXposition aux Pesticides PERTurbateurs endocriniens), Générations Futures (10 volets à partir de 2013)

  5. Beranger, R., Hardy, E. M., Dexet, C., Guldner, L., Zaros, C., Nougadere, A., Metten, M. A., Chevrier, C. and Appenzeller B. M. (2018). Multiple pesticide analysis in hair samples of pregnant French women: Results from the ELFE national birth cohort. Environ Int 120: 43-53.

  6. Agreste (service de la statistique, l’évaluation et la prospective agricole) : Plus de 3,24 millions d'hectares de cultures ont reçu un SDHI en 2014 en France, pour plus de 580 tonnes de substances, majoritairement du boscalid.

  7. Une révolution urgente semble nécessaire dans l'usage des antifongiques. Libération, 15 avril 2018

    Fongicides SDHI et activisme : il est urgent de réagir André Heitz, la France Agricole No 3749 du 25 mai 2018

    En finir avec le populisme scientifique, BASF 01/05/2018

  8. Fabrice Nicolino, Le crime est presque parfait - Les liens qui libèrent 2019 p.88 et p.186-187

  9. Avis relatif à « l'évaluation du signal concernant la toxicité des fongicides inhibiteurs de la succinate deshydrogénase Contre-expertise des chercheurs : Analyse du rapport d'expertise collective et de l'Avis de l'Anses suite au signal concernant la toxicité des fongicides inhibiteurs de la succinate deshydrogénase

  10. PÉTITION no 0548/2019 AU PARLEMENT EUROPÉEN SUR L’ÉVALUATION DES RISQUES DES FONGICIDES SDHI POUR LA SANTÉ HUMAINE, LES ÉCOSYSTÈMES ET LES INSECTES POLLINISATEURS, présentée le 3 juin 2019, déclarée recevable le 7 novembre 2019

  11. La pétition SDHI de POLLINIS remporte une première victoire à Bruxelles - POLLINIS 09.2020

  12. Bénit, P., Kahn, A., Chretien, D., Bortoli, S., Huc, L., Schiff, M., & Rustin, P. (2019). Evolutionarily conserved susceptibility of the mitochondrial respiratory chain to SDHI pesticides and its consequence on the impact of SDHIs on human cultured cells. PLoS one 14(11): e0224132.

  13. Etre responsables, respecter la science, la nature et agir vite - Appel signé par 450 scientifiques

  14. Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques Audition plénière - Fongicides SDHI Jeudi 23 janvier 2020 

  15. Fabrice Nicolino, Le crime est presque parfait - Les liens qui libèrent 2019 p.232

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